Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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NAVIGATION EN CASAMANCE DU 5 AU 14 NOVEMBRE 2011

Samedi 5 novembre

Nous quittons Dakar avec 3720 miles à l’odomètre. François-Xavier, CA et Josiane relèvent l’ancre à 10h30. La manoeuvre se déroule de façon impeccable. L’équipage est bien rodée. Nous quittons enfin ce dépotoir à ciel ouvert !

Nous nous dirigeons vers la sortie de la Baie de Hann. Une fois passé l’Ile de Gorée, François décide de laver le bateau à l’eau de mer. Avec son seau, il lance de l’eau sur les cordages, les balcons, le mât, le bimini, la bôme et surtout le pont. Ça coule brun ! Josiane brosse fort. Le sable transporté par le vent est collé à toutes les surfaces. Après deux heures de frottage, nous éteignons le moteur pour enfin hisser les voiles.

Quatorze noeuds de vent...encore sur l’arrière. Nous avons seulement la grand-voile car celle-ci dévente le génois. Ça se déroule bien même si le bateau encaisse une grosse houle en diagonale du vent. Croque-monsieur et barres magiques de Margot au menu pour le dîner. Le bateau est stable et les garçons font l’école dans le cockpit.

Après l'auteur Robert Soulières pour Charlot, c'est maintenant Viateur Lefrançois qui est au menu lecture pour François-Xavier. 

Quelle belle organisation cette Fête de la lecture et du livre jeunesse !

Vers 17h, le vent arrive directement sur l’arrière et nous décidons de hisser le génois pour mettre les voiles en ciseau (une du côté bâbord, une du côté tribord). 


Nous accélérons à 5.2 noeuds avec 15 noeuds de vent. Notre plat de prédilection en navigation pour le souper: poulet Général Tao.


Dimanche 6 novembre

À 1h45, panne de vent ! Une petite brise de 3 à 5 noeuds. Nous gardons les voiles mais démarrons le moteur à 1600 tours/minute. Nous avançons à 5 noeuds mais brûlons du diesel. La houle est toujours bien présente et secoue le bateau.

À 11h, Josiane parle au Réseau du Capitaine. Il fait très chaud ! L’eau est à 31.2 degrés et l’air à 28.2 ! Au soleil, la sensation est de 45 degrés ! Il n’y a pas de vent et il semble y avoir un courant contraire car nous avançons seulement à 4 noeuds...la journée sera longue car il n’y a aucun vent dans la prévision que Josiane fait venir. Plusieurs gros insectes se posent sur le bateau. Certains assez étonnants !



La température moteur est plus élevée qu’à l’habitude. François est inquiet et ménage le moteur en maintenant un régime moteur de 1600 à 1800 tours/minute. La température du moteur est plus élevée mais elle est stable ce qui, en théorie, devrait être bon signe. C’est évident que pour un bateau qui navigue habituellement dans une eau autour de 12-15 degrés, le contraste est éprouvant...La température de l’eau et de l’air est à plus de 30 degrés !

François est impatient et mécontent d’avoir à faire tant de moteur avant l’arrivée dans la Casamance qui se fera aussi entièrement au moteur. Nous étions si écœuré de Dakar que peu importe la prévision météo, nous partions. Nous vivons avec les conséquences de cette décision émotive plutôt que rationnelle...

À 16h, nous approchons de la FAMEUSE passe d’entrée de la Casamance. Nous distinguons au loin de grosses masses blanches...

Est-ce des bâtiments ? Nous ne sommes pas sûrs... 

Charles-Antoine observe attentivement avec les jumelles... Et nous dit: 

Ce sont des vagues ! De grosses vagues déferlantes !  

Ben oui Charlot ! Des vagues que nous verrions à plus de deux miles ! 

Passe-moi les jumelles, le soleil t’a sûrement tapé sur la tête !

Josiane observe la situation à son tour et... Ce sont des vagues ! De grosses vagues déferlantes !  Exactement sur notre route pour la passe d’entrée !


François saisit les jumelles pour constater que le jeune matelot et l’amirale ont parfaitement raison et qu’il y a de grosses déferlantes qui nous bloquent la route. Les déferlantes, habituellement, cassent au bord de la plage...pas à 2 miles des côtes ! 

Il y a des haut-fonds et avec la houle que nous avons subi toute la nuit et la journée, ça cogne fort. Le programme s’annonce sportif !

L’inquiétude monte de deux crans. François pense à Stéphane de SAS3 qui expliquait sur son blogue les papillons que l’on ressent lors de l’entrée dans un port inconnu... Ce ne sont pas des papillons que le capitaine ressent actuellement mais une forte insécurité en lançant Umialtak dans cette passe ! Il faut passer au bon endroit car juste à côté...la profondeur est nulle. 

Est-ce une bonne décision que d’entrer dans cette sacrée marmite ? Qu'est-ce qu'on est venu foutre ici !

Nous avons seulement une trace GPS, gracieusement fournie par Gégé du Cercle de la voile de Dakar. Gégé a dit: suit exactement la trace et vous n’aurez pas de problème. Pour être sûrs, très sûrs, que nos waypoints sont bons, nous re-vérifions les données papier et les coordonnées sur le lecteur de cartes. Tout est bon.

Dans moins d’un demi-mile, il faut faire un virage à bâbord de 90 degrés et se lancer vers les déferlantes...la tension est palpable ! Josiane scrute l’horizon avec les jumelles pour identifier les bouées rouges et vertes, FX est en charge d’observer les données du profondimètre pour être sûr qu’il y a assez d’eau et François barre le bateau en le gardant sur la trace (route) qu’il faut absolument suivre ! CA surveille tout le monde.


Il y a beaucoup de courant. Celui-ci nous aide car nous avions calculé notre arrivée avec la marée montante. Nous passons les bouées une après une et tout se déroule bien. Un voilier est derrière nous, à moins de deux miles. Il nous suit. 

Après avoir enfin vaincu la passe d’entrée, nous nous retrouvons dans le fleuve Casamance...face au traversier Dakar / Ziguinchor... 


Nous bifurquons légèrement sur tribord pour lui laisser de la place. La tension tombe. L’équipage est heureux.

Nous arrivons devant le village de Karabane à 18h45. Le Dufour qui nous suivait jette l’ancre juste derrière nous. 15 minutes plus tard, il fait noir.

Nous mangeons et nous préparons pour un sommeil réparateur. Le capitaine est exténué. François a dormi à peine deux heures durant la nuit précédente car sa présence a été sollicité à plusieurs reprises. Josiane n’a pas vraiment dormi plus.

Il fait chaud, très chaud et le moteur qui a fonctionné durant plus de 20 heures dégage une chaleur étouffante. Plus de 34 degrés dans le bateau.

Lundi 7 novembre

Même durant cette nuit de repos, François doit se lever car la chaîne de l’ancre fait un drôle de bruit. Lampe frontale à la tête, François se rend compte que le bateau a pivoté de 180 degrés depuis notre arrivée, que les attaches de plastique (ty-rap) se sont brisées et que le cordage pour enlever la tension dans la chaîne est tombé. 

François installe un autre cordage avec une manille, renvoie 20 pieds de chaîne supplémentaire et rentre se coucher. Ici, c’est le courant de marée qui contrôle les mouvement du bateau et non pas le vent. Il est 3h a.m.

Au lever, c’est cinq bateaux qui sont au mouillage. Les jeunes racontent à François qu’hier soir, un des voiliers a failli nous rentrer dedans en faisant ses manoeuvres de mouillage. 

Nous sommes ancrés juste en face du village bordé de cocotiers. C’est la première fois que nous sommes à l’ancre devant des cocotiers...c’est beau et exotique ! L’eau est chargée d'alluvions et est de couleur grisâtre mais elle est propre.


Tout l’équipage fait une saucette derrière le bateau pour se rafraichir. François prolonge sa baignade en grattant les objets vivants non-identifiés qui se sont collés juste au dessus de la ligne d’eau à l’arrière du bateau. 

L’opération débute en arrachant le tout avec des pinces à long nez ! Par la suite grattage avec une spatule. Tant qu’à faire pourquoi ne pas gratter partout au dessus de la ligne d’eau ! L’opération dure plus d’une heure trente. 

Par la suite, nous descendons à terre avec l’annexe pour visiter Karabane. Nous sommes accueillis par des enfants et un homme surnommé Shériff. Il connait Bernard du CVD. Il est pêcheur et si nous avons besoin de quoique ce soit, il pourra nous aider. 


Il nous invite même à fêter la Tabaski avec sa famille ! La Tabaski, c’est la grande fête musulmane où l’on fait cuire le mouton. C’est comme Noël pour les Chrétiens. Josiane décline gentiment l’invitation.

Nous marchons en bordure de mer. Charles-Antoine nous parle de monter dans un cocotier depuis longtemps. C’est maintenant sa chance... 

Ce n’est pas aussi facile que prévu ! L'orgueil du jeune homme en prend un coup. 

Il semble que le modèle des cocotiers n’est pas le bon...! 

Ce sera plus facile dans les Caraïbes... À suivre.

Au bout de la pointe, nous apercevons une masse qui se déplace sur le sable... Ce sont des centaines de petits crabes rouges ! Ils se déplacent latéralement à bonne vitesse. Ils se creusent des trous dans le sable pour se cacher. Il y en a plusieurs centaines.


Nous revenons par le village. Les gens nous salue: Ça va ? Ça va ! 

Nous apercevons l’école du village, deux hôtels et un restaurant. Contrairement à Dakar, c’est propre et ça sent bon. Les familles préparent le mouton et ça sent le feu de bois. Des jeunes nous offrent même d’y goûter !

Nous revenons au bateau avec la marée au plus bas. Nous ne pouvons même pas démarrer le moteur de l’annexe tellement l’eau est basse. 


Nous sommes à cinquante pieds du bateau...et il n’y a pas un pied d’eau ! 

Umialtak flotte-t-il encore ? 

Il est dos au vent et la chaîne de l’ancre n’est pas tendue... 

À 15 pieds du bateau, le fond descend avec 8 pieds d’eau. 

Nous sommes donc venus très près d’échouer en mouillant. Le fleuve est large mais le chenail est étroit. Nos cartes électroniques sont très fiables pour les profondeurs, malgré ce qu’on nous avait dit.

En p.m., lecture et travail scolaire. FX prépare son reportage sur la première partie de notre séjour au Sénégal. Il fait son montage sur I-Movie. Il réalise que c’est beaucoup de travail pour obtenir un résultat à la hauteur de ses attentes.

Pâtes Romanoff flambées au menu du souper. Après la vaisselle, nous écoutons trois épisodes de l’émission Les Parents avant de se mettre au lit. 

Mardi 8 novembre

En se levant à 7h, François aperçoit les cinq voiliers qui quittent le mouillage. 

Il s’agit d’un rallye humanitaire appelé HumaniTerra. Ils distribuent des fournitures scolaires aux populations défavorisées. Ils ont fait escale au Maroc, ici au Sénégal et s’arrêteront au Cap-Vert et à Haïti avant de retourner en France. Les équipages semblent être des gens à la retraite.

Les garçons travaillent leurs projets scolaires.

À 14h30, nous quittons Karabane pour Pointe St-Georges. Théoriquement, nous devrions être poussé par la marée...mais non. Nous avançons à peine à 4 noeuds ! C’est long 2h30 pour 10 miles !

Nous arrivons vers 17h.  Les résidents nous indiquent où aller, au premier endroit identifié, on peut y déranger les lamentins. Nous jetons l’ancre plus loin derrière une pirogue.

L’eau est à 31.8 degrés et l’air à 33.9 degrés à l’ombre !!!  Preuves à l'appui.


Le moteur ayant fonctionné durant plus de deux heures, il dégage une chaleur intense...Il fait plus de 35 degrés dans le bateau ! Nous fondons à vue d’oeil ! François est particulièrement affecté par cette chaleur accablante et tous les moyens sont bons pour se rafraîchir !


Il est difficile de s’endormir même si les ventilateurs fonctionnent à plein régime. Nous devons nous lever tôt demain matin pour partir avec la marée montante. Espérons que nos calculs seront meilleurs que ce matin !

Mercredi 9 novembre

Lever à 6h30. Départ à 7h30. Notre calcul de la marée montante est bon. 


Nous filons à plus de 6.5 noeuds. Nous déroulons même le génois pour aider notre progression dans le fleuve.

Le décor est sauvage et exclusivement constitué de palétuviers. Ce sont des arbres qui poussent dans l’eau salée peu profonde. Il y a plein de bolongs (des entrées dans les palétuviers) qui donnent sur différents villages. 


Nous devions entrer dans un bolong mais le capitaine ne trouve pas cela prudent de s’aventurer dans ces eaux peu profondes sans aucune carte. 

Il est aussi très fatigué de faire fonctionner le moteur. Les gars et Josiane en profitent pour monter dans le mât afin d'apprécier encore mieux le paysage. 


La navigation se déroule très bien et nous jetons l’ancre à 10h30. Nous sommes juste devant l’hôtel Le Kadiandoumagne, un hôtel de luxe. 

Les pirogues passent...littéralement surchargée !


Nous allons faire une petite reconnaissance dans la ville. Nous réussissons facilement à dépenser quelques milliers de francs CFA. Les vendeurs sont motivés et Josiane est en pleine forme !

François profite du lien internet pour mettre le site internet à jour. Probablement l’une des dernières fois avant notre départ de la Casamance.


Nous sommes ici au bout du voyage ! Le point le plus éloigné de la maison. Par la suite, nous reviendrons vers notre point de départ !

Jeudi 10 novembre

Bonne fête Josiane !  Petit-déjeuner préparé par les garçons.

Nous effectuons les formalités de départ du Sénégal. La procédure est simple mais nous sommes toujours étonnés par la procédurite aigüe... 

Nous visitons une autre partie de Ziguinchor. Le quartier du gros marché. Nous y rencontrons un gentil sénégalais qui aime bien Céline Dion. Il nous fait faire la visite, nous explique des choses et il est fort sympathique. Il nous demandera quelques FCFA pour acheter le riz pour la famille... 

Nous en profitions pour acheter quelques souvenirs et dix litres d'huile moteur synthétique. Le portefeuille maintenant vide...nous revenons au bateau en prenant un taxi avec cent litres d'eau, des boissons, l'huile moteur, les souvenirs...


Retour au bateau pour le dîner. Nous mangeons un excellent gâteau préparé par FX. Distribution des cartes de souhaits...avec quelques larmes d'émotion par Josiane.


En après-midi, FX finalise son reportage que tandis Josiane et CA lisent. Josiane lit les messages de souhaits reçus par courriel... encore de l'émotion...!

Ce soir, nous soupons au restaurant de l'hôtel. La nourriture est excellente et le service impeccable.


C'est  sûrement la seule fois que Josiane fêtera son anniversaire au Sénégal !

Vendredi 11 novembre

Entretien du moteur avec le changement d’huile et des filtres à carburant. Il faut aussi faire le plein d'eau des réservoirs. 


Le capitaine veut son bateau en parfaite condition avant de quitter pour le Cap-Vert et la traversée vers les Caraïbes.

Une journée de préparatifs et de courses à Ziguinchor. Nous profitons de la piscine de l'hôtel en après-midi. Souper à l'hôtel.


Samedi 12 novembre

Nous préparons le bateau et faisons les dernières courses avant le départ prévu au renversement de la marée. La marée monte jusqu’à Ziguinchor et il vaut mieux attendre pour obtenir un avantage marqué sur notre vitesse de croisière.

À 15h10, nous levons l’ancre même si la renverse n’est pas encore complétée car il fera noir dès 19h et nous devons parcourir plus de 32 miles jusqu’à Karabane. L’ancre était bien accrochée et remonte avec beaucoup de glaise. 

Un beau vent de 15 noeuds souffle mais en plein nez ! Nous ne hissons donc pas les voiles au départ. Nous avançons à 4 noeuds avec une légère amélioration avec la renverse qui s’opère. Nous sommes comme dans une marmite de soupe en ébullition avec des remous et du courant.

Vers 18h40, nous réussissons à hisser le génois et nous accélérons à plus de 5.5 noeuds. 

Tout de suite après la tombée de la nuit, nous apercevons de petites lumières devant nous sur l’eau. Bizarre. Pas les feux de navigation rouges et verts qui balisent le chenal mais de petites lumières blanches...

François interrogent Josiane, CA et FX qui sont sur le pont car il fait noir comme chez le loup et que le génois est hissé, ce qui lui bloque totalement la vue vers l’avant.

FX utilise le puissant projecteur à main et aperçoit de nombreuses pirogues sur notre route ! Les pêcheurs ont de petites lampes de poche qu’ils allument à la dernière minute ! François doit faire du slalom entre les pirogues !

Les pêcheurs ne semblent pas réaliser ce que pourrait avoir comme conséquences un impact entre Umialtak et leur pirogue.

Dans le coin droit, Umialtak: Voilier d’acier de 15 mètres pesant plus de 35 000 livres et filant à 5 noeuds. Dans le coin gauche, une pirogue de bois de 3 mètres pesant 250 livres arrêtée dans la voie de navigation !

François est sur le gros nerf, ils les trouvent bien cons ces pêcheurs. Ils veulent se faire couler ou quoi ?! Il faut donc en plus d’éviter les balises des filets de pêcheurs, éviter les pêcheurs eux-mêmes !

Pendant plus de deux heures nous sommes aux aguets et virons à la dernière minute. Il est évident que nos feux de navigation, de mât et de pont sont tous allumés pour que les pêcheurs nous aperçoivent au loin.

Nous arrivons finalement à Karabane après cette navigation stressante. 

Mais pourquoi naviguer de nuit sur ce plan d’eau me direz-vous ?

Parce que nous n’avons pas le choix ! Il faut tenir compte de la marée ascendante et descendante et pas seulement celle d’aujourd’hui mais aussi celle de demain pour être en mesure de sortir de la fameuse passe de la Casamance. Il faut donc coucher à Karabane ce soir pour être près à lever l’ancre demain vers midi. 

Mais pourquoi ne pas partir seulement le surlendemain ? 

Parce que la prévision des vents est favorable le 13 novembre et ne l’est pas le 14... Vous voyez, la navigation c’est complexe et beaucoup de facteurs influencent nos décisions.

Notre approche finale de Karabane se déroule à 21h45. Nous approchons lentement de la rive. Comme nous avions mouillé ici, il y a quelques jours...nous nous sentons compétents et connaissants...

Mais dans l’obscurité, nos perceptions sont altérées et il est difficile d’évaluer les distances. François est à la barre et le reste de l’équipage à l’avant près à jeter l’ancre...

François observe le profondimètre...20 pieds, 18, 16, 15... Nous pouvons encore approcher...et s’avancer doucement.... 14, 12, 10, 8, 6, 3, 2.5...et là le bateau s’arrête !

*$!?&  François vire vers le large et accélère mais nous avons percuté le fond ! 

Vite FX vient remonter la dérive ! FX efficace comme à son habitude, arrive en courant et remonte la dérive...le bateau accélère vers le large...3, 5, 7, 10, 12, 15 pieds !

Nous mouillons ICI ! Le reste de la manoeuvre se déroule bien. 


Morale de l’histoire: Ne jamais rien prendre pour acquis. 

François est fier de sa mise au point du moteur. Aucune consommation d’huile moteur ou de Prestone. La température moteur est stable malgré une température d’eau à plus de 30 degrés. Ricky Perkins est en pleine forme pour affronter la remontée vers le Cap-Vert et les Caraïbes.


La suite... Traversée Sénégal au Cap-Vert 13 au 16 novembre