Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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DOMINIQUE DU 14 AU 17 MARS

Mercredi 14 mars

Nous quittons St-Pierre à 7h40. Bye Bye Martinique ! Nous prenons un ris dans la grand voile. Le vent est fou jusqu’à la pointe de l’ile. Nous suivons un autre voilier qui se dirige vers le nord. 

Avec l’aide du moteur et des voiles, nous passons la pointe nord de la Martinique. À ce moment, le vent est bien présent de l’est - nord est. Ça souffle ! 

Le bateau s’incline et nous accélérons. La gîte est trop forte et nous enroulons le génois. Cela ne donne rien d’être trop gîté. Le bateau ne va pas plus vite et c’est très exigeant pour l’accastillage. La mer se monte avec le vent. Nous filons de 6.5 à 7 noeuds au près. C’est une navigation agréable même si quelques vagues nous arrosent. Nous croisons quelques bateaux qui vont vers le sud.

À proximité de la Dominique, nous recevons des rafales de vent catabatique (vent qui accélère en descendant de grandes montagnes). Nous accélérons, gîtons beaucoup, remontons au vent et tout à coup, le vent cesse. 


Quelques minutes plus tard, plus de vent. Nous enroulons le génois et démarrons le moteur. Nous sommes près de Roseau. Tout près du mouillage, le voilier québécois Sea Kite nous contacte sur la radio VHF. Ils ont réservé un mooring (bouée d’amarrage) pour nous. Nous ne pouvons jeter l’ancre à Roseau car c’est trop profond. Une petite embarcation moteur vient à notre rencontre pour nous indiquer notre mooring. À 13h30, nous sommes attachés à la bouée, 156 pieds d’eau sous la coque. 

Nous sautons dans l’annexe pour aller voir Brigitte et Michel de Sea Kite. Notre dernière rencontre était à Grenade. Ils nous expliquent qu’une randonnée se planifie pour demain. Nous irions au Lac Bouillant. C’est une belle randonnée pédestre à travers la forêt tropicale. L’attraction majeure est le fameux lac qui mijote. Nous sommes partants !

Nous faisons la rencontre de Jean, du bateau Océane 2. Ce sera lui notre guide car il a déjà fait la randonnée deux fois. Lorsque Jean annonce que le départ se fera à 6h demain matin, l’expression faciale de nos deux jeunes changent ! 6h du matin ! 

Si nous voulons éviter les grandes chaleurs de l’après-midi, il vaut mieux partir tôt.

Plusieurs équipages, qui comme nous, viennent d’arriver en Dominique doivent faire leurs formalités. Nous prenons l’annexe et nous rendons au quai des paquebots avec Jean et Jacinthe, Michel et Brigitte ainsi que Fabrice et Patricia. Les formalités sont simples et faciles. Nous faisons l’entrée et la sortie en même temps. Pas besoin de revenir lors du départ.

Nous découvrons la ville de Roseau. Nous allons à l’épicerie et au marché. Retour au bateau pour le souper sur le BBQ.

Compte tenu de l’heure prévue du lever demain matin, tout le monde est au lit très tôt.

Jeudi 15 mars

Tout l’équipage est debout dès 5h30. Déjeuner et départ à 6h10. Nous embarquons Brigitte et Michel et nous rendons au quai de Sea Cat (le local qui nous organise le taxi et nous loue les moorings).

Tout le monde est à l’heure. Nous sommes seize personnes ! 

Jean et Jacinthe d’Océane 2


Michel et Brigitte de Sea Kite


Jean-Pierre et Denise d’Absaroque


André et Guylaine de Méridien V


Pierre et Monique de Tenace


Fabrice et Patricia du catamaran français Cigale 


et l’équipage d’Umialtak.


Nous avons deux petites camionnettes comme taxis. Nous roulons vers les hauteurs des montagnes. Comme à Grenade, la conduite est à gauche. Nous arrivons au départ de la randonnée à 7h15.

Nous amorçons l’ascension du sentier. La forêt est magnifique. Beaucoup d’arbres tropicaux et de plantes luxuriantes. Nous entendons plusieurs oiseaux mais nous ne les apercevons pas tellement, la forêt est dense.


Voici un extrait de notre guide Lonely Planet qui décrit cette randonnée:

Des paysages vierges à couper le souffle, une végétation luxuriante, une vallée lunaire ponctuée de fumerolles sulfureuses et un immense lac en ébullition: tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette randonnée hors norme le point d’orgue d’un séjour nature à la Dominique. Une précision toutefois: il s’agit d’une véritable course, aller-retour, nécessitant au bas mot 3 heures dans chaque sens, et s’adressant à des personnes en bonne condition physique, ayant déjà une pratique aguerrie de la marche. Le parcours est irrégulier: montées et descentes, parfois très abruptes, se succèdent.... Difficile de traduire l’impression que procure la vision de cette gigantesque marmite, enveloppée de vapeur, d’où sort une eau laiteuse en ébullition en provenance des entrailles de la Terre....S’il vous reste quelque énergie, terminez votre périple par la gorge de Titou, qui n’est qu’à 5 minutes du début du sentier.


Le groupe progresse en sous-groupes. FX, CA et François sont dans le peloton de tête avec Jean et Michel. Josiane est plus à l’arrière avec l’équipage de Tenace.

Nous arrêtons à plusieurs endroits pour apprécier le paysage. Dans la Vallée of Desolation, nous nous enduisons de boue volcanique. C’est excellent pour la peau et c’est rigolo de voir tout le monde se beurrer le visage ! Un peu plus loin, nous nous baignons dans une source d’eau chaude. 


Nous en profitons pour retirer la boue de nos visages.





Ce qui est agréable de cette randonnée, c’est que les paysages sont beaux tout au long et non pas seulement à l’arrivée. Nous en profitons pour discuter et apprendre les itinéraires de chacun des équipages.



Ce n’est pas tout le monde qui avait lu la description car certains trouvent cela très exigeant... Les derniers arrivent au lac Bouillant vers 11h30. 


Nous dînons sur place. La descente ne sera pas nécessairement plus facile. À midi, tout le monde est reparti.


Les gars sont encore une fois dans le peloton de tête et nous arrivons plus de 30 minutes avant le deuxième sous-groupe composé de Josiane, Monique et Pierre.

Nous sautons à l’eau. Elle est très froide dans la gorge de Titou mais c’est impressionnant de nager entre les parois rocheuses. 

À 16h15, nous quittons le site pour revenir à Roseau. À l’arrivée, nous négocions avec Sea Cat pour un tour de l’ile. Nous sommes 10 personnes pour le tour. Départ à 8h30 demain matin.

Pour ce soir, pas de 5 à 7 ou de festivités. Tout le monde est fatigué. Pour la plupart des équipages, ce sera souper et dodo. Nous garderons dans nos beaux souvenirs cette journée de randonnée.

Vendredi 16 mars

L’équipage se réveille en forme sauf Josiane qui a les mollets et les cuisses très raides. Ça lui rappelle l’ascension du Pico dans les Açores !

Certains voiliers ont déjà quitté vers la Martinique.

À 8h30, nous sommes tous sur le quai près pour le départ. Notre chauffeur s’appelle Gordon. Josiane et Brigitte ont déterminé l’itinéraire avec lui.

Nous sommes 4 équipages: Sea Kite, Absaroque, Cigale et Umialtak.

Nous visitons Roseau, Emerald Pool, le territoire Caraïbe, une chocolaterie artisanale et plusieurs autres attraits. 
































Nous arrêtons acheter des fruits frais, des souvenirs et nous dînons dans un petit resto en haut d’une falaise donnant sur la mer.



Une journée fort agréable et en bonne compagnie. 


Demain matin, le groupe se sépare car nous prenons des directions différentes. Ce fut deux journées intenses mais qui nous ont permis de découvrir la magnifique ile de la Dominique. Dire que nous avons failli ne même pas nous y arrêter. Nous saluons nos amis et leur souhaitons de belles navigations.

Retour au bateau vers 16h30. François et FX sautent dans l’annexe pour aller faire l’avitaillement final avant le départ. Une fois à la caisse de l’épicerie, la carte VISA ne fonctionne pas ! François lui demande d’essayer à nouveau...

Ça ne fonctionne toujours pas monsieur.  &*%$! 

Comme nous quittions la Dominique, nous n’avons pas assez de liquide pour payer. François doit donc se rendre, au pas de course, jusqu’à la banque ! 

Au retour, il paie et quitte, convaincu que c’est leur machine qui ne fonctionne pas.

Pour mettre la page de garde du site à jour et envoyer quelques courriels, FX et François retournent en annexe devant le Anchorage Hotel où il y a du Wi-Fi. Assis dans l’annexe à la tombée du jour, ils accèdent ainsi à Internet. Ce n’est pas toujours facile de donner des nouvelles !

Souper et dodo car nous quittons demain matin pour Les Saintes.

Samedi 17 mars

François se lève très tôt. Déterminé à ne réveiller personne, il prépare Umialtak pour le départ. À 6h50, le moteur démarre et nous laissons notre mooring. Il fait beau et un bateau de croisière prépare son accostage au quai de Roseau. Nous passons juste devant lui. Josiane, réveillée par le moteur, et étonnée de notre départ hâtif, vient donner un coup de main pour hisser les voiles. CA apparait quelques instants plus tard.

Au revoir la Dominique ! 

Nous naviguons sous le vent de l’ile et celui-ci est très instable en force et direction. Nous nous éloignons de la côte pour obtenir plus de vent. 

Vis-à-vis Portmouth, nous recevons un appel VHF de SAS3. Ils lèvent l’ancre et se dirigent vers Les Saintes. Nous qui croyions qu’ils étaient déjà aux Saintes ou même en Guadeloupe ! Nous sommes très heureux de savoir que nos routes se croisent encore. Bientôt nous les apercevons à notre tribord.


Quelques instants plus tard, c’est Cigale qui communique avec nous. Ils sont le long de la côte derrière nous. Ils viennent vers Les Saintes eux aussi.

François s’amuse bien à la barre. Trois bateaux dans la même direction... Il ajuste sa voilure pour ne pas se faire distancer par les deux autres. La compétition est inégale car SAS3, avec ses 64 pieds, est beaucoup plus rapide qu’Umialtak et Cigale est un catamaran qui fait des pointes à 15 noeuds ! 

Avec 20 à 23 noeuds de vents et presque toutes nos voiles dehors, nous filons entre 7,5 et 8 noeuds, une performance digne de mention pour Umialtak.

Nous arrivons en 3e position mais très près des deux autres. Ce n’était pas une régate mais c’est agréable de se mesurer aux autres. Lorsqu’il y a suffisamment de vent, Umialtak est assez performant pour un voilier de croisière de sa taille.

Nous souhaitons arrêter à l’Anse Fideling mais ça semble très rouleur. De plus, c’est tout petit et il y a déjà quelques bateaux. Cigale s’installe au fond de la baie dans le seul espace réellement disponible. SAS3 rebrousse chemin car il n’y a pas assez d’espace. 

Nous y entrons à notre tour mais François estime que ça roule beaucoup trop (la vague entre dans le mouillage) et qu’il n’y a pas assez d’espace.

Nous suivons donc SAS3 vers l’Ilet à Cabrit un peu plus loin. Il y a deux moorings de libres et nous nous y installons. Il n’y a qu’une dizaine de moorings et l’endroit est calme.

Nous nous rendons sur SAS3 pour discuter un peu. Par la suite, nous nous rendons au Bourg des Saintes, dans l’annexe de SAS3, pour faire les formalités en territoire français.

Nous visitons rapidement le petit village. C’est charmant. Nous dégustons une petite glace artisanale, achetons les pâtisseries typiques des Saintes, les Tourments d’amour, et nous revenons au bateau. 

Ann propose à FX de continuer son apprentissage de la plongée demain après-midi. Les travaux scolaires en avant-midi et plongée avec Stéphane en p.m. 

Ça motive son homme !

La suite.... Les Saintes - 18 mars au 3 avril (cliquez)