Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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Notre premier voilier: Port'Eau 
 

À quelques reprises, nous avions initié les enfants à la voile grâce à notre Laser (un bon vieux Laser utilisé à l'adolescence, abandonné quelques temps puis transporté aux Iles) ou à un Optimist que nous louons. F.-Xavier était à la barre et apprenait les rudiments de la voile.
 

À l’été 2006, François et F.-Xavier suivent un premier cours de cerf-volant de puissance sur l’eau (kitesurf) avec le champion Éric Marchand d'Aérosport. Ils aiment suffisamment l’expérience pour vouloir s’équiper. Nous avons déjà un kite de 3 m avec lequel on s’amuse sur la plage et sur le lac gelé en hiver au chalet.
 
François s’informe des prix et magasinent les équipements de kite. Fidèle à Internet, il surfe à tout hasard, sur les différents sites de bateaux. Lui vient alors l’idée d’acheter un voilier, un petit. C’est presque le même prix que deux équipements de kite et toute la famille pourra en profiter. Plus intéressant pour la maman et le petit frère! Encore une idée de fou selon certains!
 
 
 
Il finit par trouver un beau Tanzer 22 dériveur lesté avec remorque, critère important pour le transporter jusqu’aux Iles. Avec Bobo (toujours présents pour nos projets!), nous allons voir le bateau dans la région des Cèdres, près de Montréal. François est séduit par la roue qui remplace la barre franche. Le bateau est en bon état. Deux jours plus tard, nous l’achetons. Nous irons tester l'embarcation sur le Lac St-Louis à l'Ile-Perrot. Les jeunes sont excités et heureux de naviguer sur leur bateau.
 

Il faut maintenant organiser le transport jusqu’aux Iles. Par le fleuve : pas avec un si petit bateau. Par cargo : très dispendieux. Ce sera donc par la route. Notre nouveau camion nous permet de tirer cette charge de près de 5 000 livres. Le bateau installé sur notre terrain en ville sera nettoyé, ciré et préparé pour son voyage vers la mer. Dès que les enfants sont en vacances, nous partons donc avec Port’eau en direction des Iles. Le voyage se passe bien, un peu plus long que d'habitude puisque nous roulons un peu moins vite. 

Le capitaine du traversier vers les Ile-de-la-Madeleine (CTMA) voit comme un manque de confiance le fait que nous apportions notre propre canot de survie sur son bateau!
 
 
Une fois aux Iles, nous réussissons à avoir une place à quai à la marina d’Havre-Aubert. Port’eau est un dériveur lesté, son faible tirant d’eau nous aide donc à avoir cette place. Grâce à la remorque, nous sommes autonomes quant à la mise à l’eau.
 

Nous apprenons à naviguer sur ce superbe plan d’eau, bien différent du lac Saint-Louis. À l’époque où le père de Josiane avait un voilier sur ce lac nous allions sur l’eau dès qu’on annonçait de forts vents. Aux Iles, quand il vente et que la mer se monte, on reste à quai. Ce n’est pas l’endroit pour être téméraire sur l’eau, surtout pas avec un 22 pieds. La carte des naufrages est assez explicite et chaque madelinot a connu quelqu’un qui a péri en mer.
 

Le bateau se comporte très bien. Nous réussissons même à aller à l’Ile d’Entrée avec les amis récréos : neuf personnes à bord du voilier (4 adultes et 5 enfants).

Nous faisons de belles journées de navigation. Les garçons y prennent goût et apprennent à barrer le bateau. Seule notre chienne Acadie ne raffole pas de l'expérience. Josiane, prise par son travail, doit retourner en ville quelques semaines. Les gars auront la visite des cousines et des parents de François et s’initieront à la course lors de la régate Desjardins. À cette occasion, ils feront la connaissance de Carole et Roger, grands amateurs de voile et de régate et équipiers à bord de Port’eau lors de cette course autour de l’Ile d’entrée.
 

À la mi-août, nous retournons en ville, Port’eau est remisé pour l’hiver sur notre terrain à côté de la maison des Iles. Nous avons bien hâte de le retrouver l’été suivant.