Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
   Home            Dakar - 22 au 27 octobre

Vendredi 21 octobre (suite)

L’accueil est super. Les installations sont en plein rafraichissement avec des travaux de peinture. Il y a des douches, des toilettes turcs, une salle commune avec internet et un bar. Des travailleurs autonomes proposent plusieurs services comme la voilerie, l’atelier mécanique, la gardiennage des bateaux...


Bernard, le président, nous fait faire le tour du propriétaire. Nous réglons les aspects administratifs avec Anta, la secrétaire.

Il fait chaud, très chaud ! 42 degrés à l’ombre !

Nous dînons au bateau. Vers 13h30, nous revenons à terre pour aller en ville régler les formalités. Bernard nous prête gentiment 20 000 francs CFA (la boutique pour faire le change est fermée) pour nous permettre de prendre le taxi et de payer la douane. Quand nous disions que l’accueil était sympathique !

Anta nous a expliqué en détails toutes les formalités à faire. Où prendre le taxi, combien lui proposer pour la course, lui demander de nous attendre...

Nous débutons donc avec le taxi...juste au coin du CVD. Nous sommes vendredi et c’est la journée majeure pour les prières des musulmans. Les Sénégalais sont très croyants et pratiquants. Cela risque donc de perturber nos démarches administratives...

François demande au chauffeur combien pour se rendre faire les formalités en ville. Le chauffeur demande 10 000 FCFA. François lui propose 7 000 FCFA. C’est correct, mais nous en reparlerons... 

Pour comprendre l’échange: 1000 FCFA équivaut à 2 $ canadien et à 1,52 euros.  

Un employé bien rémunéré gagne 150 000 FCFA par mois ! La majorité des citoyens gagnent beaucoup moins...

CA et FX n’en reviennent pas de voir l’état du taxi ! Il est bossé tout le tour...aucun des indicateurs ne fonctionne, la porte du passager doit être fermée par le chauffeur avec une technique...raffinée et violente, une fenêtre n’ouvre pas...


La route est très achalandée. Il y a des gens, des voitures, des camions partout. Ça klaxonne, passe très près...mais ça avance. De toute façon si le taxi tombe en panne, nous en prendrons un autre...il y en a partout ! Tous dans le même état.

Avant de partir, Josiane avait fait des photocopies dans le bateau pour s’assurer de respecter les exigences.

Nous arrivons au premier bureau, celui de la police. Nous devons laisser des copies de nos passeports et des papiers du bateau. L’accueil est agréable. Ils sont impressionnés de savoir que nous venons du Canada...en voilier ! Parfois nous aussi !

Ça part mal...il manque les photocopies des passeports des enfants... 

Le policier nous indique qu’à l’arrière...dans la rue à gauche, il y a un centre de copies.

François et FX partent donc avec les passeports pour faire faire les copies requises. Ce sont toutes de petites boutiques dans la rue. Nous trouvons finalement l’endroit. 

C’est tout petit avec un petit bureau et une photocopieuse au fond...Ils sont cinq assis là et ils boivent je ne sais quoi. Ils nous regardent avec de grands yeux...

Oui ?

Pour une copie ?

Une de chaque ? Oui !

C’est 100 FCFA. 

Je n’ai qu’un billet de 10 000 ! 

Ils me regardent comme si je voulais rire d’eux...

Je n’ai rien d’autre...pas de monnaie.

C’est bon, tu nous dois 100 FCFA. Tu reviendras.

Merci.

De retour à la course vers le poste de police. Josiane ne comprend pas le visage un peu crispé de François...qui avait demandé si nous avions toutes les copies...

Maintenant les formalités terminées avec la Police, il faut...faire photocopier le document officiel pour amener aux Douanes Sénégalaises.

François retourne au taxi pour obtenir de la monnaie. Notre chauffeur vient avec nous pour les dernières copies. Il paye une partie mais il lui en manque. Il retourne au taxi. Nous l’attendons. Tout est réglé.

Nous partons pour la douane. Nous observons la ville, ses gens, ses odeurs...

Nous débarquons aux Douanes. Le garde nous indique à gauche. Nous montons, descendons...passons dans un premier bureau pour payer et obtenir la demande de passavant. Nous devons maintenant remonter au 2e pour remplir certains documents. Le préposé doit compléter quelques papiers avant d’aller faire signer notre demande !

Il est sympathique. Le papier est signé. Nous pouvons rester un mois. Nous quittons vers le 3e bureau pour obtenir une prolongation de 6 mois. Si jamais nous avions des problèmes ou un délai météo, il est préférable de faire la demande que de se faire intercepter par la douane et se retrouver illégaux.

Arrivée au 3e emplacement, nous devons trouver encore une photocopieuse ! Nous apercevons une affiche Canon... C’est une boutique d’articles de bureau. Ils acceptent de nous faire une copie. 

Mêmes visages lorsque François sort son billet de 10 000 francs ! 

C’est correct...si vous repassez, vous nous amènerez le 50 FCFA.

Entrée à la douane...là c’est du sérieux ! Habits militaires et accueil sévère. Les trois hommes vous rester dans la salle d’attente et Josiane qui reçoit les indications pour se rendre dans le bon bâtiment, après avoir laissé son passeport.

Quelques minutes passent...et Josiane réapparait avec un fonctionnaire qui souhaite rencontrer le capitaine du navire Canadien ! Il est très gentil. 

Nous devons encore faire des copies ! &$!*! 

Le gentil fonctionnaire se débrouille pour en faire une à l’interne. Merci. Nous aurons une réponse d’ici deux semaines mais il faudra venir la chercher. Avec la copie de la demande, nous serons en règle si la douane nous questionne.

Un petit arrêt au guichet automatique pour retirer quelques FCFA. 

Tous des billets de 10 000 ! La monnaie est difficile à obtenir !

De retour au CVD, notre chauffeur convint François qu’il mérite 10 000 FCFA plutôt que 7 000. Il a payé les copies, il est collaborateur et cela n’a pris que 1h15. 

François qui est excellent pour négocier de gros cachets ou pour décrocher de grosses commandites est maintenant incapable de jouer dur et de refuser les 3000 FCFA additionnels. Pauvre diable, il le mérite bien et 3 000 FCFA (6 $) c’est rien pour nous mais beaucoup pour lui. Pauvre innocent de touriste...

Nous prenons une douche bien méritée. Nous profitons aussi du bar. Josiane réserve quatre repas pour le souper des membres de demain soir. Cela sera une occasion de rencontrer les gens et de discuter.

Roger et Nicole du voilier Mariclara sont ancrés juste à côté de nous. Nous les avions rencontrés à la Marina San Miguel. 

Souper au bateau. Nous réussissons à capter internet du bateau ! C’est un miracle. Nous sommes loin de la berge et le Wi-fi est à l’intérieur du bâtiment. Vive l’antenne Radiolabs ! Nous communiquons même par Skype.

Douce nuit de sommeil dans la canicule. Vive les ventilateurs.

Samedi 22 octobre 

Lever tardif de l’équipage. François en profite pour installer les moustiquaires de lit différemment. Ceux-ci bloquent maintenant les portes plutôt que d’être suspendus au dessus du lit (les gars les appellent des lits de princesse). Le moustiquaire bloquait l’air des ventilateurs et cela n’était pas agréable. 

De plus, nous les accrochions avec nos pieds. 

François installe aussi des cordages et des bungies autour des moustiquaires de panneaux de pont pour s’assurer qu’aucun moustique ne puisse entrer à bord.

Le bateau est sale comme après un hiver aux Iles. Il vente et le pont est couvert de sable du Sahara. De plus, le pont a été arrosé d’eau de mer durant la navigation ce qui a déposé du sel partout.

La Baie de Hann est très polluée. Sa couleur et son odeur n’invitent pas à la baignade...

François ne veut même pas arroser le pont avec un seau d’eau de mer !

Nous laverons le bateau en mer ou en Casamance mais pas au CVD.

Nous sommes incapables de ne pas avoir une pensée pour Stéphane qui ne tolèrerait pas le quart de cette saleté sur SAS3

En début d’après-midi, nous allons marcher vers le village de pêcheurs de Hann. C’est un chemin en terre battue. Les habitations sont rudimentaires... Les égouts sont à ciel ouvert. Josiane et les jeunes se mettent de l’huile essentielle d’eucalyptus sous les narines pour camoufler les odeurs. Les gens nous saluent poliment. 


Arrivés à la plage, c’est presque comique de voir la belle affiche qui indique que la plage doit rester propre et qu’à 10 mètres plus loin, les égouts déferlent dans la mer...



Nous savons maintenant d’où provient l’odeur de l’eau de mer... 

De retour au CVD, nous achetons des arachides nougat d’une vendeuse. C’est très bon. Elle nous présente son fils, Omar, qui a 13 ans. Il est beaucoup plus petit que Charlot. On fera un peu de ménage dans les vêtements pour lui en donner avant notre départ. Il va à l’école, on lui donnera aussi quelques livres déjà lus par les gars.

Nous retournons au bateau.

Vers 19h, nous rentrons à terre pour un petit verre avant le souper communautaire. Le menu: ragoût de boeuf avec légumes.

À 20h15, nous sommes tous attablés pour le souper. Nicole et Roger sont là, Bernard le président, des navigateurs solitaires de France, un équipage français qui se dirige en Casamance et certains employés du CVD.



Nous discutons de voile, du Québec, de France, de conditions de mer... C’est une soirée très agréable.


Vers 22h15, nous décidons tous de rentrer. Le vent s’est levé...et les annexes dansent dangereusement au quai. Jean, un navigateur solitaire français, souhaite qu’on le ramène à bord de son bateau juste à côté du nôtre. Pas de problème.

Nous amenons notre annexe près de l’échelle. Il fait noir comme chez le loup. François embarque, Josiane embarque, ça brasse car il y a beaucoup de vagues.

Sur le quai, en voulant déplacer une autre annexe, quelqu’un échappe le cordage et l’annexe part immédiatement à la dérive...

François demande qu’on libère notre annexe pour tenter de récupérer celle qui s’éloigne rapidement...marche arrière toute !

Nous la rattrapons mais nous arrivons près de la rive et les vagues déferlent...il faut faire vite ! 

Juste à ce moment, le moteur étouffe net. 

Vite tire sur la corde ! Démarre et étouffe net ! 

Nous avons un cordage d’enroulé dans l’hélice ! Le cordage de *!&*! d’annexe. 

Vite sort les rames et rame !

Vite on remonte le moteur, déroule la corde, replace le moteur à l’eau, 

on va toucher le bord, vite démarre ! 

Pendant ce temps, Jean notre passager a couru vers la plage et il est dans l’eau jusqu’aux cuisses ! Il stoppe notre dérive vers le bord. Nous redémarrons direction le quai pour ramener l’annexe perdue et récupérer les jeunes et Jean. 

Juste au moment où nous pensions être tirés d’affaire une grosse vague se fracasse sur le côté de l’annexe et nous éclabousse !   *!*&! De *!&*! J’ai la face pleine d’eau...odorante et dégueulasse ! Je m’essuie sur ma manche de t-shirt et j’essaie de ne pas y penser !

Tous le monde est à bord, nous quittons le quai. 

Le propriétaire de l’annexe perdue et retrouvée est content du sauvetage de son annexe. Bonne fin de soirée !

La stratégie est d’aller doucement pour éviter les éclaboussures. C’est peine perdue. Il vente beaucoup trop fort et nous sommes cinq à bord donc pas question de déjauger ! Une vague sur trois nous éclabousse. Jean fait de l’humour. Que voulez-vous, nous ne pouvons rien y faire. Nous arrivons finalement au bateau de Jean. Il saute. Nous retournons vers Umialtak. Le vent est établi à 20 noeuds. Ça souffle fort et nous ne sommes aucunement protégés.  Umialtak tire sur sa chaîne comme un cheval cabré. 

Heureusement, dans les travaux de ce matin, François et FX avaient jeté 10 mètres de chaîne supplémentaire et avaient attachés deux bouts pour éviter la tension sur la chaîne. 

Nous montons Mini-Umi sur le bossoir. François vérifie la chaîne. Tout semble o.k.

Jean communique avec nous sur la VHF pour nous proposer de veiller les bateaux si jamais une des ancres chassait. Jean fera le premier quart de minuit à quatre heures et nous ferons le second de quatre heures à huit heures. Nous qui pensions que les quarts de nuit étaient terminés pour un bout !

Tout le monde se lave à l’eau douce avec le savon avant de se coucher. Plus particulièrement Charles-Antoine qui est traumatisé d’avoir reçu cette eau sale sur lui. 

Il se lave à grande eau dans le cockpit. 

Le vent est bien établi à 20 noeuds. Il y a des rafales à 38 noeuds ! C'est tout un test pour l'ancre !

Le bateau est secoué de gauche à droite, de haut en bas, il voudrait qu’on le relâche en mer !

La bonne nouvelle est que notre ancre Rocna tient très bien avec ses 80 pieds de chaîne.

Nous dormons tout de même d’un seul oeil. 

À 4h, la VHF s’active: Le Québec ? ICI La Bretagne, prêts pour le changement de garde ? OUI, pas de problème. Bonne nuit Jean.

Dimanche 23 octobre

Josiane prend le relais jusqu’à 7h. François termine la relève. Aucune ancre n’a bougé durant la nuit. Le vent ne diminue pas dans l’avant-midi. Nous restons donc au bateau.

François en profite pour écrire les textes de la traversée et de notre début de séjour au Sénégal. Il sélectionne aussi les photos.

FX fait la boulangerie. Les gars en profite pour faire l’école. Personne ne semble intéressé à aller se faire doucher en annexe.

Pourtant FX et CA retourne au Cercle pour jouer sur l'ordinateur. François et Josiane ramasse dans le bateau.

Soirée calme au bateau. Lecture et Ipod. François dort à 19h45. Crevé. Le corps doit s'acclimater à la chaleur, aux odeurs et à cet environnement très différent.

Lundi 24 octobre

L'équipage flâne au lit ce matin. Nouvelle tentative de mettre le site internet à jour. Sans succès.

À 13h, Nicole (du voilier Mariclara), Josiane, CA et François quittent pour aller à l'épicerie. Charles-Antoine est en charge de négocier le taxi. 1500 FCFA pour l'aller ou 2500 FCFA pour l'aller-retour. Nous allons au Caddy, une petite épicerie pas trop loin. Nous sommes pris dans la circulation. Les gens conduisent d'une façon inconcevable pour l'Amérique du Nord. Ça double, ça klaxonne, ça passe à gauche, à droite...

Il y a plein de vendeurs itinérants le long de la route qui profitent de notre arrêt dans la circulation pour nous proposer...des cartes de cellulaires, des arachides, des télécommandes, des CD et DVD...tout ! Toujours ce mélange d'odeurs de diesel brulé, de poubelle, d'égout... 

Nous arrivons à l'épicerie à 13h45. C'est fermé. Le chauffeur nous dit: Bien oui, c'est fermé entre 13h et 15h !  Hey, le comique t'aurais pas pu le dire avant ? 

Nous décidons de rester et de payer le taxi pour l'aller. Nous marchons vers une intersection à la recherche d'un café ou d'un restaurant pour un petit breuvage.

Il y a des familles complètes en bordure de rue...nous marchons sur le trottoir et de jeunes enfants s'adressent à Charles-Antoine: Pardon, monsieur vous avez de l'argent pour moi et mes frères ? CA est vraiment étonné.

C'est déchirant mais nous devons marcher en regardant droit devant nous car si nous arrêtons pour donner, nous serons entouré rapidement par une foule qui en voudra toujours plus...

Nous entrons dans un beau restaurant style marocain. Nous sommes attablés à l'extérieur sous une tente marocaine entouré de hauts murs de ciment. C'est chic. Un autre monde par rapport à ce qui se passe juste au coin de la rue...

Nous prenons un breuvage et ils nous apportent des arachides et des olives épicées. CA a même droit aux petits biscuits fins. Le coût de ce petit arrêt est probablement le budget total d'une semaine d'épicerie pour les familles rencontrées dans la rue... Ça porte à réfléchir...

Nous revenons à l'épicerie. C'est étonnant. C'est beau, propre et accueillant. Il y a passablement de choix. C'est maintenant une franchise Casino, une chaîne d'alimentation bien connue en France. Nous reprenons un taxi pour revenir au CVD.


FX a réussi à enregistrer les textes pour le site mais ils sont au mauvais endroit...Comme on dit, c'est l'intention qui compte. Retour au bateau car plus de charge dans la pile du MacBook.


Souper au bateau. Lecture et dodo.


Mardi 25 octobre


La liste des tâches à faire avant le départ en Safari photo est réalisée. Il reste seulement à l'accomplir. Première tâche: Faire le plein de diesel. Roger de Mariclara a fait le sien hier. Il a plusieurs contenants de diesel pleins pour augmenter sa capacité interne. 


François lui propose de remplir Umialtak avec ses contenants et d'aller lui remplir de nouveau. C'est gentiment accepté. François et FX transfèrent donc 8 contenants de 20 litres sur le bateau. À notre grande surprise, nous sommes plein après 80 litres ! 80 litres pour 46 heures de moteur...c'est très peu.


Nous retournons les contenants non utilisés sur Mariclara et allons prendre un taxi pour faire remplir les 4 contenants de 20 litres. C'est FX qui est en charge de négocier la course au chauffeur. Hier, Roger a payé 3000 FCFA pour l'aller-retour. FX propose 2000 FCFA...C'est accepté !


Le taxi est dans un état incroyable. En voulant ouvrir la fenêtre du côté passager, le chauffeur fait tomber la fenêtre dans la porte...dont les cadre supérieur est cassé !

Il n'y a aucun indicateur, le coffre est attaché avec un bungee et il fait démarrer avec deux fils qui se touchent !


Nous partons ! Après quelques secondes, nous nous apercevons que le taxi ne semble pas tourner vers la droite...ou très peu ! Nous sommes encore pris dans la circulation. Il fait chaud...ça pue... Nous arrivons finalement près des station-services. Le chauffeur opte pour celle de gauche en coupant tout la circulation !


Mauvaise nouvelle, ils ne prennent pas Visa. François compte ses FCFA. 80 000 FCFA en poche, il ne faut pas que ça coûte plus cher ! Total: 64 000 FCFA Je demande au chauffeur où est la banque...il me répond quelque chose d'incompréhensible. Nous irons une autre fois !


Nous roulons autour de 30 kilomètres/heure quand il accélère un peu...nous prenons 2 ou 3 trous qui déstabilise la suspension...(ou ce qui tient les roues) et nous nous alignons vers la circulation en sens inverse...du côté où le taxi ne tourne presque pas ! Après quelques coups rapides de volant... ça finit par tourner ! OUF ! 

FX est traumatisé ! 


Lui qui pensait que nous pourrions acheter une Audi ou une Porsche au retour...c'est la réalité de l'Afrique qu'il vit maintenant ! Une réalité que nous oublions trop souvent dans notre monde favorisé. Nous arrivons sains et saufs au CVD.


Nous ramenons les réservoirs sur Mariclara. Dîner au bateau. Josiane range et prépare les bagages pour le Safari Photos. Les gars retournent au CVD pour mettre le site à jour, remplir des bidons d'eau et changer des Euros en FCFA.


Il fait beau et chaud. Ce soir, nous recevons Roger et Nicole à souper (dîner pour eux) sur Umialtak. Nous leur servirons les fameuses pâtes Romanoff de Nathalie et Robert ou est-ce de Robert et Nathalie ?...!


Petite douche pour se rafraîchir et aller au fourneau !