Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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ILE DE LANZAROTE - 14 AU 23 SEPTEMBRE 2011

Mercredi 14 septembre

Vers 9 h 30, un employé de la marina nous demande de faire notre enregistrement. Ici, ils ne se servent pas des papiers du bateau pour la tarification...ils mesurent. Cela est désavantageux pour nous. Sur les papiers d’enregistrement, Umialtak mesure 12,80 mètres (car la longueur est calculée à la ligne de flottaison) mais en réalité, le bateau mesure 16 mètres avec l’annexe en place. Nous retirerons l’annexe, pour une tarification de 15 mètres.

Nous visitons le village et profitons de la piscine en après-midi. Nous rencontrons Ann, une belge très sympathique qui séjourne à la marina depuis quelques semaines. C’est vraiment la plus belle marina depuis notre départ. C’est touristique mais les services que nous recevons sont VIP. Nous sommes entourés de magnifiques bateaux en provenance de partout dans le monde. 












Parmi les boutiques, une agence offre différentes activités touristiques sur l’ile. Nous achetons un tour guidé en autobus pour visiter le sud de l’ile et aussi une journée de leçon de surf au nord de l’ile. 

Jeudi 15 septembre

Réveil hâtif car c’est la journée du tour guidé, une première depuis le début de notre voyage. L’autobus nous prend à l’entrée de la marina à 9 h 50. 












Nous débutons la journée par deux arrêts: El Golfo et Los Hervideros. Il s’agit d’un site reconnu parce que plusieurs films ont été tournés ici. Le paysage est lunaire avec les champs de lave et l’entrée de la lave dans la mer. Les gars, inspirés par le paysage et le film Star Wars, s’amusent à dire: Luke, je suis ton père ! 

Il y aussi un curieux lac à l’eau verte car une algue s’y développe. Il y a création d’une pierre semi-précieuse, l’Olivina.

La prochaine étape est la randonnée en dromadaire...une activité très touristique mais incontournable. Juste à l’entrée du parc, nous voyons plusieurs dromadaires...notre guide nous amène vers un chamelier. 

Nous sommes assis sur une chaise de bois, de chaque côté de la bosse. Il faut être synchronisé pour embarquer et descendre. CA et FX sont devant. Certains dromadaires semblent malcommodes...comme le nôtre qui décide de se lever quand tous les autres sont encore couchés ! Ça surprend ! La petite randonnée est agréable et nous montons dans la dune de petites roches volcaniques. 














Dans nos plans initiaux, nous  devions visiter le Maroc et faire une excursion de 3 jours à dos de chameau...nous ne sommes plus sûrs que nous aurions apprécié...! Notre expérience est positive et nous reprenons l’autobus pour la suite de la journée.

Nous continuons notre route pour découvrir le Parc national Timanfaya (montagne de feu). Le décor est irréel avec les champs de lave, plusieurs vieux cratères de volcan et celui de la dernière éruption de 1730. Nous roulons carrément dans le champs de lave. Le chauffeur d’autobus est doué car la route à sens unique est très étroite et les parois sont plutôt rudes...


Le sol est tellement chaud que nous ne pouvons pas tenir dans notre main une petite poignée de roches prélevées à 30 centimètres dans le sol. Un restaurant est situé dans le bâtiment d’accueil du parc et la cuisson de la viande se fait dans un petit cratère d’une dizaine de pieds de profondeur.

Pour le spectacle aux touristes, ils ont inséré des tuyaux métalliques dans le sol à près de 10 mètres de profondeur. Ils vident un peu d’eau dans le tuyau et l’évaporation se fait instantanément. En finale, ils versent une petite chaudière et la réaction est immédiate, l’eau passe de l’état liquide à l’état gazeux dans un bruit assourdissant.









Le dîner est inclus dans notre forfait et nous mangeons dans un restaurant de Yaiza.

C’est une formule buffet tout inclus. Nous vérifions toujours les ingrédients avec le cuisinier pour nous assurer que FX peut manger compte tenu de ses allergies aux noix. Pas de problème, nous mangeons avec appétit, il est 14 h.

Nous effectuons un dernier arrêt dans un vignoble pour une petite dégustation. Les vignes sont plantées dans de petits demi-cercles entourés de pierres volcaniques pour les protéger du vent. Le paysage est particulier avec toutes ces vignes entourées de mur de pierres à perte de vue et à flanc de cratère. 


Retour à la marina à 16h15. Petite visite à la piscine au retour. Souper. Après le souper, les trois gars vont se promener dans le village pour voir les résultats du jour de la Marlin Cup. Une compétition de pêche au marlin. C’est le rêve de CA de pêcher un marlin mais en voyant les photos et les équipements sur les bateaux, je crois que nos cannes sont sous-dimensionnées. Certains bateaux de pêche sont incroyables ! Ils mesurent plus de 60 pieds et sont équipés de plusieurs cannes à plus de 2500$ chacune.


















Au retour, nous croisons Ann, qui nous présente son mari Stéphane. Elle nous présente aussi Isabelle et Guy qui ont effectués un tour du monde de 6 ans. Ils devaient rentrer en France cet été mais ils ont décidé à la dernière minute de repartir pour un deuxième tour du monde ! C’est inspirant les changements de programme comme celui-là... Vous pouvez consulter leur site internet: http://www.prosperaim.fr/

Nous rencontrons aussi Bernard et Jeanne, des belges.

Vendredi 16 septembre

Journée de rangement et de ménage au bateau. Nous nous rendons à la plage de Papagayo en vélo. Une belle plage avec de belles filles. Les gars découvrent avec bonheur la mode européenne du monokini... 

Finalement la vie en Europe est assez agréable...les belles filles, les belles voitures, les bons vins pas chers...ça porte à réflexion ! 

François et les jeunes en profite déjà pour réfléchir à l'achat de notre prochain véhicule...au retour en août 2012 ! 

Une Volvo V60 ? Un Porsche Cayenne ? Un nouveau Audi Q7 ou VW  Touareg ? Les jeunes sont d'excellents chroniqueurs automobile...mais nous avons encore du temps pour prendre notre décision finale.


Nous remarquons que plusieurs voiliers sont au mouillage. Nous y viendrons probablement la semaine prochaine.

Visite à la piscine où nous rencontrons l’équipage français Taoz dont les enfants ont 5 et 7 ans. Programme semblable au nôtre, on risque de se recroiser.

Ce soir, Josiane et François soupent en amoureux au resto. Les gars nous observent avec les jumelles pour découvrir notre choix: la Casa Roja. De la terrasse, nous voyons Umialtak et les gars assis dans le cockpit. Excellent souper.

Samedi 17 septembre

Aujourd’hui, nous avons une voiture de location. Une belle petite VW Polo rouge. Nous apercevons plusieurs personnes qui marchent dans la rue avec des costumes d’époque. C’est une fête folklorique, en l’honneur de la sainte patronne de l’ile. Nous voyons des pèlerins toute la journée qui se dirige vers Mancha Blanca, un village épargné par la coulée de lave de 1824. 

Nous arrêtons au vignoble Stratus. Hier soir, nous avons découvert leur vin rouge et nous achetons deux bouteilles. Nous visitons le Monument Al Campesino en hommage aux paysans de l’île. On y trouve aussi une oeuvre réalisée par César Manrique, un artiste contemporain local de renommée internationale. Lanzarote est un musée grandeur nature créé par Manrique à la demande des autorités de l’île. De très beaux exemples d’art public.

Nous visitons la maison de l’artiste, maintenant gérée par une fondation. L’architecture est époustouflante avec cinq espaces dans des bulles de lave. Il y a des couloirs qui mènent d’une à l’autre. C’est une habitation en partie sous terre en plein champ de lave. Nous y trouvons une magnifique exposition rétrospective de l’artiste et aussi des oeuvres de sa collections personnelle  dont deux tableaux de Picasso.












Charles-Antoine nous parlait depuis longtemps du IKEA de Lanzarote, nous ymagasinons et dînons là-bas. Petite visite à l’épicerie.

Nous nous rendons à la pointe nord de l’ile pour découvrir l’Ile de Graciosa. Nous allons nous promener sur la plage de Famara et visitons quelques boutiques de surf (les gars souhaitent que nous achetions une ou deux planches de surf...).

















Nous faisons un avitaillement chez Roper avec l’achat de 80 litres d’eau embouteillée puisque nous nous dirigeons vers l’Afrique et la grande traversée.

Dimanche 18 septembre 

Josiane et François vont faire un petit tour à la plage de Papagayo pour voir si certains bateaux y ont passé la nuit en prévision de notre mouillage. Retour de la voiture pour 9 h. Au retour, nous allons à l’administration pour faire avancer le dossier du problème d’accès à notre site de mise à jour internet. 

Nous rencontrons Jean-Marc, notre ami français rencontré à Madère.

Petite journée relaxe. Nous allons à la piscine en après-midi et nous rencontrons nos amis belges et français.

Nous invitons Jean-Marc et Thierry pour l’apéro sur Umialtak. Durant l’apéro, Anne, notre amie belge nous convie à un cocktail dînatoire demain soir sur leur bateau. Nous acceptons avec plaisir.

Jean-Marc nous invite pour le lendemain soir sur leur bateau. Invitations acceptées, nous partirons 24 heures plus tard que prévu !

Nous passons une belle soirée avec nos amis français. Souper par la suite. Nous nous couchons tôt car demain c’est le surf !

Lundi 19 septembre

Nous sommes debout très tôt. Les jeunes se réveillent d’eux-mêmes à 7 h 15 ! Ils ont hâte de surfer. Paul, notre instructeur vient nous chercher à 9 h à la marina.

Nous nous rendons pour récupérer les planches et un autre groupe de 5 personnes. Paul est Irlandais (décidément nous rencontrons des gens de plusieurs pays !) et travaille à Lanzarote depuis plusieurs années.

Nous arrivons à Famara vers 10 h 15. Pendant que Paul prépare les planches nous enfilons nos wetsuits. Petit réchauffement et explication des consignes de base pour faire glisser la planche sur l’eau. Les premiers exercices se déroulent sur le ventre et bientôt nous faisons nos premières tentatives debout.











C’est du sport ! La mer est agitée et les vagues sont nombreuses. C’est comme passer la journée dans la machine à laver ! Il faut affronter les vagues pour s’éloigner du bord, tourner la planche, calculer le meilleur moment pour sauter dessus et ramer, par la suite c’est le saut explosif pour se mettre debout. Au début 3 fois sur 4 c’est la plongée tête première...on se relève et on repart. Plus le temps passe, meilleurs nous devenons et vers la fin, nous surfons de magnifiques vagues. Les gars magasinent déjà...pour leurs futures planches.











Nous revenons au bateau à 16 h 15. Petit saut à la douche et préparation pour le cocktail.

Vers  19 h 15, nous sommes accueillis chaleureusement par Anne et Stéphane sur leur magnifique Garcia 64. Nous avons le privilège de faire la visite complète. C’est un voilier d’exception. Le bateau est tout neuf (1 an). Vous pouvez voir par vous-même sur leur blog: http://www.sas3intheworld.wordpress.com

Anne et Stephan se sont impliqués durant deux ans dans toutes les étapes de la construction réalisée par le Chantier Garcia et ils ont fait des choix judicieux.

FX et CA bavent devant l’annexe avec un moteur de 40 forces et une console, les winchs hydrauliques, les téléviseurs escamotables, le lave-linge, internet satellite... ! 

C’est une soirée très agréable avec deux équipages belges, un équipage français, un équipage d’Angleterre et nous du Québec. Nous avons chanté avec Bernard qui maîtrise très bien la guitare et le chant. Il connait même les airs de Félix Leclerc et Claude Léveillée ! Guy nous a comblé avec ses talents de conteur.











C’est une soirée dont nous nous rappellerons longtemps. Nous quittons vers minuit trente.  











Mardi 20 septembre

Lever tardif. Visite à l’administration pour le suivi du problème internet. Ménage du bateau. En après-midi, Josiane et François vont à vélo vers Playa Blanca. Visites dans les boutiques et retour à la piscine.

Vers 16 h, nous avons enfin accès à notre site internet pour faire les mises à jour. 

À 19 h 30, c’est l’apéro chez nos amis français. François avait mal compris, ce n’est pas seulement l’apéro mais aussi le souper. Thierry, un ami de Jean-Marc, a préparé un excellente paella. Nous rencontrons Monique et Bernard, un sympathique équipage français sur un Amel SuperMaramu.


Encore une soirée agréable avec des anecdotes de navigation et d’expériences de vie en mer. La rencontre des gens est incroyable et réellement agréable.

Nous revenons au bateau un peu après minuit. Appels Skype difficiles mais possibles. Nous en profitons avant le mouillage des prochains jours.

Mercredi 21 septembre

Lever assez tôt et préparatifs pour le départ prévu en après-midi vers le mouillage de Papagayo à 20 minutes de la marina. En allant à la toilette, François rencontre Bernard qui l’invite à visiter son Amel Super Maramu. C’est un très beau bateau avec cockpit central, air climatisé et une belle finition intérieure. Bernard et Monique viennent à leur tour visiter Umialtak.

François rédige les textes pour le site internet. Josiane fait des courses à l’épicerie. FX s’occupe de l’annexe et des vélos pliants. CA coopère peu...avec une humeur peu agréable.

En retard sur nos plans initiaux (14h), nous quittons vers le mouillage autour de 15h30. Mise à jour du site oblige.

Après moins de 30 minutes de navigation, nous arrivons à Papagayo. Il y a une dizaine de bateaux à l’ancre. Nous nous installons à l’ouest, presque face à la plage. Nous mouillons toute la chaine donc plus de 150 pieds, c’est amplement suffisant même un peu trop.




En fin d’après-midi, Josiane et les matelots se rendent à l’épicerie Roper en annexe. C’est à moins de 10 minutes.


Après le souper, les jeunes se rendent sur la plage en youyou. 




Petite soirée de cartes. Mauvaise nuit car il vente fort et le vent tourne. Aucun problème avec la tenue de l’ancre, la Rocna s’accroche très bien au fond.


Jeudi 22 septembre


Beaucoup de gens à la plage juste en face du bateau. Nous restons sur celui-ci pour lire et faire des travaux scolaires.  François répare la pompe à pied de la salle de bain. 


Nous profitons du soleil et faisons de l’apnée près du bateau. Nous sommes ancrés dans près de 30 pieds d’eau et nous voyons le fond. Des poissons se promènent sous le bateau.


Il y a quelques averses en fin de soirée et durant la nuit, un phénomène rare depuis notre départ du Canada. Le vent est plus calme mais le mouillage assez rouleur.


Vendredi 23 septembre


Au lever, le bateau est couvert d’une fine couche de sable. Puisqu’il a plu, le bateau est très sale. François prend un seau, une guenille et lave le pont à quatre pattes. Durant la nuit, le vent en provenance du Sahara, a transporté le sable vers les Canaries. N’oublions pas que nous sommes à moins de cent kilomètres de l’Afrique !


Vers 11 h, les gars vont faire les courses finales avant le départ. Petite randonnée en annexe et nous y sommes. Nous rencontrons Bernard et Monique de Gatua II (Amel) qui font leurs courses. Ils viendront nous voir au mouillage avec leur bateau avant notre départ prévu à 15 h.


Nous préparons le bateau pour le départ. Vers 13 h 30, nous voyons le Amel Super Maramu qui s’approche. Nous levons l’ancre à 15 h. Le vent est faible. Bernard et Monique nous escortent vers Fuerteventura. Monique mitraille Umialtak avec son appareil photo. Ils nous disent adieu et tournent leur étrave vers la Marina Rubicon.

Bye bye Lanzarote !


Le vent change complètement de direction et se lève avec plus de force. Avec une prise de ris et le génois un peu enroulé, nous filons à plus de 6,5 noeuds. C’est confortable et nous devons toujours être conservateur avec la superficie de voile car les Iles Canaries sont sournoises. Il y a des zones d’accélération du vent de 5 à 25 noeuds...ce qui peut rapidement déchirer une voile...ou démâter un voilier.


La navigation se déroule bien et nous respectons nos quarts de veille habituels. Nous progressons même au delà de nos espérances ce qui nous mène à 10 miles de Las Palmas avec encore une nuit noire. Nous levons le pied nous faire une entrée de jour.


La suite... Ile de Gran Canaria 23 au 28 septembre