Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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ILE DE GRAND CANARIE - DU 24 AU 28 SEPTEMBRE 2011


Samedi 24 septembre


C’est un immense port commercial avec une marina qui peut accueillir 1250 bateaux. 

Il y a aussi un mouillage juste à côté de la marina. Nous hésitons entre les deux. Dans plusieurs guides, il est mentionné que la marina est infestée de rats et de coquerelles. Cela ne nous dit rien... De l’extérieur, c’est bien propre, mais les petites bêtes se cachent sous les pontons...


Nous approchons de l’entrée et nous nous trouvons dans une véritable marmite avec de la vague de 8 pieds qui vient de tous les sens à cause des murs de ciment qui propagent les vagues. Le trafic maritime est intense...nous avons un cargo sur bâbord (vous vous rappelez du truc ? Bat-terie...bâ-bord pour la gauche et tri-bord pour la droite du bateau) et deux immenses traversiers qui sortent du port. 


Nous observons les lieux avec nos jumelles. La marina est sur bâbord et le mouillage juste derrière. Nous apercevons le voilier de nos amis belges. SAS3 est à l’ancre dans le mouillage...la décision se prend rapidement, nous irons au mouillage nous aussi. Les coquerelles ne savent pas nager ! 




Nous jetons l’ancre juste derrière le Garcia 64. Il y a trente pieds d’eau sous la coque. La vingtaine de bateaux autour de nous sont de petites dimensions. Le mouillage semble confortable.


Les gars sautent dans l’annexe pour aller s’enregistrer à la marina. En cherchant le préposé, nous apercevons trois beaux gros spécimens de coquerelles directement à côté de la porte de l’administration...c’est officiel, nous resterons au mouillage !!!


Après quelques difficultés à trouver le préposé qui est seul aujourd’hui, nous finissons par faire les formalités et combler la bureaucratie espagnole. Même au mouillage, nous payons (une petite somme) pour avoir accès aux douches et toilettes, au ponton pour attacher notre annexe lorsque nous allons à terre et pour un accès à internet (très lent et peu fiable). Nous devons aussi payer une taxe d’un mois...même si nous resterons seulement 4 jours !  Nous n’avons pas le choix...il faut bien payer les fonctionnaires.


Nous retournons au bateau pour retrouver Josiane somnolente...c’est dur une nuit de navigation. C’est plus difficile une seule nuit car le corps n’a pas le temps de prendre le rythme des quarts de veille. 


Nous sautons tous dans l’annexe pour aller découvrir les environs. L’architecture de la ville n’est pas belle. Plusieurs édifices en hauteur, pas d’uniformité, une autoroute qui coupe le bord de l’eau de la ville...


Nous découvrons un grand marché de fruits et légumes qui est ouvert même si nous sommes samedi p.m. Tout près, nous apercevons le El Corte Inglès, un grand magasin sur 8 ou 9 étages. Nous sommes revenus dans le monde de la consommation ! Des parfums, des montres et bijoux de grand luxe, des motos, des vêtements griffés...


CA achète des shorts Billabong qu’il cherche depuis les Açores. Trois paires, question de ne pas en manquer...! François est actif dans la section des vêtements Paul & Shark...mais il reviendra plus tard cette semaine. Nous dînons dans un petit resto à 16h. Retour au bateau.


Visite à la douche de la marina avant le souper. 

Petite jasette avec Stéphane et Ann de SAS3 au retour. Ils quittent pour Santa Cruz sur l’Ile deTenerife demain matin.










Dimanche 25 septembre


Aujourd’hui, les visites touristiques sont au programme. Nous marchons jusqu’au quartier historique pour visiter le Musée de Christophe Colomb. C’est intéressant et instructif. Regards du côté de la cathédrale et dîner sur une terrasse d’un hôtel à proximité.



















Au retour, c’est Charles-Antoine qui nous guide. Nous sommes à près d’une heure à pieds de la marina et c’est lui qui nous dirige avec la carte...en espagnol !




Il est excellent, nous empruntons les bonnes rues et nous sommes en confiance. Il nous a même fait passer par la rue...des prostituées ! Elles sont sur le bord de la rue, à la porte de petits appartements...nous ne sommes pas la clientèle cible avec deux enfants et nos sacs à dos ! 

Pour les jeunes, l’éducation se fait à tous les instants...et dans les moments les plus inattendus !


Retour au bateau. Lecture et repos. Appels Skype en soirée mais le lien internet est très lent et instable. François tentera de mettre le site internet à jour jusqu’à 1h30 mais sans succès.


Lundi 26 septembre


Bonne fête Bobo ! Lever tardif d’une partie de l’équipage (toujours la même partie..). 


Nous apercevons une embarcation du service des douanes. François qui est dans le cockpit, les salut poliment lorsqu’ils passent une première fois près du bateau. Ils repassent une deuxième fois et s’approchent. Ils demandent de monter à bord. Ils sont cinq agents. Ils ont fière allure avec leur casque à bord de leur gros canot pneumatique mais ils semblent prendre les choses au sérieux.




















Après leur demande, François leur accorde la permission de monter à bord (mais y avait-il d’autres options ?). 

Deux des agents demandent les papiers du bateau, les passeports, le port d’où nous arrivons et celui où nous comptons nous rendre... Ils passent près de 30 minutes sur le bateau. Pas de fouille. C’est, semble t-il, un exercice routinier de contrôler les bateaux. Ils nous laissent une copie des documents remplis. Ils sont sympathiques.


Suite à la visite des douaniers, nous dînons rapidement et sautons dans l’annexe pour une autre visite en ville. Notre destination est le El Corte Inglès

François n’a pas oublié le polo rencontré samedi et Josiane justifie habilement le besoin d’une nouvelle paire de lunettes soleil polarisée...




























Nous passons l’après-midi à magasiner. Nous terminons avec la visite de l’épicerie El Corte Inglès. Nous faisons quelques provisions, en tenant compte que nous sommes à pieds. Ils vendent un jambon qui ressemble un peu au prosciutto mais à 99 euros le kilo ! Il est réputé excellent...


Au retour vers le bateau, le moteur de l’annexe fait des siennes. Il a des ratés. Le carburateur semble encrassé. Il faudra y voir. Espérons que cela soit un problème mineur.


Au retour, CA fait des mathématiques. Il travaille les angles. FX a, lui-aussi bien travaillé ce matin. Il a fait des maths, lu un livre et travaillé son espagnol. 


François reçoit un courriel de nos amis belges de SAS3. Il semble que Santa Cruz de Tenerife ne soit pas une très belle destination. Ils confirment donc notre première idée. Nous quitterons donc directement vers la Marina San Miguel mercredi soir. 


En soirée, François fait la mise à jour des textes qu’il tentera de mettre en ligne après minuit ou avant 7h car l’achalandage du réseau wi-fi de la marina est trop grand à d’autres moments et le signal se coupe constamment.


Mardi 27 septembre

Ce matin, petite balade vers la douche de la marina. Nous faisons quelques achats pour Umialtak: un embout de ventilation extérieure (dorade) perdu en mer et une ancre ainsi que sa chaine pour l'annexe. Retour au bateau et deuxième randonnée vers la ville car François a rendez-vous pour une coupe de cheveux. Nous sommes à deux pas du Corte Inglès...nous y faisons une petite visite. Dîner en ville. 

Au retour, François et FX tentent de trouver le problème du moteur hors-bord de l'annexe. Ils changent les bougies d'allumage qui sont très encrassées. Après un water test, cela semble améliorer les choses. Soirée lecture. CA fait l'école de façon sérieuse jusqu'à 22h30.

Mercredi 28 septembre

Nous préparons notre départ vers Tenerife prévu à 19h. Josiane cuisine des muffins au jambon et un bon gâteau au chocolat. François et FX se concentrent sur la préparation du voilier et le rangement.

En début d'après-midi, nous allons remettre nos clefs à la marina et achetons une barrure et un cadenas pour le moteur d'annexe. Nous marchons jusqu'à la plage située à une trentaine de minutes de la marina. C'est très touristique avec les hôtels en bordure de plage. Nous revenons au bateau en fin d'après-midi.

Souper. Rangement final avant le départ. À 19h, nous levons l'ancre. Tout se déroule bien.

À la sortie du port, nous ne sommes plus protégés des vagues et nous nous retrouvons encore une fois dans la marmite en ébullition avec des vagues de 10 pieds qui secouent Umialtak dans tous les sens. Nous devons rester à moteur jusqu'au nord de l'ile car nous sommes face au vent.

Nous avons un cargo sur tribord, un cargo arrêté un peu en avant sur tribord, un voilier qui fait route sous voiles vers la marina, le mur de ciment sur bâbord qui réfléchit les vagues...et un cargo au loin...! Certains membres de l'équipe sont inquiets...Le soleil se couche et il fera bientôt noir (ici, en 15 minutes, le soleil se lève ou se couche). C'est très rapide). Nous avons les vagues dans le nez et nous avançons à peine à trois noeuds. Vers 20h45, une fois le cap contourné, nous hissons les voiles et là le bateau se stabilise. Le vent est de 12 noeuds. C'est correct. 

Une heure plus tard, le vent tombe et nous démarrons le moteur en restant sous voiles. Après une heure de moteur, le vent revient avec force. Nous naviguons à plus de 7,5 noeuds avec la moitié du génois et un ris dans la grand voile. 25 à 28 noeuds de vent. Par contre, il y a quelques grosses vagues déferlantes qui arrivent par l'arrière et qui font dévier le bateau de près de 40 degrés...Le pilote automatique barre très bien. Nous sommes, théoriquement, en plein milieu de la route des cargos mais il n'y en a aucun. Nous sommes seuls.