Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
   Home            Ile de Madère 2 au 11 septembre

ILE DE MADÈRE - DU 3 SEPTEMBRE AU ... 


Samedi 3 septembre

Arrivés trop tard la veille, nous procédons ce matin à notre enregistrement à la marina. Tout le monde est très gentil. On nous remet des dépliants d’information touristique. Puisqu’il n’y a pas de navette la fin de semaine pour aller à l’épicerie (la marina, bien que très belle, est isolée au bout de l’île), nous décidons de louer une voiture pour dimanche et lundi.

Aujourd’hui, nous prendrons donc l’autobus pour aller à Funchal.

Avec les horaires bien en main, nous marchons jusqu’à la route principale et attendons l’autobus. Il n’y a pas d’arrêt mais on nous a bien indiqué que c’était là. Le bus doit passer à 11 h 40. À 11 h 25 on y est déjà. À 11 h 45, l'autobus a peut-être un peu en retard, à 11 h 50, c’est normal on est loin, à 11 h 55, vérification à nouveau de la feuille avec l’horaire (c’est écrit en portugais!), à 11 h 58, hourra ! Le bus arrive dans l’autre sens. Ce ne sera pas long, il va aller au bout et revenir.

13 h 03: L’autobus arrive, nous y montons. François comprend que le chauffeur souhaite savoir où l'on va... pour nous dire le tarif... Funchal. Les billets bien en main, nous sommes partis.

En regardant l’heure imprimée sur le billet, nous remarquons 13 h 03. Sur notre montre, 12 h 03. Bizarre! Nous n’avons pas la bonne heure? Prochaine personne qui s’assoit près de nous, on lui demande l’heure.

À Madère, il faut avancer d’une heure par rapport aux Açores

Petit détail important quand on essaie d’attraper un bus!

Le trajet jusqu’à Funchal dure 1 h 30 par les routes panoramiques et en passant par les villes de Caniçal, Machico, Santa Cruz et l’aéroport. Par moment, on se pense dans des montagnes russes. Ça monte, ça descend (on regarde pas trop en bas, beau précipice) et ça va vite ! Coup de frein, accélérateur ...gauche ...droite...ça roule !


Arrivés au centre de Funchal, petite bouchée (tout le monde a faim) dans un restaurant de restauration rapide. Vite ! Nous voulons aller visiter le jardin botanique, un must ici et on doit rattraper un bus pour retourner à la marina, le dernier part à 18 h 15...

Nous marchons rapidement en tentant de s’orienter. C’est beau les azulejos (illustration en céramique blanche et bleue)...mais pas pour indiquer des noms de rue ! Nous révisons le plan de match car l’horaire est trop serré pour le jardin botanique, nous irons au marché de fruits et légumes. Trop tard, c’est fermé !

Nous flânons dans les rues de retour vers le port et la marina de Funchal. Visite de jardins et de la cathédrale de .

















Petites bouchées avant de partir. Nous goûtons à des bocos de caco (pain aux patates douces) assaisonnés de chorizos et des churros (semblable aux queues de castor mais en bâtonnets).

Retour à la marina après un autre tour d’autobus.

Dimanche 4 septembre

Départ en voiture, une Nissan Micra, amicalement surnommée Microbe. Nous partons pour une découverte de la partie ouest de l’île.

En prenant l’autoroute, nous découvrons un nombre impressionnant de tunnels. Certains font 400 m alors que d’autres font plus de 2 000 m. Ils passent littéralement à travers les montagnes.

Petite pensée pour notre amie Jo A. qui n’aimerait pas Madère (à moins de lui faire boire du vin de Madère en permanence !) : nombreux tunnels, falaises très hautes, routes en épingle très étroites, téléphériques...

En moins d’une demi-heure nous passons Funchal et nous arrêtons au Cabo Girao, la plus plus haute falaise de Madère avec ses 580 m. 


Très beau mais petit choc car des vendeurs de cartes postales et de souvenirs sont installés sur le belvédère. Il reste quelques espaces pour admirer la falaise. C'est plus touristique ici qu'aux Açores

Arrêt à la marina de Calheta où nous devions initialement arrêter avec le voilier. C'est petit mais nous aurions pu entrer.

Courte randonnée dans les ruelles de Jardim do Mar. Magnifique village où les voitures sont interdites (même à pied c’est très étroit). De belles fleurs et des vignes mûres ! À Madère, les oiseaux du paradis poussent comme les tulipes au Québec !












Une petite route avec des virages en épingle (tunnels inclus) nous mène en haut du village de Paul do Mar. Arrêt pour le lunch dans un casse-croûte qui se nomme O précipicio avec vue époustouflante sur la mer et la montagne. 


















On accepte de nous servir (du poulet seulement) même si un groupe de touristes français vient d’arriver. Délicieux et nous dégustons le milho frito, une friture de maïs.

Un arrêt improvisé se fait à Achadas da Cruz. Nous découvrons un téléphérique avec vue panoramique qui permet de se rendre au bord de la mer à plus de 1000m plus bas. L’équipage est partagé...2 veulent y aller et 2 autres ne sont pas chauds à l’idée d'être suspendus dans le vide... On ne nomme pas de noms ! 

C’est que ça descend pas mal le long de cette falaise ! Théoriquement, nous n'avons pas le temps si on veut faire notre randonnée de 4 h...

Les courageux gagnent et nous irons...la vue est très impressionnante ! Encore une petite pensée pour Jo A. ! 












Nous marchons le sentier au bord de la mer et reprenons le téléphérique pour une remontée vertigineuse...

Nous nous rendons ensuite au départ de notre randonnée pédestre à Rabaças. La marche d’approche est longue (2 km) mais finalement nous marchons dans la forêt le long des levadas. Nous débutons la randonnée d'une durée de quatre heures à 16h ! Nous sommes les derniers à s'aventurer dans le sentier. Nous reviendrons seuls.

Extrait du Petit futé 2010-2011 - Madère:

Trésor d’ingéniosité et de génie civil, le réseau des canaux d’irrigation (levadas) élaboré dès le début de la colonisation fut parfois l’oeuvre de forçats ou d’esclaves, mais plus souvent d’ouvriers qui mettaient leur vie en jeu pour apporter de l’eau des hauteurs vers les jardins situés plus en bas, parfois au-dessus d’à-pics vertigineux...plus de 1000 km de canaux drainent l’eau des forêts vers les cultures...ces levadas empruntent souvent des tunnels creusés à la pioche...chaque canal est longé par un petit chemin, régulièrement parcouru par les lavadeiros, le plus souvent facile à suivre et qui transforme la moindre promenade en un enchantement. 





























De retour à la voiture, nous poursuivons notre route par le Paul da Serra, le plateau de Madère surnommé le marais de la montagne, à l’intérieur de l’ïle.

Fourbus et affamés, nous dégustons, au restaurant Santo Antonio de Estreito de Câmara do Lobos, le plat le plus fameux en ce qui concerne la viande: l’espetada de carne de vaca. C’est une brochette de viande cuite sur le feu, la baguette était traditionnellement une tige de laurier. C'est excellent et l'accueil est remarquable.

Courte visite aux festivités des vendanges de ce village. 

Retour à la marina. Il est 22 h 30.

Fatigués mais heureux de cette belle journée à Madère.












Lundi 5 septembre

La randonnée de la veille se fait sentir sur les corps de l’équipage. Compte tenu du lever hâtif, l’ado souhaite même rester au bateau. Pas question, nous avons une voiture et c’est la côte nord de l'ile que l’on découvrira. Après quelques minutes, l’ado n’y pense plus et est heureux d’être à bord.

La veille, Charles-Antoine avait lancé un concours de petits bateaux dans les levadas. Chacun a développé son concept et réalisé l'embarcation. CA a choisi une branche et la gossée pour en faire un bateau. FX y va avec un matériau recyclé: une bouteille vide de thé glacé avec ballast et quille. La compétition est ouverte. 

Qui aura le bateau le plus rapide dans la levada ?

Nous nous arrêtons d’abord à Santana pour y admirer les fameuses (nous les voyons sur toutes les cartes postales de Madère) maisons au bout pointues.














Courte visite à l’épicerie pour finaliser notre pique-nique et achat de quelques souvenirs.

Encore une petite route pour rejoindre le départ de notre randonnée du jour,  la Queimadas-Caldeirao verde.

Il est près de midi. Nous mangerons avant de partir. En partant à la recherche d’une table à pique-nique nous trouvons une jolie maisonnette vide. Nous nous y installons pour casser la croûte surtout qu’il a plu et tout est mouillé. Il y a beaucoup de nuages en haute attitude et il tombe un petit crachin.



















Nous ferons encore une fois, une très belle randonnée. Cette fois, la levada passe à travers quatre tunnels, certains très longs et pas très hauts, il faut marcher accroupis, la lampe frontale est de rigueur. Même les enfants ont une pensée pour Jo A. !

Sur le chemin du retour, la fameuse compétition de bateau aura lieu. A l’aller, les compétiteurs ont observé le parcours en y allant de leurs prédictions. Ils retiennent un peu du père dans le département attitude de compétition. (?!?)
















Il y aura 9 manches. FX modifiera son bateau après sa défaite lors de la première manche. Non, non, il n’est pas mauvais perdant. Après une compétition enlevante, le gagnant sera Charles-Antoine avec son objet flottant non-identifié surnommé Bâââteau (bâton-bateau). N’allez surtout pas dire à Charlot qu’il s’agit d’un simple bout de bois ! Il vous expliquera que l'aérodynamique a été grandement améliorée avec son couteau de poche. 

Les jeunes scientifiques-participants discutent encore des résultats obtenus et tentent de trouver des explications...

Au retour, approvisionnement dans deux supermercados (nous profitons de la voiture). À 21h30, nous prenons une bouchée au resto de la marina. Une autre journée bien remplie ! 

Mardi 6 septembre

Lever tardif. Après 3 journées de course sur l'ile, nous relaxons au bateau.

Journée de repos, ménage, lecture et études.

Mise à jour du site internet. Douche et dodo.

Mercredi 7 septembre

Notre premier arrêt est le Mercado dos Lavradores. Un impressionnant marché de poissons, de légumes et de fruits exotiques (fruits de la passion, mangue, figues, etc) sur deux étages. 









Dans une section, il y a aussi le marché de fleurs. Les vendeurs savent comment attraper les  touristes...en nous faisant goûter.

Nous entamons ensuite une montée dans les rues de Funchal pour atteindre le jardin botanique. C’est haut, le soleil plombe et il fait chaud ! Il y a des travaux dans la rue que nous devons monter, il faut donc modifier notre parcours..qui s'allonge encore. Les jeunes sont fous de joie...

Visite du jardin botanique et du jardin des perroquets situés à une altitude de 200 à 350 m sur 3,5 hectares. Nous nous joignons discrètement à un groupe de Français pour écouter les explications fort intéressantes du guide sur les différentes plantes exotiques.



























Du jardin, nous prenons le téléphérique jusqu’à Monte. L’église de Monte se retrouve souvent sur les cartes postales de Madère. 












Et c’est là qu’on trouve les fameux carros de cestos. Ce sont des traîneaux en osier conduits par de solides gaillards vêtus de blanc, canotier sur la tête et bottes de cuir aux pieds. Et c’est assis dans ces paniers, qu’on descend dans la rue!

 

 

 

 

 

 

 

Puisque Josiane en parlait depuis 2 ans, toute la famille a eu droit de faire la randonnée  (à un tarif $$$ de touristes !...).

Suite à cette expérience spéciale, nous sommes redescendus à pieds au centre-ville de Funchal. Après avoir pris une bouchée, nous retournons en autobus à la marina.

Jeudi 8 septembre

Repos au bateau et études pour les gars.

Dans l’après-midi, le capitaine décide de plonger et d’aller vérifier l’anode du moteur et l’état de la coque. Les moussaillons l’accompagnent. Petite séance de nettoyage de la coque, qui malgré la peinture antisalissure, accumule de petites algues. Un petit coup de brosse sur le safran et l'hélice et tout est beau. La peinture résiste bien même dans cet environnement marin plein de micro-organismes qui veulent se coller sur la coque. Plusieurs bateaux ont une barbe...c'est à dire une petite mousse verte (comme du gazon) qui colle sur la coque immergée.

En fin d’après-midi, le capitaine se transforme en... coiffeur ! Il est vraiment très polyvalent. Sur le bout du quai, à côté du bateau, il coupe les cheveux de Charles-Antoine et de Josiane ! 

Il commençait à y avoir un peu trop de bouclettes! Franchement, il s’en tire bien. Ce n’est pas une coupe de styliste mais quand même pas besoin de se cacher ou de porter un chapeau pour la prochaine semaine !

En soirée, nous réévaluons notre itinéraire de l'automne en tenant compte des commentaires que nous avons eu de différents navigateurs et d'un projet de Safari africain dans le sud du Sénégal. 

Il y a quelques semaines, nous avons contacté par courriel une entreprise sérieuse qui organise des excursions de plusieurs jours dans le Sénégal oriental. Nous irions faire un Safari photos au Parc du Niokolo Koba pour une semaine. Nous engagerions un gardien pour le bateau à Dakar et celui-ci surveillerait le voilier durant notre absence. Nous avons demandé plusieurs avis et il semble ne pas y avoir de problème de sécurité avec un gardien. 

Le Parc du Niokolo Koba est situé à plus de 500 km de Dakar (au sud ouest de Tambacounda sur la petite carte). Il faudra donc engager les services d'un taxi-brousse pour l'aller et le retour. De Wassadou, lieu de l'hébergement, nous serons pris en charge par un chauffeur et un guide. Ils s'occuperont de tous les aspects pratiques (hébergement, nourriture, transport, sécurité,droits d'entrée...). Nous irions dans le parc deux ou trois jours et visiterions des villages reculés. 

Si vous êtes curieux...(je suis sûr que vous l'êtes !) vous pouvez aller consulter le site suivant pour avoir plus de détails sur les excursions possibles: Parc du Niokolo Koba

Nous avons donc modifié le temps dans chacune de nos escales pour nous permettre de faire le Safari au Sénégal oriental et, plus tard, d'entrer dans le Fleuve Casamance avec Umialtak. 













Voici la nouvelle planification théorique car il faut tenir compte des vents que nous rencontrerons:

PLANIFICATION MODIFIÉE LE 8 SEPTEMBRE - UMIALTAK

2 au 11 septembre:      Visite de Madère

11 au 13 septembre:    Navigation / Traversée Madère - Canaries (275 miles)

13 au 20 septembre:     Ile de Graciosa (si nous recevons l'autorisation du Gouvernement des Canaries) et/ou Ile de Lanzarote à la Marina Rubicon (au sud d'Arrecife)

21 septembre:                Navigation de l’ile de Lanzarote à l’Ile de Fuerteventura (50 miles)

21 au 27 septembre:    Ile de Fuerteventura à la Marina Grand Tarajal (au sud de Puerto del Rosario)

27-28 septembre:          Navigation de l’Ile de Fuerteventura à l’Ile de Grand Canaria (80 miles)











Source: e-voyageur.com

28 septembre au 4 oct.:  Ile de Grand Canaria à la Marina de Las Palmas

4-5 octobre:                      Navigation de l’Ile de Grand Canaria à l’Ile de Tenerife (80 miles)

5 au 13 octobre:              Ile de Tenerife à la Marina Sao Miguel (au sud de l'Ile)(avitaillement majeur avant l’Afrique et la grande traversée de l’Atlantique)

13 au 22 octobre:            Navigation - Traversée Canaries - Sénégal (900 miles)

22 au 26 octobre:             Dakar, Sénégal (visite de la ville)

27 octobre au 1er nov.:   Safari africain dans le Parc Niokolo Koba au Sénégal

2 au 4 novembre:             Dakar, Sénégal (avitaillement nourriture et eau)

5 et 6 novembre:              Navigation de Dakar à l’entrée du Fleuve Casamance (150 miles) 

7 au 20 novembre:          Visite de la Casamance jusqu’à Ziguirchor (allez-retour)

21 au 25 novembre:       Navigation de l’entrée de la Casamance à Praia, Cap Vert

25 novembre au 6 déc.: Visite du Cap Vert

7 au 30 décembre:          Navigation transatlantique du Cap Vert à Tobago (2200 miles)

30 décembre:                   Arrivée à Scarborought, Ile de Tobago


Vendredi 9 septembre

La Marina Quinta do Lorde est luxueuse. Il s'agit d'un complexe immobilier de condos et un hôtel 5 étoiles mais qui est encore vide. Il y a plus de 200 condos mais tous vides ! C'est un village fantôme. La construction de nouvelles unités se poursuit. Les services sont excellents. Par contre, la marina est située complètement à l'est de Madère et elle est loin de Funchal. Voici quelques photos (même les toilettes sont impeccables !) de la marina et de l'un de nos voisins de quai. Un magnifique voilier qui doit valoir plus de 1.5 millions de dollars. 












A 10 h, Josiane et François prennent la navette de la marina pour aller à l’épicerie.Nous faisons la rencontre de Jean-Marc, un navigateur français. Comme nous, il naviguera vers les Canaries, le Cap Vert et, lui, se dirigera par la suite vers le Brésil.

Nous aurons l’occasion d’échanger avec lui en visitant la petite ville de Machico car la navette ne sera de retour qu’à 13 h 40. On se promène près du port, petit café sur une terrasse, on prend une bouchée pour finalement s’apercevoir qu’il faut courir à l’épicerie...on va manquer de temps !

Retour au bateau vers 14 h 15. Les gars étaient restés pour étudier (!?).

Le reste de la journée sera consacré à du rangement et de la lecture.

Nous tentons de communiquer par Skype mais les communications sont de plus en plus difficiles. Il faudra s'habituer à donner des nouvelles moins souvent car même aux Iles Canaries, l'accès au réseau Internet ne sera pas toujours possible. Une fois en Afrique, nous croyons qu'il sera très difficile de communiquer par Internet. Nous croyons que nous y aurons accès seulement au Cercle de la Voile de Dakar.

Vers 23h15, François décide de faire du pain. Il lèvera au four toute la nuit pour être cuit demain matin.

Samedi 10 septembre

Au lever, cuisson du pain. Les jeunes le mange dès le lever. Mise à jour du site internet.

Nous faisons un peu de lavage (à 10 euros la brassée !).

Visite à la plage adjacente dans l'après-midi.

Notre départ pour les Iles Canaries est prévu dimanche après-midi.