Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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NAVIGATION DES BERMUDES À PORT HAWKESBURY - NOUVELLE-ÉCOSSE - CANADA

Lundi 4 juin

Lever tôt pour une dernière vérification de la météo. Il fait beau soleil. À 8h, nous quittons le mouillage pour aller nous amarrer au quai de la douane tout près. Les procédures sont strictes et nous devons y aller avec le bateau, de toute façon, l’annexe est sur le pont.

François et CA s’occupent des formalités tandis que FX et Josiane vont à l’épicerie.


Le douanier est super poli et nous souhaite un bon retour vers le Canada. Il nous donne les dernières prévisions météo et la carte du Gulf Stream. Il nous remet aussi nos fusées de détresse.

À 8h30, nous quittons les Bermudes. Nous réalisons que c’est la dernière escale avant le retour au Canada ! Nous appelons Kéa sur la radio VHF pour les saluer. L’équipage du voilier français Penn Guin nous salue au passage.

Nous hissons les voiles près de la bouée à 3 miles au large. Nous sommes très...même trop prudents avec nos deux ris dans la grand-voile. Nous avançons à 3 noeuds ! Le courant est fort et nous sommes sous-voilés. Nous hissons toute la toile et atteignons 5 noeuds. Nous suivons un voilier Amel qui semble se diriger vers la côte américaine car il pointe vers l’ouest. Nous ne sommes pas les seuls téméraires...


Vers 14h, nous reprenons un ris car le vent est maintenant à 24 noeuds. Nous filons à 6 noeuds. Il y a du courant, celui-ci vient et part dans différentes directions. C’est en regardant la carte des courants de surface que l’on s’en rend compte.


Notre première nuit nous offre une navigation sportive avec des vents constants de 25 noeuds avec des rafales à 35-40 noeuds. Nous avons deux ris dans la grand-voile et la moitié du génois. Nous filons à vive allure !

Mardi 5 juin

Le vent est de plus en plus fort. Durant le quart de François à partir de 4h a.m., le vent monte et monte encore. La normale est devenue 35-40 noeuds avec quelques rafales à plus de 50 noeuds ! Après avoir enroulé complètement le génois, François trouve que les deux ris dans la grand-voile sont encore de trop. À 6h30, il réveille Josiane et FX pour affaler la grand-voile. Un grain semble venir sur nous à vitesse grand V. 

L’anémomètre indique 52 noeuds (plus de 100 km/h) et la mer est énorme. Notre équipage est maintenant très expérimenté mais François n’est pas à l’aise d’envoyer Josiane et FX sur le pont pour affaler. 

Juste à ce moment, une énorme déferlante nous frappe violemment sur le côté bâbord lorsque le voilier est déjà très incliné par le vent...

Umialtak remonte face au vent, la preuve qu’Umialtak est un bateau bien équilibré et sécuritaire mais François n’aime pas ! 

Il faut affaler TOUT DE SUITE avant de se faire coucher dan cette mer infernale ! 

La manoeuvre s’effectue en moins de deux sous une pluie diluvienne. Nous filons à plus de 8 noeuds avec moins de 50 pieds carrés de génois !

Nous sommes complètement trempés et épuisés par les derniers moments. La mer est blanche ! Toute les déferlantes sont emportées par le vent. 

Nous avions connu une situation semblable en hiver au retour des Iles-de-la-Madeleine.  Le vent tournait autour des 50 noeuds. Le Madeleine, un traversier de 400 pieds de longueur sur lequel nous étions, a connu une panne de gouvernail et le bateau s’est mis en travers des vagues de plus de 35 pieds de hauteur. Le capitaine avait envoyé un Mayday à la Garde Cotière Canadienne...nous nous en rappellerons toute notre vie ! Le bris a été réparé rapidement par les mécaniciens du bord. 

En ce moment, la mer a la même apparence.

Umialtak est un vrai bateau de voyage en métal, capable d’affronter n’importe quelle mer. Il est stable et solide. Jamais nous n’aurions quitté les Bermudes avec une prévision météo semblable si nous avions eu un bateau de fibre de verre et si nous avions été au début de notre voyage...


Vers 10h, nous remontons la grand-voile et la moitié du génois car il vente seulement 38-40 noeuds (80 km/h) ! Lorsque le vent descend à 30 noeuds, nous croyons qu’il ne vente plus. L’humain a une capacité d’adaptation incroyable. Aucun membre d’équipage n’a peur ou est malade. Nous sommes confiants et tentons d’optimiser les performances du bateau sans compromettre notre sécurité.


Vers 22h30, le vent diminue. En voyant la mer se calmer, nous réalisons que nous avons mené un dur combat. Nous aurions pu prendre une grosse dégelée mais nous sommes presque en pleine forme. Nous nous rappellerons longtemps de ces 30 heures en mer. C’est définitivement la navigation la plus sportive de la dernière année et ce n’est pas fini !

Mercredi 6 juin

Dans la nuit, le vent est complètement tombé. Le calme après la tempête. Nous démarrons le moteur.

Vers 8h, le vent reprend autour de 15 à 20 noeuds. En fin d’après-midi, le vent monte à 25 noeuds et il fait de plus en plus froid.


Une journée calme avec un bon vent qui nous fait avancer à près de 6 noeuds malgré les courants.

Vers 17h, lorsque nous tentons de parler au Petit réseau du soir avec la radio BLU, elle ne fonctionne plus ! 

Plus de signal, plus de son, rien ! Nous sommes très inquiets pour nos familles et les amis qui nous écoutent le matin. 

Après notre dernière journée de navigation dans les grands vents, si les gens ne nous entendent pas demain matin sur le Réseau du Capitaine ça va être la panique. Nous tentons de trouver le problème sans succès.

Jeudi 7 juin

Dès 7h, nous tentons de solutionner le problème de la radio...toujours sans succès. 

Cinq minutes avant le début du Réseau, Josiane découvre un connecteur débranché dans la cale sous la radio. Nous branchons temporairement...et ça fonctionne ! 


Notre signal n’est pas aussi bon qu’à l’habitude mais nous pouvons donner des nouvelles et surtout dire que nous avons des problèmes radio si jamais nous ne parlons pas demain. Quel soulagement de pouvoir communiquer !

Nous sommes maintenant dans le Gulf Stream tant redouté par les marins. Avec la dernière carte à jour envoyée par André du Réseau du capitaine, nous nous retrouvons en plein milieu...de l’endroit le plus large ! Il faut dire qu'il bouge ce Gulf Stream d'un jour à l'autre et il y a un renflement là où nous avions prévu passer (et c'était presque l'endroit le plus étroit sur la carte reçue aux Bermudes !).

André (Réseau du Capitaine) nous conseille d’aller à l’ouest pour éviter un Cold Eddy. Semble-t-il que nous nous en rappellerons le reste de nos jours si nous allons dedans. Un Cold Eddy est un courant circulaire qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Celui qui est devant nous à près de 75 kilomètres de diamètre.

Le courant est de plus de 4 noeuds et se retrouve face au courant principal du Gulf Stream ce qui monte une mer courte et très désagréable. 

En théorie, nous souhaitons aller à l’ouest mais en pratique c’est impossible ! Nous sommes déjà au près serré appuyé du moteur. Nous décidons donc de piquer vers l’est pour sortir de l’endroit le plus large du Gulf Stream et ainsi éviter le Cold Eddy un peu plus loin. À 13h30, nous sommes à mi-chemin avec 411 miles de parcouru.


Vers 20h, la température de l’eau s’abaisse de 7,5 degrés ! Nous sommes sortis du Gulf Stream, enfin mais brrrr !  

Vendredi 8 juin

Notre sortie du Gulf Stream a un impact majeur sur la température de l’air et de l’eau. 

Il fait froid ! Après un an à plus de 25 degrés, les 12 degrés au thermomètre vraiment sont inconfortables. Nos vêtements ne sèchent plus et nous devons nous réchauffer avec de la soupe et du chocolat chaud.

Nous naviguons voiles et moteur pour aller le plus vite possible afin d’éviter la renverse de vent prévue pour notre arrivée en Nouvelle-Écosse. En effet, la météo annonce un autre coup de vent du nord-est ! *&?!$  Nous n’arriverons donc jamais !

Notre moteur Perkins ronronne sans relâche. Nous transférons du fuel des autres réservoirs à toutes les douze heures pour avoir toujours le réservoir en charge plein. 

Nous n’avons pas fait le plein depuis les Iles Vierges Britanniques et nous avons fait beaucoup de moteur entre les Iles Vierges et les Bermudes. Malgré cela, nous avons encore plus de 350 litres dans les réservoirs sur notre capacité totale de plus de 650 litres.  Vive les bateaux de grand voyage !

Vers 20h30, nous devons nous dérouter pour éviter un cargo qui navigue à faible vitesse. Le ciel est étoilé et nous assistons à un magnifique lever de lune rouge.

FX et Josiane identifient les étoiles avec le cherche-étoiles. FX adore cela... Une belle activité du vendredi soir pour un ado de 14 ans et sa mère !

Vers 3h30, le vent tombe. Le moteur ronronne toujours !

Samedi 9 juin

En début de matinée, le vent revient doucement. Nous sommes maintenant au grand largue. Nous tangonnons le génois. Nous sommes tribord amure. Nous filons à plus de 6.5 noeuds toujours appuyé du moteur à 1600 tr/minute pour contrer le courant. 

Vers 15h15, un gros grain se dessine sur bâbord en provenance de la côte est américaine. Bizarre car le vent arrive du sud et le grain se déplace de l’ouest vers l’est !

François s’éloigne un peu pour l’éviter car ça gronde fort avec de nombreux éclairs.

Quelques minutes plus tard, le grain fonce directement sur nous et il est impossible de l'éviter. Sur le radar, l’image est impressionnante, Nous sommes en plein centre et nous nous faisons doucher !

Juste à la fin du grain, de nombreux dauphins viennent nous rendre visite. 



Quelle chance !  CA est très heureux et nous passons plus de 45 minutes à l’avant du bateau pour les observer s’amuser à l’étrave. 

Ils sont une quinzaine et nous font un spectacle incroyable. Quelle belle récompense en cette fin de voyage ! Merci la mer !

Ce soir, il fait tellement froid que nous mangeons à l’intérieur pour la première fois en un an en navigation !

Dimanche 10 juin

Josiane qui assure le quart de nuit de 1h à 4h rentre complètement gelée. Il fait vraiment froid avec l’eau à 10 degrés et l’air à 8.1 ! Fini la chaleur des Antilles...

Au lever du soleil, François aperçoit sur le radar un bateau de pêche à proximité. Nous sommes à moins d’un mile de lui et nous ne le voyons pas. Nous sommes dans la purée de pois de la Nouvelle-Écosse ! 

Le vent faiblit du sud pour tourner vers l’est et vers le nord-est comme la prévision météo l’avait dit. Au début, la mer demeure du sud ce qui est super. Doucement et avec la montée du vent, la mer se forme du nord-est...en plein dans le nez !   *%$!*

Vers 14h, le vent monte autour de 22 noeuds. FX en voulant relâcher le cordage de l’enrouleur échappe celui-ci et le cordage fait un double tour dans l’enrouleur. Sur le coup, nous ne saisissons pas l’ampleur du problème.

Quelques minutes plus tard, le vent monte toujours et se situe maintenant à près de 30 noeuds. François veut donc enrouler un peu de génois. Impossible ! 

L’enrouleur ne veut plus enrouler ! !*&$!

FX va jeter un coup d’oeil à l’avant pour constater que le cordage est coincé car il a fait deux tours. François va donc analyser la situation pour trouver une solution rapidement car le vent monte toujours et nous sommes carrément survoilés. Nous sommes au près serré et le bateau bûche dans les grosses vagues. Une situation très désagréable lorsque l’on se trouve tout à l’avant du bateau pour arranger l’enrouleur !

François décide de retirer le cordage à partir de l’arrière du bateau afin de défaire les doubles tours. Après plusieurs bonnes douches d’eau glacée, il finit par y arriver. Nous avons laisser la voile faseyer pour relâcher de la tension et le génois s’est déchiré à deux ou trois endroits sur la bande UV. Rien pour déchirer la voile d’un bord à l’autre mais nous devrons la faire réparer en ville.

Une fois l’incident terminé, nous réduisons la voilure car il vente autour de 35 noeuds. Nous sommes incapables de faire le cap pour nous rendre directement sur la bouée de Canso, nous devons donc tirer un bord vers les Açores pour nous permettre de revenir vers la bouée ! Décidément, il n’y en aura pas de facile !  *!%$!

Une fois la bouée passée, nous éteignons le moteur pour lui permettre de se reposer. 


Nous pénétrons dans le passage entre les montagnes. Ça sent la forêt !


Un peu plus loin, le vent tombe complètement. 0 noeuds. Nous arrivons donc au moteur à Port Hawkesbury, Nouvelle-Écosse, Canada. 

Il est 21h45 et la boucle est presque bouclée. Nous avions quitté Port Hawkesbury vers les Açores le 3 juillet 2011.


Bizarre car la marina est déserte. Nous accostons au quai où nous étions lors de notre passage l’an dernier. Nous descendons à terre pour aller appeler CANPASS afin de signaler notre arrivée au pays. Après quelques questions, le responsable décide de ne pas envoyer de douanier nous rencontrer au bateau. Nous sommes en règle.

Nous rencontrons un propriétaire de voilier qui prépare son bateau pour une éventuelle mise à l’eau. Il est membre du conseil d’administration et nous informe que nous ne devrions pas amarrer le bateau sur ce quai. Le quai n’est pas sécuritaire et il n’est pas solidement ancré au fond. Il a contacté le commodore qui viens nous rencontrer. Il est 23h !

Le commodore arrive, il est sympathique mais nous voyons son inconfort par rapport à notre emplacement. François n’hésite pas et nous changeons le bateau de quai. 

Même si la météo n’annonce pas de vent pour cette nuit, nos hôtes seront plus à l’aise si notre gros bateau d’acier est amarré à un quai solide. Nous passons tous à la douche avant de nous coucher. Que c’est agréable un lit qui ne bouge pas et une longue nuit de 7 heures  !

Lundi 11 juin

Dès le matin, FX et François se rendent au Canadian Tire pour faire quelques achats. Ils reviennent au bateau pour effectuer un changement d'huile et de filtre sur le moteur. François transvide les deux réservoirs portatifs de diesel dans les réservoirs du bateau. Un petit arrêt à l'épicerie (wow! c'est gros et bien garni!) et un arrêt à la crèmerie Dairy Queen, Charlot, alors qu'il était dans les Antilles, parlait tellement de son fameux cornet à Port Hawkesbury. 

Nous sommes loin de la météo des Antilles mais on se laisse tenter quand même. Josiane prépare le repas du soir, une succulent poulet général Tao.


À 16 h, nous quittons Port Hawkesbury vers l'écluse de Canso. Les éclusiers tournent le pont pour laisser passer Umialtak.


Nous sommes à moteur encore une fois car nous sommes directement face au vent. Le vent doit tourner en soirée.

Nous sommes entourés de bouées de pêcheurs de homard. C'est le slalom entre les bouées.


Vers 20h, nous sommes inattentifs et nous nous prenons un cordage de bouée dans l'hélice ! *&!$! *&!?#

Le premier cordage a été coupé par le coupe-orin mais le cordage de la cage est bien pris entre l'hélice et le coupe-orin. Sans hésitation, François enfile son wet-suit et saute à l'eau pour analyser la situation. *!&$!  L'eau est à 9 degrés...


L'eau est glaciale et noire et il y a une énorme méduse juste à côté du bateau. Le bateau tape dans la vague et il faut se méfier pour ne pas se faire frapper par le bateau. François plonge une première fois et coupe un premier bout du cordage. L'eau est noire...car le soleil est très bas sur la mer.

Le froid est intense et la tête lui tourne. 

Deuxième plongée sous le bateau...infructueux. 

Troisième plongée et il réussit à couper entièrement le cordage. Mission accomplie. 

Charlot est triste pour le pêcheur qui vient de perdre une cage et triste pour les homards qui entreront dans la cage (il n'y en avait pas à ce moment-là) et y resteront coincés car personne ne va vider cette cage abandonnée... François redémarre le moteur.

Après une bonne douche chaude avec l'eau bouillie sur la cuisinière, François se réchauffe sous la couette avec des vêtements secs.

Nous poursuivons notre route et nous éloignons de la côte et des cages à homard. La noirceur tombe et nous sommes toujours à moteur car le vent est presque nul. De temps à autre, nous croyons voir des bouées mais ce sont des phoques, curieux, qui nous regardent.

Lorsque le soleil se lève, le vent s'établit à une vingtaine de noeuds. François éteint le moteur. Nous filons à 5 noeuds avec un vent directement sur l'arrière.

Un plus tard, François trouve que l'on ne va pas assez vite. Nous avons annoncé à notre comité d'accueil une arrivée entre midi et 15h. Il faut accélérer ! François redémarre le moteur à 1 600 tr/min. Nous filons maintenant à 7 noeuds et apercevons maintenant les Iles-de-la-madeleine au loin. 

À midi, nous sommes devant l'Ile d'Entrée et plusieurs bateaux de pêche montent leurs casiers à homards. Encore du slalom !


Nous tournons la pointe de Sandy Hook et affalons toute la voilure car nous nous retrouvons face au vent maintenant établie à 25 noeuds.

François-Xavier et Charles-Antoine hissent le grand pavois. C'est magnifique ! En plus, nous avons installé tous les drapeaux des pays que nous avons visités sur l'étai.

Par radio VHF, nous annonçons notre arrivée imminente à Réal, le responsable de la marina.


Nous tournons la dernière bouée de chenal avant notre arrivée au quai... nous avons le coeur gros... déjà un an ! Un an de rencontres et de découvertes...

Plusieurs précieux souvenirs nous reviennent ... nous les garderons précieusement en mémoire pour de nombreuses années !


 







CVD au Sénégal                                             Lanzarote aux Iles Canaries                        Madère                                                             Açores









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Nous pensons à tout ce que nous avons vécu durant cette année de voyage et nous ne pouvons le résumer en quelques photos...car nous en avons plus de 18 000 !


Nous revenons à la réalité et nous apercevons nos familles et amis sont sur le quai pour nous accueillir. Le moment est intense...

Acadie, notre chienne, elle aussi est là. Lorsqu'elle voit le bateau qui accoste elle ne comprend pas que c'est nous qui sommes de retour. 

Une fois amarré, et lorsqu'elle entend nos voix, elle nous reconnait ! Elle est en transe lorsqu'elle réalise que c'est nous. Charlot lui saute dessus.


Après les embrassades, nous ouvrons le magnum de Champagne acheté à St-Martin. Notre comité d'accueil a même prévu quelques bouchées.

Nous pouvons maintenant dire MISSION ACCOMPLIE !


Umialtak, notre fidèle bateau, restera au quai pour deux nuits avant d'être mis en cale sèche à Cap-aux-Meules.


La suite ... avec quelques images des  Iles-de-la-Madeleine