Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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ILE DE SAO JORGE - AÇORES (du 3 au 8 août 2011)

Mercredi 3 août 

Nous quittons Horta à 9h50. Nous avons été retardé car les officiers de l'immigration étaient partis à l'aéroport et prendre un café par la suite. Le vent est bon. Au début, 12 à 15 noeuds mais forcissant à 20 et à 23 noeuds près de l'Ile de Sao Jorge. La mer, elle aussi, se forme de plus en plus. Nous valsons de gauche à droite mais l'équipage est en pleine forme. Nous sommes au grand largue bâbord amure (vent sur le trois-quart arrière) et le bateau roule à 7 noeuds.

Nous arrivons à 13h50 dans le petit port de Vélas. C'est encore une fois le stress de l'arrivée en terre inconnue. La marina est toute petite et lorsque nous avons fait appeler ce matin, il n'y avait pas de place. Nous apercevons de nombreux mâts, ce qui n'est pas positif...Semble t-il que nous pouvons mouiller (se mettre à l'ancre) mais l'espace semble assez restreint et la mer est agitée. Nous préférons tenter la marina. Josiane fait un premier appel sur la radio VHF...Vélas Marina, Vélas Marina...do you copy ?

Pas de réponse...Nous approchons et voyons maintenant la marina et le port très clairement. C'est vraiment petit et il ne semble pas y avoir de place. Josiane fait une nouvelle tentative à la radio. Cette fois-ci, José, le responsable de la marina nous répond. Il n'y a pas de place pour l'instant mais il peut nous accueillir sur le quai d'accueil. Il est là, prêt à attraper les amarres. Un gars fort sympathique qui parle couramment anglais. Nous voici attaché au quai. 

Comme à chaque fois dans cette situation, la tension tombe instantanément. Les manoeuvres du voilier qui étaient notre plus grande préoccupations dans les derniers instants (être en mesure de manoeuvrer dans le port, ne rien accrocher, trouver une place, ne pas se faire prendre par un vent ou un courant de travers, ne pas percuter le quai ou un autre bateau, être en mesure de ressortir en cas de pépins ...) sont maintenant choses du passé. Nous sommes redevenus des terriens en quelques secondes. Nos sens redécouvrent la terre, les attraits possibles...Nous sommes en mode exploration. Les jeunes courent déjà sur les quais à la recherche d'attraits.

Josiane règle les formalités d'entrée tandis que François sécurise le bateau et range les équipements utilisés pour l'accostage. José est aussi agréable que sa réputation le mentionnait. Il nous indique les services de la marina mais aussi les principaux attraits de Vélas. À la marina, tout est neuf ! Construite il y a trois ans, c'est impeccable. Même les toilettes et les urinoirs sont en acier inox ! 

Nous allons faire notre petite reconnaissance habituelle des lieux. Le supermarché est très beau avec passablement de variétés. Nous aurons des T-bones cuits sur le BBQ Napoléon... au menu ce soir. Nous revenons au bateau le temps de prendre des serviettes et nous repartons pour la piscine naturelle située un peu plus loin dans la ville. C'est une grosse piscine avec beaucoup de baigneurs mais l'environnement est magnifique.











Nous voyons passer 3 voiliers qui se dirigent vers la marina. Où iront-ils ? Nous bloquons presque l'entrée de la marina...Lorsque nous arrivons à vue du bateau, nous apercevons un voilier à notre épaule (qui est attaché en double à notre bateau). C'est un Ovni 45 en aluminium qui provient d'Espagne. Personne à bord.

Nous préparons le souper et voyons arriver les occupants de notre voisin. Ils doivent donc passer sur notre bateau pour se rendre sur le leur. L'étiquette navale veut que l'on passe toujours à l'avant du mât et non pas dans le cockpit du bateau qui nous accueille. Ils seront huit à passer ! Elles sont sympathiques...(2 gars, 6 filles) et le capitaine fait un effort marqué pour parler français. Il retourne vers Barcelone en Espagne. Il souhaite un jour venir découvrir le Canada avec son bateau.

Les jeunes font la vaisselle tandis que les adultes vont saluer l'équipage de l'Arrache-coeur qui est ici depuis hier. Ils nous donnent des indications pour les visites intéressantes et nous font visiter leur Jeanneau Sun Odyssey 44 flambant neuf. Il est 22h30. Nous les invitons à venir voir l'intérieur d'Umialtak. 

Durant nos discussions et la visite d'Umialtak, nous nous sommes même pas aperçus que le voilier dont nous attendions le départ pour prendre sa place, était parti ! Il est 23h. 

François propose de changer de place ce soir malgré l'heure tardive. Nous informons le capitaine du voilier espagnol que nous souhaitons bouger. Il doit donc se détacher de nous et sortir de la marina pour nous permettre de prendre notre place. Il prendra la nôtre en échange. 

François étonne tout le monde avec une manoeuvre d'entrée en marche arrière...Les équipages des bateaux voisins sortent pour donner un coup main à la manoeuvre (les gens sont toujours nerveux quand ils voient un gros voilier d'acier faire des manoeuvres dans une marina). Tout se passe bien et 15 minutes plus tard toutes les amarres sont bien attachées. Un peu de Skype et dodo.






Jeudi 4 août

Mise à jour du site par François. Lever tardif pour le reste de l'équipage. C'est assez nuageux ce matin. Nous avons besoin de soleil pour charger les batteries du bateau. Même si nous payons le même prix que les autres, nous ne pouvons pas utiliser l'électricité du quai. Les européens utilisent le 220V et nous le 110V. Cela nous préoccupe parfois car il faut gérer l'énergie de façon très serrée. Le frigo consomme beaucoup puisqu'il fait chaud, beaucoup plus chaud que dans les maritimes...!

Nous saluons nos amis François et Christine du voilier L'Arrache-coeur. Ils repartent vers Horta où ils attendront des amis pour le retour vers la Méditerranée. Ils sont partis de Larochelle en France. Nous nous rendons à la deuxième piscine naturelle. C'est beau ! Plus grand et nous sommes seuls. Sauts, plongeons, tout le monde s'amuse !












Nous voyons même L'Arrache-coeur au large qui se dirige vers Horta.

Nous allons découvrir la petite ville de Vélas. Découverte d'une deuxième épicerie où ils font des petits poulets cuits sur la broche. Nous en prenons deux car c'est mieux que d'allumer le four dans le bateau... François demande au boucher s'il a de la glace pour mettre dans notre frigo afin de l'aider à maintenir sa température. Ils ne vendent pas de glace. Mais il pourrait peut-être nous donner un peu de glace dont il se sert pour mettre les poissons au frais... François passe dans le congélateur à viande. Miki, aime bien les étrangers, surtout du Canada. Il a habité à Winnipeg durant un an. Il jase, mi anglais, mi portugais, mi langage des signes...François l'écoute et entretient la conversation. Il sort du frigo 5 minutes plus tard avec deux sacs d'épicerie remplis de glace ! Josiane et les jeunes ne comprennent pas ce qui s'est passé...

Au retour, Josiane réserve une voiture pour demain. Nous irons faire le tour de l'ile (46 euros plus l'essence).

Nous redescendons donc au bateau en vitesse pour mettre la glace dans le frigo. Souper avec les petits poulets cuits et de la poutine ! Frites, sauce poutine St-Hubert et fromage râpé des Açores. C'est succulent ! Partie de 500 dans le cockpit après le souper car il fait chaud. Le bateau voisin, croyant que l'on faisait pitié (car nous n'avons pas l'électricité du quai) nous proposent une lumière ! Nous les remercions gentiment mais c'est pas choix que nous sommes dehors. Les lumières DEL intérieures ne consomment presque rien.





Vendredi 5 août (texte de FX)

Nous louons une voiture (Toyota Yaris 2004) pour visiter l’ile de Sao Jorge. En quittant Vélas, nous nous dirigeons vers Urzelina (on y voit un clocher sans église puisque celle-ci a été ensevelie  lors d’une éruption volcanique en 1808) puis Faja dos Vimes où se trouve un robinet d’eau de source gazéifié (un robinet d’eau Perrier, manque juste le citron!). Nous remplissons quelques cruches et reprenons la route vers Topo, l'extrémité est de l’ile. 











Pour se rendre à une faja, une espèce de champs dans le bas de la montagne où auparavant on cultivait, nous devons emprunté une route en lacet pour redescendre au niveau de la mer. La route est étroite, ça tourne...et pas de parapet.

Partout, les routes sont bordées d’hortensias... et de vaches. À Sao Jorge pour chaque habitant, il y a deux vaches. L’ile compte 10 000 personnes et 20 000 vaches qui servent en majorité à la production de fromage.

















Le paysage est magnifique, nous dînons au Mirador (belvédère) de Topo. 

Nous repartons vers Faja dos Cubres où se trouve le départ d’une randonnée pédestre de quatre kilomètres pour aller à la caldeira de Santo Cristo






















Le cratère du volcan (caldeira) qui est au niveau de la mer est rempli d’eau ce qui créé une piscine naturelle. Pas de baignade car nous ne trouvons pas de douche. Le village de Santo Cristo est tout juste à côté de la caldeira. Les habitants sont assez isolés ! Pour s'y rendre, il faut qu'ils fassent la même randonnée que nous. Pas d'auto, seulement quelques VTT.


































Très belle randonnée. Les points de vue sont époustouflants et le sentier est plus facile qu’au Pico. 












Retour à la voiture pour aller a la coopérative agricole de fromage mais celle-ci ferme à cinq heures. Nous sommes quinze minutes en retard. Ce sera pour une autre fois. Nous profitons de la voiture pour faire un avitaillement en liquide à l'épicerie. 

19h, nous allons ensuite à la piscine naturelle de Velas. On y observe en apnée de nombreux poissons et ça fait du bien de se rafraîchir.

Souper avec pâtes Romanoff modifiées et en soirée les enfants battent les parents au 500. Nous avons trouver le problème, c’est Josiane qui fait perdre tout le monde (Margot serait pas fière de sa petite-fille !).

Appel Skype aux parents de François et notre chienne, Acadie, réagit à la voix de François ! Dodo bien mérité.

Samedi 6 août

François va marcher dans Vélas au lever. À la recherche du barbier...introuvable. Une des solutions possibles pour remédier à notre problème d'énergie à bord est d'installer un frigo 220 volts. François recherche donc un petit frigo (comme dans les hôtels) pour installer à bord en remplacement de notre glacière 12 volts lors des escales. Nous payons le quai et l'électricité, nous y brancherons donc le frigo directement à la borne du quai. La quincaillerie de l'épicerie a un modèle à 159 euros. C'est un bon investissement. 

Avant d'aller acheter le frigo, François exécute les tests à faire sur la génératrice Kipor selon Naviclub. Selon les résultats obtenus, il semble que l'alternateur soit en cause et qu'il faille remplacer le rotor et le stator. Bonne chance pour trouver les pièces et l'expertise nécessaire...Nous verrons à Ponta Delgada à Sao Miguel.

Après vérification de la possibilité d'électrolyse sur le bateau auprès de Bobo, nous partons acheter le frigo. Petit arrêt pour dîner au Restaurant Azor. À notre sortie, tous les commerces sont fermés ! Il est 14h30 et les commerces ferment à 12h le samedi. L'épicerie, elle, est encore ouverte. 

Une fois là-bas, nous parvenons à obtenir des renseignements sur les frigos (le service n'est pas évident). La jeune caissière que Josiane accroche ne comprend rien. Elle nous envoie son patron qui ne parle pas un mot d'anglais ou de français. Il est sympathique et nous nous comprenons avec les yeux et les gestes, et en souriant. 

Trouvant que l'on faisait pitié avec notre grosse boîte et notre petit diable de transport pour redescendre au port, il nous propose de venir d'apporter la boite avec son auto. 15 minutes plus tard, il arrive à la marina. Il nous fait un pouce en l'air en voyant Umialtak. Nous sortons la boite de la voiture et lui disons Obrigado  Il quitte. Nous devrons attendre à lundi pour brancher le frigo car nous n'avons pas l'adaptateur 220V pour la prise de quai.












Josiane et les jeunes retournent à la piscine naturelle faire de l'apnée. François en profite pour mettre le site à jour et importer des photos. Souper léger.

Nos amis de L'arrache-coeur sont de retour pour une nuit à Vélas. François (de L'Arrache-coeur) possède l'adapteur 220 volts que je recherche. Il me le prêtera demain matin.

Vaisselle et parties de cinq cents au programme pour la soirée.

Dimanche 7 août

Josiane fait des brownies en se levant. François (de L'Arrache-coeur) nous apporte sa prise 220 volts qu'il accepte de nous vendre à prix d'amis. C'est généreux de sa part et cela nous permet de brancher notre nouveau frigo !

François est enchanté. Il regarde descendre le thermomètre et il semble très performant ! Après 15 minutes, il semble presque trop performant...il est à 0 degré celcius. Josiane fait une farce en disant qu'il s'agit probablement d'un congélateur...Après quelques recherches sur internet, il est évident qu'il s'agit d'un congélateur. Le sympathique vendeur de la quincaillerie (qui ne parlait pas un mot anglais) nous avait dit qu'il n'y avait pas de différence entre le modèle que Josiane aimait et celui que nous avons acheté sauf que...

*&!@* nous avons acheter, fait livrer au bateau et il faut maintenant le retourner *&!@! Nous sommes dimanche mais heureusement l'épicerie est ouverte. 6 Impasse des Avant de quitter le bateau, nous avions préparer une feuille (traduite par internet) pour expliquer notre situation un peu complexe. Nous marchons jusque-là. Curieux, la porte grillagée est presque fermée...L'épicerie ferme à 13h le dimanche ! Il est 13h15...nous forçons l'entrée et nous tombons face à face avec une caissière et le gérant qui s'apprêtent à sortir et se demandent ce que nous faisons là. 
Résumé: Nous avons acheté un frigo que vous nous avez gentiment livré au bateau. Nous nous sommes rendus compte que le frigo est un congélateur et nous souhaiterions l'échanger. Nous aimerions que vous veniez chercher le congélateur et nous laisser le frigo en même temps

Le gérant ne semble pas vraiment comprendre mais il a l'air pressé et veut réglé l'affaire subito presto. C'est dimanche, il est 13h18 et il terminait à 13h...et voilà ces touristes qui veulent échanger un frigo !!!  Nous l'accompagnons dans la section des électroménagers et lui faisons comprendre, par signes, que nous voulons celui-là en échange de celui...porto yachte... Il saisit le frigo, nous demande si...car (auto). Nous lui indiquons que nous sommes à pieds. Il dit d'embarquer avec lui. Il met le frigo sur le siège arrière de sa BMW et en trois minutes nous sommes au voilier. Nous amenons le nouveau frigo au bateau, sortons le congélateur et lui donnons. Il le prend, nous dit obrigado (merci) et marche au pas de course vers son auto. Nous pensons qu'il allait souper chez la belle-mère et craignait de se faire disputer à son arrivée à la maison.

Nous branchons le frigo et il fonctionne ! Suite à cet événement rocambolesque, nous avons chaud. Nous partons pour la piscine naturelle. Il y a peu de monde et nous voyons de nombreux poissons en apnée. Souper au bateau. Nous préparons notre départ pour demain matin. 

Visite tardive de l'équipage de Spirit of Aeolius. C'est un couple d'une soixante d'années de l'Ontario qui n'ont plus de maison puisqu'ils vivent sur leur bateau à temps plein et voyagent à travers le monde (l'an dernier, ils ont passé l'hiver à Séville en Espagne). Leur bateau ressemble à Umialtak, il a la coque verte et il est en aluminum. FX est aller télécharger un film de voile à partir de leur ordinateur (FX pratique l'anglais activement). Leur bateau est, selon FX, très beau et bien équipé. Nous leur montrons nos photos de Florès puisqu'ils s'y rendront plus tard. Nous les reverrons peut-être plus tard dans notre voyage. Dodo.

Lundi 8 août

François se lève tôt pour finaliser les préparatifs de départ. Nous souhaitons acheter une grande rallonge électrique pour le frigo 220V. La quincaillerie était fermée durant la fin de semaine. François est le premier client en ligne à 9h. Par signes, il réussit à se faire comprendre et à acheter une rallonge de 15m. Arrêt rapide à la petite épicerie où l'on nous avait donné de la glace et retour au bateau. Durant ce temps, Josiane règle la marina et les formalités d'immigration. Nous quittons Vélas à 9h50. Nous sommes à 45 miles de Angra do Heroismo. Plus de 8 heures de navigation en vue. 

Dès notre sortie de la marina, il est assez évident que l'on va se faire brasser (cette expression fait bien rire nos amis français). Par contre, nous devrons tirer des bords (remonter le vent en allant de gauche à droite plutôt que directement puisque nous avons le vent de face). Cela rallongera passablement notre distance à parcourir. C'est ça la voile, et nous n'avons pas vraiment le choix puisque nous avançons seulement à 3 noeuds au moteur car les vagues sont fortes et le vent aussi. Il faut donc opter pour le trajet plus long mais gratuit et quand même plus rapide (à voile plutôt qu'à moteur). 

Il fait beau soleil sur la mer même si de grosses averses passent à terre. De gros nuages noirs amènent des pointes de vents de plus de 30 noeuds. Nous avons deux prises de rie dans la grande voile et modifions souvent notre enroulement de voile à l'avant. La navigation au près serrée est sportive et nous filons à 7.2 noeuds avec des pointes à plus de 8 noeuds. FX est d'une teinte plutôt verte et Josiane file plus ou moins. C'est quand même agréable et la journée passe rapidement. Nous longeons la côte de Sao Jorge que nous avions parcouru en voiture. Malgré nos appréhensions, notre arrivée à la marina d'Angra do Heroismo se déroule très bien.

Nous approchons du quai d'accueil et un membre du personnel nous attend. Josiane n'a pas de temps de dire quoi que ce soit qu'elle se retrouve à bord avec une petite carte de la marina et l'indication où l'on doit se rendre. C'est un accueil pour le moins expéditif...il est 19h50 et il termine à 20h ! Nous accostons facilement au bout du quai B. Le décor est magnifique avec la vieille ville historique et la cathédrale. Angra do Heroismo est classée Patrimoine mondial de l'Unesco. Nous rangeons rapidement le bateau et nous nous changeons. François, plus particulièrement, qui s'est fait doucher par une grosse vague et qui est trempé de la tête aux pieds.

Nous nous dirigeons vers le restaurant de la marina juste devant notre bateau. C'est un beau grand restaurant à la mode situé en bordure de mer. Le service est très faible (CA et François ont terminé leur plat principal lorsque Josiane et FX reçoivent les leurs mais la qualité de la nourriture excellente.

Petite reconnaissance dans les environs pour trouver nos amis de l'Arrache-coeur mais ils ne sont pas là. Ils ont connu des problème de démarreur juste en quittant Vélas, peut-être ont-ils modifié leur plan de venir à Angra ? 


La suite... Ile de Terceira