Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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ILE DE SAO MIGUEL - AÇORES - DU 14 AU 22 AOUT 2011

Samedi 13 août

Départ de la marina d’Angra, Ile de Terceira à 12 h 15. Avant de partir nous avons croisé notre ami Marc qui était venu en bus visiter la ville, son voilier étant à Praia da Vitoria. 

Il y a un bon vent (entre 12 et 15 noeuds). Au départ, nous prenons même un ris, plus tard nous tangonnons le génois puisqu’on alterne entre le grand largue et le vent arrière. Heureusement que FX se rappelle comment installer tout ça. C’est tout un matelot même s’il a le coeur fragile durant les premières heures de navigation !

Le vent bascule, faut changer le tangon de côté, enlever le ris, enrouler le génois, dérouler le génois, bref une traversée peu reposante.

Nous en avons tout de même profité pour sortir les lignes à pêche. A ce jour, peu de temps a été consacré à la pêche. Alors que chacun s’occupe en lisant ou en regardant l’océan, François crie: «ça mord!» En effet les lignes se mettent à bouger et des oiseaux suivent le bateau. Sur le coup, on pense que ce sont les oiseaux qui ont attrapé notre leurre ! De vrais débutants dans le département de la pêche ! François se lance sur une canne, Josiane sur l’autre! François dit: «on en a un ! Vite, faut rouler !»

Et au moment où il prend la canne, le moulinet casse ! Ça tire sur la ligne, on réussit à la ramener. Josiane tient le moulinet, François la canne et FX tire la ligne avec des gants ! 

Il a l’air gros...un thon peut-être ? Après quelques instants, plus rien. Nous l’avons perdu ! Sur le leurre, quelques marques de dents ! Ce sera pour la prochaine fois ! 

Pas de poisson au menu ce soir.

Charlot est déçu d’avoir perdu le poisson mais content car il a mordu à SA ligne. Il y avait un concours entre Josiane et Charlot à savoir sur quelle ligne le poisson allait mordre. Charlot avait installé un Rapalla de 6 pouces et Josiane une poulpe. A suivre !

Il faudra maintenant faire réparer l’attache du moulinet à la canne car les quatre vis sont disparues...avec le poisson.

Par la suite, c’est la procédure de navigation de nuit qui s’amorce: préparation du lit de quart, préparation du lunch de quart, des lampes frontales, du iPod...

Le vent est instable et faible.

Dimanche 14 août

Nous avons connue une nuit de navigation en grande partie au moteur puisque le vent nous a abandonné à partir de 2h10, nous arrivons à Ponta Delgada, Ile de Sao Miguel à 8 h 30.

Nous nous installons à un quai choisi au hasard, ce n’est pas la place qui manque! Tout est fermé pour l’instant.

François se déplace pour faire les formalités. Ici, c’est très officiel. 

Premièrement, s’enregistrer à la marina. Par la suite, visiter les trois chapelles: la policia fiscal (douanes), la policia territoria (police maritime) et finalement l’immigration. Tout se fait dans l’ordre, dans trois bureaux différents avec des formulaires différents. Les gens sont sympathiques mais quelle perte de temps !

Repos pour les parents qui ont perdu l’habitude des quarts de nuit ! 

Les gars ont repéré un Burger King ! Petit dîner rapide mais décevant...ça ne goûte pas pareil !

Plusieurs commerces sont fermés en ce dimanche sauf le centre d’achats en face de la marina qui offre une zone Wifi

Nous irons ensuite marcher autour pour découvrir Ponta Delgada



Lundi 15 août

Journée tranquille. C’est férié aujourd’hui (pas pour la fête des Acadiens mais pour l’Annonciation). Courte visite au bureau d’information touristique. Nous sortons 2 vélos pliants. Josiane et François partent à la recherche d’une grosse épicerie pendant que les gars vont à la piscine. 

Après la découverte du centre d’achats, le Parque Atlantico, et de ses nombreuses boutiques, les parents rejoignent les enfants à la piscine. C’est une immense piscine aménagée sur le Portas do mar, tout juste à côté du port. L’aménagement du Portas do mar est très réussi: boutiques, bars, restaurants, grande promenade, amphithéâtre, stationnements souterrains, piscine, etc.

Très agréable de s’y promener et les promeneurs sont nombreux le soir...et la nuit ! Souper au bateau.

Mardi 16 août

Vers 3 h 45, Josiane s’éveille et entend des gens parler en anglais sur le quai. Elle comprend que ce sont des jeunes, d’une vingtaine d’années, qui veulent prendre nos vélos sur le pont du bateau: Want to go for a ride with the bikes ? 

Merde ! Nous ne les avions pas barrés puisque la marina est sécurisée (il faut une carte magnétique pour rentrer sur les quais). Erreur !

Josiane réveille François et se sort la tête par le hatch juste au moment où l'un des jeunes pose la main sur un vélo: Eh! Qu’est-ce que tu fais là toi sacra&*!.... ? 

À cet instant François allume tous les projecteurs de pont.

Surpris, les jeunes disent: Oh sorry,  sorry ! Et s’en vont rapidement.

François s’habille et sort du bateau. Les jeunes (qui sont sur le party) reviennent vers le bateau et demandent à François de prendre une photo sur le bateau. 

C'est un refus catégorique. Le capitaine s'est fait réveiller et il n'est pas d'humeur...

Ils s’en vont. François marche jusqu’aux toilettes de la marina et voit les jeunes de loin. Ils ont simplement grimpé par-dessus la porte d’entrée. Durant l’absence de François, ils reviennent encore près du bateau et prennent une photo. 

Pourquoi notre bateau ? L’hypothèse avancée au petit matin est la suivante: ce sont de jeunes canadiens qui ont vu notre pavillon et qui ont voulu venir voir le bateau de plus près ! Ah, les folies de jeunesse ! Nous aurons maintenant une histoire de pirates à raconter...! 

J'entends déjà le récit: Ce fut un combat inégal...ils étaient vingt... que dis-je cent...je tenais un vélo d'une main et frappais les pirates avec l'autre...

De notre côté, on va dorénavant barrer les vélos sur le pont, marina sécurisée ou non !

Le réveil vers 8 h est plus difficile. Nous avons loué une voiture pour visiter l’île. Préparation rapide des sacs et nous partons donc vers Faja de Baixo pour visiter une plantation d’ananas. Ce sont des serres dans le village. Nous y découvrons des ananas à différents stades. Achat d’une nappe et de délicieux bonbons aux ananas !












Nous nous dirigeons ensuite vers Vila Franca do Campo. Un bref arrêt à la marina nous convainc qu’on ne pourra pas s’y rendre avec le voilier. C’est bien trop petit pour le gros Umialtak ! 

C’est ici que notre amie Catherine et sa famille ont passé leurs vacances à la fin juin. Très belle ville et les gâteaux sont vraiment délicieux. FX les engouffre rapidement...faut cacher la boîte !














Nous nous rendons à Furnas, où une expérience unique nous attend, nous découvrons un site fumerollien. C’est en bordure du lac (de couleur brunâtre) que les açoriens font cuire un ragoût dans la terre. C’est dire comme la terre est chaude ! Ils enfouissent le chaudron dans des trous qu'ils recouvrent de terre. Vive les volcans qui fournissent cette énergie.














Dans le village, il y a des fumerolles plus grosses encore. L’émanation gazeuse régulière et continue est impressionnante à voir. Pas besoin de s’approcher beaucoup pour y sentir la chaleur. L'eau est en constante ébullition. Beaucoup de contenu pour Charles-Antoine qui a obtenu une extension pour remettre son travail sur les volcans. Il va faire une portion audiovisuelle avec le soutien de son père. Le tournage est parfois ardu, le réalisateur est exigeant et le journaliste débutant !











Nous nous arrêtons dans un restaurant qui sert le fameux cozido (le ragoût avec boeuf, poulet, porc, saucisses, carottes, patates, chou) cuit dans la terre. On doit attendre une demi-heure, il sera ramené au restaurant à 13 h. C’est délicieux !

Nous allons ensuite au Parc Terra Nostra pour nous baigner des les eaux sulfurées.

Bien que la couleur (haute concentration en fer et en souffre) soit douteuse, nous nous baignons dans cette vaste piscine. L’eau est très chaude et c’est très relaxant. C’est un immense spa...chauffé naturellement par le volcan. Ces eaux possèdent des vertus thérapeutiques.











Au retour, nous nous arrêtons dans une petite pâtisserie qui, selon notre guide touristique, sert les meilleurs bolos levedos, des pains ronds et sucrés. La jeune fille nous soulage de 3 euros et nous en sert trois que nous goûtons en sortant...wouah! Pas mangeable! C’est sûrement pas la bonne affaire! Ça marche pas toujours le langage des signes...et Josiane ne se rappelait plus du nom ayant laissé son guide dans l’auto.

Nous poursuivons en faisant le tour de la partie orientale de l’île. De très beaux points de vue encore une fois, des hortensias partout, des petites routes en lacet qui font le bonheur du chauffeur au volant de sa rutilante...Toyota Yaris ! Les pneus crissent dans les virages en épingles en bordure des précipices...











Pourquoi ne pas avoir loué une Porsche 911 demandent les jeunes...?!  Papa se questionne...

Arrêt au centre d’achats. C’est maintenant une tradition de faire un avitaillement en liquide quand on a une voiture.

François avait aussi remarqué un Pizza Hut...on y va ! Une fois de temps en temps, c’est bon une pizza au resto comme chez nous !

Mercredi 17 août

Encore aujourd’hui nous avons la voiture. Nous partons donc à la découverte de la partie occidentale de l’ile de Sao Miguel. 





















Direction Sete Cidades. Arrêts dans différents belvédères qui offrent des vues saisissantes. 

















Le décor est toujours spectaculaire mais c’est lors d’un arrêt au Lagoa do Canario que ça devient inoubliable et époustouflant. Après quelques minutes de marche, nous nous retrouvons devant le cratère de 5 km de pourtour et trois lacs (Lagoa Verde, Lagoa Azul et Lagoa Santiago). 






















FX vous racontera plus tard (c’est un travail à faire en français, la légende des deux lacs, le vert et le bleu). Les photos sont plus éloquentes que les mots.

D’un autre belvédère, nous faisons une courte randonnée (environ 2 h) sur la crête du volcan qui nous permet d’apprécier ce paysage extraordinaire. La route est bordée par d’immenses haies d’hortensias. En bas, ce sont les lacs d’un côté et l’océan de l’autre. Un paysage magnifique que nous voulons garder longtemps en mémoire.



























Nous reprenons la route et nous arrêtons à Mosteiros pour la pause Callipo - Limao (popsicle à la lime que nous achetons très souvent). 












Nous nous rendons par la suite à Ponta da Ferraria où il y a des sources thermales dans la mer. Il y passablement de monde. Petite saucette. Notre piscine naturelle préférée demeure celle de Velas à Sao Jorge.






















Retour à Ponta Delgada et arrêt (encore !) au centre d’achats. Il faut acheter des souliers de marche à FX. Ça grandit trop ces pieds de gars qui va avoir 14 ans dans 2 semaines ! Re-visite à l’épicerie...nous profitons encore de l’auto pour faire quelques achats.

Au bateau, les enfants prennent leur revanche au 500...et battent les parents !












Jeudi 18 août

Repos. François retourne la voiture vers 9 h.

Le shiplander (magasin de pièces de bateau) sur le quai est enfin ouvert. Nous leur apportons la génératrice pour tenter de la faire réparer ainsi que le moulinet brisé de la canne à pêche. On verra ce qu’il en retourne.

Études pour les gars...qui ont promis d’être très gentils car demain on doit faire une randonnée en 4 roues. 














Ça ne les empêche pas toujours de se chicaner ! En voyage ou à la maison, ça fait partie de la vie de famille...

Petite pause en après-midi pour une location de Segway par les gars (un truc sur 2 roues avec un guidon). 














Rédaction des textes du site par Josiane et mise en ligne par François au centre d’achats.

Charlot espère que la Fée des dents va passer aux Açores. Il vient de perdre une dent. Après sa lecture de la V’limeuse, il dit vouloir la garder pour la lancer à la mer...une croyance de Damien pour se garantir une bonne pêche. Ce sera à négocier avec la Fée...

Souper mexicain au menu et soirée cinéma avec pop-corn maison (Il faut que François justifie la présence de la machine à pop-corn !)

Vendredi 19 août

Il est 7 h 45, François s’éveille et se dirige vers la cuisine. Qui rencontre t-il ? FX ! 

Est-il malade ? Lui qui se lève vers 10 h 30 depuis quelques temps... Mais non, c’est la randonnée en quatre roues ce matin. Aucun problème avec le jeune équipage, tout le monde est à son poste. Après le petit déjeuner, nous finalisons les sacs à dos et marchons jusqu’au kiosque de location. Quel empressement !

Après quelques brèves explications du fonctionnement des 4 roues, nous recevons les consignes finales d’André, notre guide.

9 h 15, nous quittons Ponta Delgada vers Lagoa. Surprise, nous roulons sur l’asphalte ! Directement dans la rue avec les autos et les camions... Ici, c’est permis de rouler sur la route sauf sur l’autoroute. En fait, il n’y a pratiquement pas de pistes pour les VTT.














Nous faisons le plein d’essence à Lagoa et débutons notre ascension pour nous rendre au Lagoa do Fogo. Il s’agit d’un magnifique lac qui apparaît comme suspendu entre ciel et mer. En fait, le lac est au fond du cratère volcanique du Pico Queimada. Dernière éruption en 1563. 
























Nous sommes chanceux car le sommet est souvent dans un brouillard dense et aujourd’hui le soleil est radieux. Nous apercevons au loin l’ile de Santa Maria, notre prochaine destination.













Nous continuons notre route jusqu’à Caldeira Velha, un parc avec une jolie chute thermale. Seul Charles-Antoine se change et saute à l’eau pour aller sous la chute d’eau chaude.


Nous poursuivons dans un chemin plus étroit et accidenté pour nous rendre au fond d’une vallée. Notre guide nous amène vers une source d’eau gazéifiée. Les vestiges d’une ancienne usine d’embouteillage d’eau sont encore là. L’eau goûte très bon.

De là, nous roulons vers Ribeira Grande pour découvrir une magnifique plage qui fait la joie des surfeurs. Petite pause et retour vers Ponta Delgada par des routes plus fréquentées et plus rapides. 

À 13 h 20, nous sommes de retour au kiosque de location. Tout le monde est heureux de l’expérience. Des points de vue grandioses, un contact plus près de la nature qu’en voiture et des jeunes qui ont le sourire fendu jusqu’aux oreilles (ils ont même eu l’occasion de conduire...pas sur les routes mais dans un stationnement désert). Nous marchons très souvent mais cette fois-ci, ce sont les moteurs qui nous ont grimpés jusqu’au sommet.

Nous allons prendre des nouvelles de la génératrice et du moulinet de la canne à pêche. Pas de bonnes nouvelles. La génératrice ne pourra être réparée aux Açores car il faut faire venir la pièce défectueuse du Portugal et cela prendra plus d’une semaine. Il est hors de question que nous patientions aussi longtemps sans savoir si cela prendra une, deux ou trois semaines. Pour le moulinet, pas de vis qui s’adaptent.

Nous mangeons un sandwich au snack bar du port et revenons au bateau. 


Repos et lecture. Josiane et CA vont se baigner à la piscine naturelle. FX profite du centre d’achats pour naviguer sur internet. 

Vers 22 h,nous assistons à une démonstration publique de moto trial sur l’esplanade de la marina. Nous avions déjà prévu être présents à l’événement de samedi soir, nous en profitons pour acheter nos billets. Dodo.

Samedi 20 août

Petite marche matinale pour François. Au retour, les petits nez fins qui dorment se réveillent avec l’odeur du bacon, des oeufs et des bines au sirop d’érable. En bonus, un jus d’orange avec notre extracteur Jack Lalanne !

François et FX, vont pour faire les arrangements concernant la récupération de la génératrice et du moulinet car nous sommes samedi. Le magasin est fermé le dimanche et nous souhaitons quitter tôt lundi matin pour l’ile de Santa Maria. Nous visitons le 2e magasin de l’entreprise qui se trouve près du marché public. Nous y reviendrons plus tard avec Josiane pour faire quelques achats.

Dîner au bateau. Josiane et François se dirigent vers la marché...mais c’est fermé ! Ça ferme à 13h le samedi (mais il n’y a aucune indication). Nous en profitons pour flâner en amoureux dans les petites rues. Récupération de la génératrice. Les gars sont partis à la piscine.

Souper pizza acheté au restaurant. Préparation des textes et des photos pour la mise en ligne du site internet. 












À 22 h, nous assisterons à la compétition nationale de moto trial à l’amphithéâtre en plein air.