Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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LES GRENADINES DU 25 JANVIER AU 10 FÉVRIER 2012

 

Jeudi 26 janvier

Nous sommes à l'ancre à Petit Saint-Vincent depuis hier soir. Nous prenons l'annexe pour aller visiter Petite Martinique en compagnie de l'équipage d'Au gré des vents. Louis, Diane, Ghislain parcourent l'ile avec nous. Les gens sont très sympathiques. C'est une toute petite ile.

En après-midi, nous nous rendons sur Morpion. 


Une toute petite ile avec seulement un parasol. C'est l'ile déserte par excellence ! Nous plongeons autour pour découvrir les fonds marins. Nous croisons un équipage de charter qui vient du Nouveau-Brunswick.

Retour au bateau pour aller écouter un film en soirée.

Vendredi 27 janvier

Nous quittons Petit Saint-Vincent pour aller faire le plein de diesel à Petite Martinique. La dernière fois que nous avons fait le plein, c'était au Cap-Vert ! L'approche au quai est dangereuse car le vent et le courant sont très forts. Nous y parvenons mais Umialtak est comme un cheval cabré dans une écurie... il tire sur les amarres, écrase les défenses dans le quai...ça brasse fort !

Nous remplissons les réservoirs de diesel et d'essence pour l'annexe et la génératrice et nous décollons de là.. Eh oui, la génératrice fonctionne à nouveau avec la pièce que la soeur de François a ramenée de Montréal. Nous quittons vers Union pour aller faire les formalités d'entrée à Saint-Vincent / Les Grenadines.

Nous arrivons dans la baie ou le mouillage est bondé ! C'est le stress. Il vente 30 noeuds, il y a des bateaux partout et nous devons nous trouver un trou pour jeter l'ancre. Nous réussissons à la deuxième tentative. Un peu plus tard, nous sommes témoins d'une mauvaise manoeuvre et un bateau de location va s'encastrer dans un autre au mouillage !

Toute une équipe de locaux travaille fort pour dégager les embarcations. Espérons que le locataire avait coché la case assurances !

Nous entrons au Yacht Club. Il y a des requins juste en face...


Après les formalités à l'aéroport, nous visitons le village avec Louis et ses équipiers. C'est un charmant village. Nous en profitons pour faire quelques achats au marché de fruits et légumes.


Retour au bateau pour le souper.

Samedi 28 janvier

Au lever, François fait une tentative pour mettre le site internet à jour. Ça marche ! L'avant-midi y passera. Josiane et FX vont à l'épicerie faire les courses tandis que CA fait l'école.

Nous préparons notre départ vers Chatham Bay de l'autre côté d'Union. 

Nous levons les voiles à 13h. Une petite navigation pour contourner l’ile d’Union et se rendre à Chatham Bay du côté sud ouest. Il semble que la baie soit très belle.

Nous avançons bien à voile en contournant l’ile. Une fois sur la pointe, le vent tombe complètement. Nous enroulons le génois. À peine 5 minutes plus tard, le vent remonte d’un coup de 0 à 30 noeuds ! Avec le courant de la pointe, les vagues de 10 pieds et le vent nous avançons à peine à 2 noeuds ! On déroule le génois à nouveau...

Nous pointons vers le large à 5 noeuds, la mer se creuse et Charles-Antoine, à l’avant du bateau, se ramasse une vague en plein visage ! Il revient vers le cockpit...complètement mouillé. Nous nous éloignons trop de la côte, nous effectuons un virement de bord pour se diriger à nouveau vers la côte et Chatham Bay.


Nous y arrivons à moteur à 2,5 noeuds. Au gré des vents est déjà là. Il vente à écorner les boeufs ! Des rafales de 30 à 40 noeuds qui descendent des montagnes. Nous jetons l’ancre à tribord de Louis. À son habitude, notre ancre Rocna s’accroche très bien au fond. Nous laissons aller 150 pieds de chaine même si le bateau n’est que dans 9 pieds d’eau. Les rafales sont sournoises et font danser le bateau de gauche à droite.

Nous communiquons avec Louis pour planifier et magasiner le BBQ sur la plage. Josiane en profite pour plonger et aller voir la tenue de l’ancre ainsi que le fond. Elle et CA aperçoivent une magnifique tortue qui nage près du bateau.

Après une petite marche sur la plage avec Louis, nous choisissons Shark Attack pour notre BBQ. Il y aura du poisson, du poulet et de la langouste. C’est 80 EC par personne pour la langouste et 60 EC pour le poisson, CA paie moitié prix. C’est entendu, nous serons là pour le rhum punch à 19h.

Petite baignade autour du bateau mais le courant est très fort. À tribord, il y a un magnifique catamaran échoué dans les rochers...ça porte à s’assurer que le mouillage tient bien . Le cata est une perte totale. Cela a dû se produire il y a quelques temps. Nous remettons 30 pieds de chaine.

À 19h, nous prenons l’annexe pour nous rendre à la plage. Nous sommes installés sur une grosse table à pique-nique avec des chandelles dans des grosses bouteilles d’eau coupées en deux et avec un fond de sable pour faire tenir la chandelle. L’ambiance est feutrée.


Josiane, François, FX, CA, Ghislain et Diane dégustent une langouste tandis que Louis goûte le poisson. Une salade, du riz et d’autres accompagnements composent aussi le repas. C’est excellent. Le chef est seul avec sa petite fille. Il cuisine sur un BBQ style jamaïcain, il fait le service et s’assure que tout va bien.

Une magnifique soirée. Nous retournons au bateau vers 21h30. Le bateau est toujours agité par les rafales de vent mais l’ancre n’est pas une inquiétude.

Dimanche 29 janvier

Vers 10h, en faisant l’inspection du bateau, le capitaine s’aperçoit d’un bris qui pourrait nous mener à la catastrophe. La cutter pin qui retient l’axe de l’étai est coupée ! La tige est donc à 1 mm de sortir et d’entraîner avec elle l’étai et l’enrouleur...une première étape avant de perdre le mât de 60 pieds de hauteur ! Merde !

Vite il faut réparer ! Nous ne pouvons pas prendre la mer sous voiles ainsi. Juste à ce moment, Louis communique avec nous pour savoir si nous sommes prêts à appareiller. François lui explique la situation. Il retardera son départ, si jamais nous avons besoin de lui ou d’outils qu’il possède.

Nous commençons donc par relâcher les câbles du pataras (ce qui retient le mât à l’arrière) ainsi la tension sera moins grande sur l’étai (câble qui retient le mât à l’avant) et nous permettra de remettre la tige à sa place et remettre une cotter pin pour barrer le tout. Avec l’aide de FX et Josiane, le capitaine effectue les réparations en moins de 45 minutes. Tout est parfait maintenant nous pouvons partir. Nous avons éviter une catastrophe majeure de très très près ! 

À 11h10, nous sortons de la baie pour nous diriger vers Salt Whistle Bay à Mayreau. Nous avons passé une mauvaise nuit à cause des rafales de vent. La navigation à voile se déroule bien même si nous devons encore faire un long bord pour redescendre vers Mayreau. Le vent est trop du nord pour nous permettre de pointer directement vers Mayreau. La vague est assez forte. 


Cela nous surprend car nous nous attendions à des navigations beaucoup plus calmes dans les Antilles. Il vente beaucoup, 20 à 30 noeuds, avec une mer courte et hachée très désagréable. Le courant est très fort entre les iles ce qui nous empêche de tenir notre cap. 

FX éprouve quelques difficultés à comprendre le concept ce qui fait fâcher le capitaine. FX trouve que nous n’avançons pas assez vite, que le bateau ne monte pas assez au vent mais il ne comprend pas que tout le plan d’eau se déplace sous le bateau ce qui nous ralentit et nous fait dévier de la trajectoire visée. Il finira par comprendre en pilotant son annexe dans le courant au Tobago Cays...

Nous arrivons à Salt Whistle Bay après 2h30 de navigation. Le courant à l’entrée de la baie est très fort. Même avec le moteur à plus de 2000 tours/minute nous avançons à 2 noeuds !

Le mouillage est très petit et fort achalandé. Ça n’augure rien de bon. Nous avançons doucement pour trouver un trou où jeter l’ancre. Josiane est très nerveuse.

La technique est assez simple: FX, Josiane et CA sont à l’avant du bateau pour mettre l’ancre à l’eau tandis que François pilote l’embarcation. Il faut tenir le bateau nez au vent sinon celui-ci tourne tout seul et c’est là le danger d’aller frapper un autre bateau à l’ancre ou attaché sur un mooring (bouée). Compte tenu de l’achalandage, la tension est forte.

Nous avançons entre trois bateaux pour aller jeter l’ancre le plus près possible du rivage car après avoir jeter l’ancre, nous reculons de 100 à 180 pieds. Il faut donc prévoir la trajectoire du bateau lorsqu’il reculera mais aussi lorsqu’il tournera autour de son ancre. Umialtak tourne beaucoup, il faut donc prévoir une marge de sécurité assez grande.

En plus ce midi, nous éprouvons des difficultés avec le guindeau électrique (ce qui remonte l’ancre). Celui-ci glisse et ne remonte pas la chaine. FX doit donc remonter l’ancre (73 livres) et au moins 50 pieds de chaine à bras ! C’est exigeant. 

Nous faisons une première tentative mais nous n’avons pas assez d’espace. Nous remontons le tout.

Deuxième tentative, FX descend l’ancre rapidement et nous reculons. Observation: nous semblons être o.k. Mais nous sommes près d’un bateau américain mais en avant d’eux.

Après quelques minutes, le capitaine du bateau américain nous mentionne que nous sommes dans une aire de moorings. Nous ne répondons rien. Nous avons le droit de mouiller ici même s’il y a des moorings (bouées). FX prend l’annexe et le masque pour aller voir la tenue de l’ancre.

Il revient en disant qu’on chasse, la hantise de Josiane ! Le bateau recule donc doucement. Il semble que l’ancre tient bien dans le fond mais c’est le fond qui recule ! Nous avons sûrement jeter l’ancre sur une plaque rocheuse peu épaisse qui glisse. Nous reprenons donc toute la procédure de relever l’ancre (à bras !) et de se préparer à jeter l’ancre à nouveau. 

Au gré des vents qui est à l’arrière de nous, nous indique qu’un bateau vient de quitter et nous libère de l’espace pour mouiller en avant de lui. Nous reprenons donc toute la procédure et cette troisiième tentative sera la bonne. Nous mouillons sur un fond solide et nous sommes assez loin des autres bateaux pour faire nos mouvements de gauche à droite. 

Dîner et visite de l’ile avec Louis, Diane et Ghislain. 


Il fait beau mais le vent est encore fort. L’île est pittoresque et les gens sont sympathiques. Nous allons de l’autre côté de l’ile pour apercevoir les Tobago Cays au loin. Ça semble magnifique.

CA relève le défi de grimper à un palmier. Sa dernière tentative en Afrique avait été négative. Cette fois-ci, le palmier est plus adapté aux débutants. Les photos se prennent dans cet environnement idyllique.


Après une petite bière (Sprite pour les jeunes) au bar de la plage, nous revenons au bateau pour préparer le souper. Soirée cinéma par la suite.


Vers 21h, un gros catamaran entre dans le mouillage déjà rempli. Il fait noir et il veut jeter l’ancre. Il passe devant Louis pour tenter de s’ancrer...Louis lui crie de s’en aller de là car il va jeter son ancre sur la sienne ! En sortant de là, il passe directement sur notre orin. L’orin est une bouée de pêcheur orange avec un câble attaché à notre ancre qui indique où se trouve notre ancre. Ça nous permet de voir si nous chassons lorsque nous ancrons et ça indique aux autres bateaux de ne pas jeter l’ancre entre notre orin et le bateau. Une chance, le cordage ne s’accroche pas dans ses hélices ! Quel innocent ! 

Un navigateur du dimanche sur un bateau de location comme nous en voyons trop. Il prend son catamaran pour une voiture et passe à toute vitesse entre les bateaux ! 

La tension monte dans la baie puisqu’il fait des manoeuvres près des autres bateaux en ne respectant pas les règles de sécurité les plus élémentaires. Il fera des tentatives infructueuses durant plus de 2h30 ! Il touchera le fond près de la rive et abîmera le bateau. Vers 23h30, il finira pas s’ancrer un peu derrière nous avec deux ancres. La houle est très présente dans la baie et le bateau roule beaucoup (le mât bascule de gauche à droite à cause de la vague). C’est très inconfortable, nous nous croyons en mer ! Nous quitterons ce mouillage dès demain matin promet le capitaine.

Lundi 30 janvier - Les Tobago Cays

Dès 9h10, nous débutons les manoeuvres pour lever l’ancre. Au gré des vents est juste derrière nous et lève l’ancre au même moment.

Une toute petite navigation pour se rendre au Tobago Cays. À 10h05, nous sommes ancrés derrière Petit Rameau. Nous sommes assez bien protégés de la houle. Par contre, c’est le passage pour se rendre encore plus loin vers le corail. Nous sommes bien installés à droite du chenal imaginaire. Première tentative de mouillage...réussite totale ! Nous prenons de l’expérience. Hier, François a réparé le guideau, cela facilitera la remontée de l’ancre. C’était seulement une pièce qui s’était dévissée.


Nous préparons le brunch du capitaine avec oeufs, crêpes, bacon, fèves au lard et sirop d’érable. Les gars font un peu d’école avant d’aller explorer les Tobago Cays. CA y rêve depuis plusieurs années !

Tout de suite après le repas nous allons derrière l’ile de Baradel pour plonger avec les tortues ! C’est magnifique. Nous sommes en apnée et les tortues se nourrissent des algues qui poussent dans le fond marin. Nous pouvons bien les observer. 


Les Tobago Cays font partie d’un parc. Il faut donc payer pour y amener le bateau. Ça vaut largement le coût demandé.

Nous sommes tous impressionnés par ces tortues qui nagent avec nous. Louis, Diane et Ghislain viennent nous rejoindre. Nous allons faire une randonnée pédestre sur l’ile de Baradel. Nous y apercevons de nombreux iguanes. La vue est magnifique.


Par la suite , nous reprenons les annexes pour nous rendre sur les têtes de coraux un peu plus au large. Encore là, nous sommes en admiration devant le corail et les poissons de toutes sortes qui nagent avec nous. Nous passons plus d’une heure dans ce secteur.





Après une petite douche au bateau, nous accueillons nos amis pour un 5 à 7 sur Umialtak. Nous jasons, buvons du vin et du rhum punch et nous avons beaucoup de plaisir. 

François explique à Diane et Ghislain qu’il ne boit jamais d’alcool en navigation. Même pas une petite bière vers 17h. Une situation paradisiaque peut devenir rapidement cauchemardesque et même catastrophique, il faut donc avoir tous ses réflexes.

Une belle soirée se termine et vers 19h30, nos amis s’apprêtent à retourner à leur bateau...Louis le premier dehors dit: L’annexe n’est plus là !!! 

Nous croyons tous à une blague mais non, l’annexe d’Au gré des vents n’est plus là ! Il est clair que la corde s’est détachée et que l’annexe est partie dans le courant. Le courant est assez fort et le vent aussi. Une annexe ça dérive vite !

Pas de temps à perdre, nous redescendons Mini Umi (notre annexe). François, Louis et FX sautent à bord pour débuter les recherches. Nous avons le projecteur 1 000 000 de chandelles et deux lampes frontales. Nous laissons l’annexe dériver quelques instants pour nous indiquer la route à suivre pour retrouver l’annexe de Louis.

Il fait noir et le vent souffle fort. Nous prenons la direction de Mayreau. Nous éclairons l’horizon pour voir si nous apercevons l’annexe manquante. Nous sommes dos au vent. Louis est optimiste. Après 10 minutes de recherche, François l’est beaucoup moins même s’il ne dit mot. Nous devons être très prudents car nous sommes dans une section de haut-fonds avec des vagues déferlantes. Louis connait bien le secteur mais ce n’est pas évident de se diriger dans le noir. Il ne faut pas frapper le fond car cela sera long de retourner au bateau à la rame avec le vent, les vagues et le courant dans le nez !  Après presque une heure de recherche, nous revenons au bateau bredouilles. Ça fait peut-être deux heures qu’elle dérive, elle semble être déjà loin. 

Une annexe avec un moteur hors-bord ça coûte cher...au moins cinq mille dollars. Que voulez-vous faire ? Nous ne pouvons rien faire de plus ce soir. Louis et FX se rendent à la plage juste à côté où les locaux se tiennent. Comme ceux-ci retournent à Mayreau ou à Union plus tard en soirée, Louis leur demande de jeter un oeil, on ne sait jamais.

Louis très calme à l’extérieur doit être découragé. C’est décourageant mais nous n’y pouvons rien. Au gré des vents n’a plus de moyen de transport pour se rendre à terre. Comment feront-ils ? Il est trop tard pour y penser ce soir.

FX embarque Diane, Ghislain et Louis pour les reconduire à leur bateau.

En approchant, Louis dit: Hey, c’est pas mon annexe qui est là ! Plus ils approchent, plus cela se confirme ! Oui, l’annexe est attachée à l’arrière d’Au gré des vents !

Quel soulagement.

FX revient sur Umialtak avec la bonne nouvelle. François veut retourner voir Louis. FX et François retournent donc vers le bateau de Louis pour en parler. Nous sommes tellement soulagés de savoir que nous avons retrouvé l’annexe. C’est comme si nous avions perdu la nôtre. Quelqu’un l’a sûrement aperçu à la dérive et l’a ramenée sur le seul bateau sans annexe.


Nous soupons et dodo. Beaucoup d’émotions pour la soirée. 

Comme François l’avait dit, nous sommes passés de la situation de paradis sur l’eau à celle de l’enfer en mer. Nous n’avions même pas de vestes de sauvetage dans l’annexe...idiots !

Mardi 31 janvier

En début d’avant-midi, les gars font de l’école. Par la suite, en compagnie de l’équipage d’Au gré des vents, nous faisons une excursion sur l’ile de Jamesby. Nous avons une magnifique vue sur les Tobago Cays.



Nous retournons à Baradel pour plonger avec les tortues. François et Ghislain, qui trouvent l’eau brouillée, se dirigent plutôt vers le récif. Le courant est fort dans le secteur.  Nous nous retrouvons tous sur le récif pour admirer les poissons.


Retour au bateau pour le dîner. Lecture dans l’après-midi.

En milieu d’après-midi, Au gré des vents et son équipage lève l’ancre pour amorcer leur retour vers Grenade. C’est donc avec émotions que nous les saluons pour une dernière fois. Nous avons passé presque deux semaines de bon temps avec Louis et son équipage. Nous leur souhaitons une belle fin de vacances. 


Plus tard, Josiane, François et FX se rendent à l’ile de Petit Bateau, juste à côté, pour magasiner les t-shirts. Il y a aussi une petite marche à faire. François cherche son 2e Crocs mais il n’est pas dans le youyou. FX retourne sur Umialtak pour le chercher et apprend de la bouche de CA qu’il est resté sur l’ile de Baradel ! CA s’est amusé avec et a oublié de le récupérer dans le sable !

Nous sautons dans l’annexe et retournons là-bas. Le Crocs est toujours sur la plage. CA est soulagé de l’apercevoir lors de notre retour.


Nous faisons finalement notre petite marche sur Petit Bateau. De retour au voilier, nous apercevons une magnifique raie tachetée juste à l’arrière du bateau.


Souper et soirée cinéma.

Mercredi 1er février

François, qui s’éveille toujours plus tôt que le reste de l’équipage, lit dans le cockpit. Nos voisins de mouillage relèvent l’ancre. Juste comme ils sont en train de faire leurs manoeuvres pour quitter, un imbécile de catamaran passe juste devant eux ! La collision a été évitée de peu.

Quelques minutes plus tard, un gros catamaran qui sort des Tobago Cays, nous fonce littéralement dessus. Il tente de passer entre nous et un autre monocoque mais le bateau tourne sur son ancre et lui bloque le passage. Il fait donc arrière toute. Il passe trop près du voilier devant nous et accroche son orin ! Il tire dans sur le bateau et décroche son ancre ! Les deux femmes, seules à bord, hurlent d’arrêter son bateau. L’imbécile ne comprend rien et par chance, le cordage se libère. Par contre, le voilier n’est plus ancré ! La dame nous demande donc de l’aide. François et FX sautent dans l’annexe et montent à bord du bateau italien. La dame explique à François qu’il y a deux ancres et que l’on doit ancrer à nouveau. Elle n’est pas capable toute seule et les hommes sont partis plonger.

Nous prenons donc les manoeuvres en main et pendant que la dame conduit le bateau, nous réussissons à remettre les deux ancres en place sans faire de dommage. La dame est aux anges et nous remercie grandement. La deuxième jeune fille est une russe qui est en vacances avec les italiens pour deux semaines. Elle parle un peu français mais principalement anglais. 

FX et François sautent dans l’annexe pour aller trouver un endroit où nous pourrions amener Umialtak directement près du secteur de plongée.

Au retour, nous relevons l’ancre et nous dirigeons sur l’emplacement choisi. En cours de manoeuvres, l’amirale intervient pour nous faire jeter l’ancre plus tôt. Discussions intensives...l’amirale n’était pas en situation d’autorité...nous relevons l’ancre et avançons plus loin. Il faut bien profiter de notre dériveur intégral à faible tirant d’eau ! Nous mouillons avec les catamarans dans 4 pieds d’eau. Nous plongeons du bateau pour aller voir les tortues. L’eau est turquoise, le soleil brille c’est le paradis sur terre.


Au retour, les gars se tiraillent et paf...FX reçoit un coup dans les lunettes...qui se brisent ! La soudure qui maintient le coussinet de nez a lâché. Maintenant un seul coussinet, ça sera moins confortable. Ce n’est pas une bonne journée pour l’harmonie de l’équipe.  

Josiane et FX retournent sur Jamesby pour prendre des photos. Par la suite, nous allons tous sur la barrière de corail pour faire de l’apnée. Nous prenons de nombreuses photos de poissons. FX et CA filme sous l’eau avec la caméra GoPro. Nous passons plus d’une heure à observer ce magnifique paysage sous-marin.




Retour au bateau pour préparer le souper. Hot chicken et carrés aux dattes au menu.

Après le souper, écoute du film Pirate des Caraïbes (nous sommes juste en face d’une ile où certaines scènes ont été tournées !). À 21h, fin du film pour ce soir, nous sommes trop fatigués pour voir la fin !

Jeudi 2 février

Il vente encore beaucoup en fin de nuit et très tôt le matin. Par la suite, le ciel se dégage.

En fin d’avant-midi, Josiane et François vont plonger avec les tortues et prendre des photos à partir de Baradel. 







Après le dîner, nous sautons tous dans l’annexe pour nous rendre sur le corail afin de plonger avec les poissons multicolores.


À 17h30, nous allons prendre l’apéro sur le voilier Papillon. Des gens de Québec fort sympathiques. 


Souper et soirée cinéma.

Vendredi 3 février

En avant-midi, nous allons tous plonger avec les tortues. Parfois nous en voyons cinq en même temps ! C’est une expérience hors de l’ordinaire.



Montée en haut de Baradel pour visualiser l’ensemble des Tobago Cays. C’est presqu’un atoll du Pacifique. Il y a beaucoup moins de voiliers aujourd’hui car les bateaux de location doivent rentrer à leur base.


En après-midi, une dernière plongée dans le corail. Le courant est fort mais les poissons sont magnifiques. 



Durant la soirée, nous sommes dans de grandes discussions pour prendre la décision finale pour le choix de notre prochain véhicule automobile afin de remplacer notre Audi Q7. La commande se fera par courriel dans les prochains jours. Quelle marque ? Quels équipements ? Quelle couleur ? Le choix devient clair.

Les paris sont ouverts ! 

Souper pizza maison par FX et cinéma en soirée.

Samedi 4 février

Vers 9h, nous quittons les Tobago Cays. C’est triste mais nous devons poursuivre notre route vers le Nord. À 11h15, nous arrivons à Canouan dans la Baie de Charlestown. Une belle petite navigation. Toujours au près serré, aidé parfois du moteur pour éviter la dérive du bateau par le fort courant.

Nous descendons à terre pour aller faire les courses. C’est petit, très petit Canouan. Deux petites épiceries, des vendeurs de légumes et une banque. C’est beau et les gens sont accueillants et souriants. Il y a une base de location pour les bateaux Moorings. Les bateaux ont tous quittés vers les Tobago Cays, la baie est donc peu achalandée.

Nous allons à l’hôtel juste en face du mouillage et pour 10 $US, nous obtenons l’accès à Internet. Nous partageons la facture avec Papillon.

En fin de journée, apéro sur Umialtak avec l’équipage de Papillon. Encore une soirée très agréable.

Travail pour la mise à jour du site Internet par François de 20h à 23h. Beaucoup de photos = beaucoup de temps

Dimanche 5 février

Lever assez tôt de l'équipage. Pas de raison évidente car nous restons à Canouan pour la journée. François termine de mettre le site à jour. Il fait aussi ses recherches pour finaliser son choix de véhicule.

Ce soir, nous mangerons de la langouste. Un pêcheur est passé au bateau ce matin pour nous en vendre. À 25 EC la livre, c'est la moitié prix des Tobago Cays mais ce n'est pas un souper bon marché. 

Nous aurons les deux plus gros spécimens pêchés ce matin (6 livres et 5 livres) . Il les fera même cuire pour nous ! Livraison à 11h.