Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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Traversée de l’Ile de Santa Maria aux Açores à la Marina Quinta do Lorde sur l’Ile de Madère

Lundi 29 août

Nous larguons les amarres de Porto Santo à 11h15. Adieu les Açores

FX range le pavillon des Açores. Il servira que lors de notre arrivée aux Iles-de-la-Madeleine en juillet 2012 lorsque nous mettrons en place notre grand pavois (nous hisserons tous les pavillons des pays que nous aurons visités !).















Tout de suite à la sortie du port nous voyons une immense houle qui se brise ! Plus de 15 pieds de haut et c’est puissant ! Ce n’est pas le temps pour une panne moteur... Nous passons sans difficulté et hissons les voiles. Le vent faible de 7 noeuds n’est pas très agréable mais il devrait monter en puissance (c’est la prévision...).

Charlot a hâte de mettre les lignes à l’eau pour sortir du poisson. Ça mord ! C’est encore le branle-bas de combat pour se préparer à sortir le poisson et le mettre dans le cockpit. C’est un poisson gris plutôt rond qui ne nous inspire pas grand chose et qu’on ne réussit pas à identifier (avis aux pêcheurs qui pourraient nous aider)... Nous le remettons à l’eau. 

Quelques minutes plus tard, une deuxième touche. Une belle mais petite dorade  (2 livres) ! Nous la faisons cuire sur le BBQ en pleine mer ! Une excellente entrée pour le souper.

Le vent ne monte toujours pas et nous sommes dans une houle de 6 pieds. Pas trop inconfortable mais fatiguant car le vent n’appuie pas les voiles et elles claquent d’un côté à l’autre. 

À 22 h 45, FX qui est de garde recommande que l’on démarre Ricky Perkins (notre moteur) car il n’y a presque plus de vent.

Vers 3 h 15, François hisse les voiles croyant que le vent revenait mais non...À 3 h 40, nous redémarrons le moteur. 

Mardi 30 août

À 10 h, nous éteignons le moteur pour hisser les voiles mais en tangonnant le génois (nous le retenons de côté avec une grande perche d’aluminium appelé tangon). Cela maintient la voile pour éviter qu’elle se gonfle et se dégonfle en donnant de grands coups dans la voile et le mât. Le vent est stable à 10 noeuds.

Nous parcourons seulement 100 miles dans notre première journée, ce qui est très peu...la navigation vers Madère sera longue !

Vers 20 h, le vent augmente  à 19 noeuds et nous permet une belle navigation de nuit avec le tangon en place. Nous sommes vent arrière, une allure assez désagréable dans la houle car la vague prend le bateau sur la fesse et le balance de gauche à droite ce qui affecte négativement le vent dans les voiles.

Comme toujours, lorsque le vent monte, la houle fait de même ! La houle a maintenant une douzaine de pieds.

Mercredi 31 août

Le vent augmente toujours...nous en voulions et bien en voilà ! 

20 noeuds, 25 noeuds et des rafales à plus de 30 noeuds ! 

Nous roulons à plus de 7 noeuds tout l’après-midi dans des vagues de plus de 16 pieds dont certaines  qui déferlent. Le bateau est stable et se comporte très bien. Umialtak est un bateau très sécuritaire même dans une mer formée. L’équipage est amariné et tout le monde est en forme. En mer, une fois les voiles ajustées, on lit, on dort, on mange. 














Vers 20 h, nous affalons la grand-voile pour ne laisser que le génois. C’est plus prudent pour la nuit. Le vent a diminué à 15 noeuds mais la mer est toujours bien formée.

Un coup de vent fait claquer le génois, l’écoute accroche et propulse un de nos gros embouts de ventilation (une dorade- mais pas le poisson) à la mer ! Nous devrons en trouver un autre...

Vers 3 h 50, Josiane suggère que nous partions Ricky Perkins car le vent a diminué. François amorce donc son quart à moteur. 

Jeudi 1er septembre

À 7 h 20, nous hissons les voiles (les membres de l’équipage sont toujours souriants lorsque réveillés à 7 h pour aller sur le pont dans 15 pieds de vagues...!).












En début d’après-midi, nous sommes dans le cockpit quand apparait un petit oiseau sur l’arche des panneaux solaires !

Nous sommes à plus de 300 kilomètres de Madère !  D’où arrive cet oiseau ??? 

Il semble en forme, il nous observe et nous quitte après moins de 5 minutes à bord. Nous interprétons cette visite surprise d’une façon un peu spirituelle. 

Aujourd’hui, 1er septembre c’est l’anniversaire de la grand-mère paternelle de François. Comme à toutes nos grand-mères décédées, nous lui avions demandé de veiller sur nous en mer... Elle était passionnée des petits oiseaux en cage, les serins plus précisément. 

Nous connaissons un vent variable à près de 12 noeuds dans l’après-midi. C’est limite mais nous avançons à 4.2 noeuds. 

Opération arrachage de dent pour CA: une dent d’adulte est bien poussée et la dent de lait bouge mais elle ne veut pas tomber...le capitaine se transforme en dentiste et s’en charge sous l’oeil inquiet du moussaillon. 




















Confiant, Charlot remet sa ligne à l’eau et alors qu’il n’a même pas fini de la dérouler, il attrape une autre petite dorade. Sur le coup, le capitaine croit même qu’il fait une blague ! Elle aussi était bien bonne (la dorade).

En soirée, le vent est de 10 noeuds mais la mer se calme lentement.

Vendredi 2 septembre- Bonne fête FX !

À 3 h, Josiane part le moteur car il n’y a plus de vent ! 

Josiane et François dessinent des cartes pour leur grand. Josiane fait des guirlandes en papier construction et les installe devant sa porte de chambre.

François-Xavier se réveille vers 10 h 30 et il a maintenant 14 ans ! Il a droit au déjeuner avec crêpes.

Josiane prépare un gâteau au chocolat (pas un mélange tout-fait!). Il aura un air gîté suite à la cuisson (il penche un peu d’un côté- c’est comme ça en navigation!).

Lors du dîner, FX est content de lire ses cartes remises par la famille avant notre départ. Nous espérons manger au restaurant pour le souper (les paris étaient ouverts sur le Réseau du Capitaine...). Il reçoit de son cousin Félix, une belle affiche pour mettre sur sa porte de chambre...ATTENTION, JEUNE ET SEXY !












Il semble que l’air salin et le grand air font grandir les adolescents car, si la tendance se maintient, FX dépassera bientôt son père...

Nous approchons de la pointe extrême est de Madère que nous devons contourner pour accéder à la marina Quinta do Lorde. Un magnifique phare informe les navigateurs des dangers de la côte. 












À deux miles de la marina, un bateau pneumatique se dirige à grande vitesse vers nous...c’est le préposé de la marina qui nous souhaite la bienvenue et nous demande de le suivre.

Une fois dans la marina, il nous indique nous emplacement et nous aide à accoster. Un service 5 étoiles...et un tarif 5 étoiles !

Nous sommes assez tôt pour ne pas passer sous la table au resto de la marina.

Umialtak roulait à plus de 7 noeuds... à moteur... pour les 15 derniers miles ! Merci Ricky Perkins et tes 80 chevaux turbo !

Il y a de magnifiques embarcations. Nous ouvrons un bon mousseux portugais (FX a droit à deux petites coupes pour ses 14 ans...CA a droit à une seule).

Nous découvrirons les beautés de cette ile dès demain matin !

Bref une traversée un peu difficile à cause du manque de vent (30 % au moteur). Pour notre gros voilier, il faut une prévision de 15 noeuds...et pas 10 !

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