Umialtak
Les aventures d'une famille en voilier
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Samedi 14 avril

Lever tôt pour l’équipage (5 h 30) et départ tel que prévu à 6 h en même temps qu’Otter II. Adieu la Guadeloupe !


Le vent est faible (autour de 10 noeuds), la traversée se fera donc voiles-moteur. Nous filons à 6,5 noeuds ainsi mais quand nous éteignons le moteur, nous ralentissons à 3,9 noeuds ! Il y a trop peu pour Umialtak.

Une belle navigation sous un soleil radieux qui nous permet d’observer au loin le volcan actif de Montserrat. 


Otter II fera une route plus à l’ouest car il se dirige vers Jolly Harbour.

En début d’après-midi, nous arrivons à Falmouth Harbour, Antigua. 


Beaucoup de bateaux sont au mouillage. Comment trouver une place pour s’ancrer à travers cette forêt de mats et parmi les haut-fonds? En entrant à droite il semble y avoir de la place mais les cartes indiquent très peu de profondeur. Nous allons exploiter l’avantage de notre dériveur intégral. Nous relevons la quille et nous avançons vers la plage. Le profondimètre indique 6, 5, 4 pieds d’eau. Nous mouillons dans une zone avec 3 pieds d’eau sous le bateau. Le capitaine et les moussaillons plongent pour aller vérifier l’ancre. Tout est bien, c’est un fond de sable et d’herbes à tortues (qui sont nombreuses dans le secteur).

Peu de temps après notre arrivée, SAS3 nous contacte sur la VHF. Nous avions fait un repérage pour eux et finalement l’option de prendre un mooring est retenu par le capitaine. FX et CA vont les assister à partir de notre annexe pour la manoeuvre.

Nous allons avec Ann faire les formalités.  Les bureaux des autorités sont installés dans des bâtiments historiques. Après avoir rempli les formulaires et payé les frais exigés, nous faisons du repérage pour une laverie et une épicerie tout en visitant quelques boutiques. Ann reçoit un texto de Marjo d’Otter II qui nous confirme qu’ils sont arrivés à bon port.

En ce samedi après-midi, tout est assez tranquille.  Nous admirons de magnifiques voiliers, c’est pas ici qu’on ressent la crise économique. Il y a beaucoup d’argent qui flotte! Des super yachts avec hélico sur le pont, des voiliers avec plus de 5 paires de barres de flèches... Dès jeudi prochain se tiendra la Antigua Classic Yacht Regatta.


Petit arrêt sur SAS3 pour l’apéro. Souper, cinéma ou lecture. L’équipage est fatigué et se couche tôt.

Dimanche 15 avril

Aujourd'hui, c'est nuageux. En se levant, François installe les parapluies de hatch car la météo prévoit des grains. Peu de temps après, la pluie arrive.

Lecture en avant-midi. François prépare un bon macaroni aux tomates et aux lardons. 

Comme un catamaran tout près de nous est parti ce matin, le capitaine décide d'avancer le bateau car nous avons très peu de chaîne à l'eau. Comme la météo annonce un coup de vent de 35 à 40 noeuds cette nuit et demain, il vaut mieux être bien accroché au fond.

À 14h, CA, FX et François vont à terre avec Ann et Stéphane pour visiter les lieux, s'informer pour du diesel et du propane et pour mettre le site Internet à jour. Comme nous venons tout juste de mouiller, Josiane reste au bateau pour s'assurer que tout va bien.

Lundi 16 avril

Nous retournons à terre pour différents achats: le plein d’essence pour l’annexe, le plein d’eau pour le bateau (près de 100 gallons) et le plein d’une bonbonne de propane. Josiane supervise le lavage au Laundromat. Ce sont les corvées habituelles.


Vers 14h, les équipages de SAS3 et Otter II viennent faire un tour sur Umialtak. Nous discutons un peu mais un appel écourte leur visite car Ann et Stéphane doivent retourner à leur bateau pour accueillir un technicien chargé de régler le problème de la télévision satellite. 


En fin d’après-midi, nous prenons nos courriels et c’est là que nous apprenons que notre chienne Acadie est très malade. Les parents de Josiane, qui la gardent en ce moment, nous apprennent qu’ils ont passé une partie de la nuit à l’urgence vétérinaire. Elle ne mangeait plus depuis trois jours et tentait de vomir. 

Plusieurs tests et radiographies plus tard, nous n’en savons pas plus. Nous devrions avoir plus de précisions demain matin avec l’analyse plus poussée des radios. Charles-Antoine est particulièrement sous le choc. Il quitte le café Internet en pleurant. Nous sommes tous très affectés par l’état de notre chienne. Il faut se contenter des renseignements que l’on a pour l’instant.

Nous retournons au bateau et après réflexions, nous pensons à notre voisine Catherine qui est vétérinaire et qui enseigne à l’école vétérinaire du Québec. François retourne à terre pour lui parler via Skype et avoir son avis professionnel.

Après une brève discussion, Catherine accepte de communiquer avec les parents de Josiane et avec les vétérinaires qui ont vu Acadie. Elle nous conseillera à distance sur les soins à apporter. Comme il y a plusieurs centaines de dollars impliqués, nous souhaitons prendre les meilleures décisions. De toute façon, s’il s’agit d’un malaise passager, ce n’est pas l’argent demandé qui nous fera reculer. S’il s’agit d’une maladie grave qui nécessite des soins récurrents, nous devrons réfléchir pour faire un choix éclairé. Les parents de Josiane s’occupent bien d’Acadie mais c’est rassurant de savoir que notre amie vétérinaire supervise le dossier. Merci Catherine d’être là pour nous.

En soirée, les nouvelles semblent plus encourageantes. Acadie a mangé un peu de riz et n’a pas vomi. Il faut qu’elle garde la nourriture qu’elle ingère pour reprendre des forces et combattre ce qui l’attaque. Catherine, après étude de la situation, suggère de faire plus de tests. Il faut plus de tests sanguins et d’urine pour connaître les causes de la fièvre et de la toux.

L’équipage est triste et préoccupé et la nuit est longue...

Mardi 17 avril

Dès 7h30, François va à la Marina pour envoyer des courriels afin d’autoriser les traitements pour Acadie.

Nous nous changeons les idées en frottant la coque. Toute la journée nous admirons les magnifiques voiliers classiques qui vont prendre part aux courses débutant vendredi. Ici, Bobo aurait des vernis pour s’occuper toute l’année...


Au moment du départ d’un superyacht, les cornes de brumes sont activées. Stéphane prévoit sortir son sifflet pour notre départ!!

Nous y retournons vers midi trente pour avoir les dernières nouvelles. Ce matin elle a mangé un peu et elle est présentement chez le vétérinaire pour les tests plus poussés.

En après-midi, nous rangeons le bateau et allons faire quelques courses. Nous reprenons nos courriels pour apprendre que les tests sont encourageants et qu’il n’y a pas de maladie grave comme le diabète ou le cancer. Elle n’est pas sortie d’affaire mais c’est plus positif qu’hier où nous étions devant plusieurs scénarios très inquiétants. Encore une fois, Catherine nous conseillera sur les soins obligatoires et ceux qui sont accessoires. 

Récupération de notre bouteille de propane.

Nous avons invité l’équipage français de Ercolausa II pour le 5 à 7 sur Umialtak. 

Ils sont partis depuis deux ans pour une durée indéterminée et ils souhaitent avoir des renseignements sur la navigation dans les waterways aux États-Unis. Ils ont deux enfants âgés de 10 et 12 ans. 


Quelques minutes plus tard, c’est Ann et Stéphane qui arrivent pour le souper. François prépare ses fameuses pâtes Romanoff flambées.  

Une  autre soirée très agréable en charmante compagnie. 

Nous quittons demain matin pour Jolly Harbour à 10 miles au nord. SAS3 est bloqué ici à cause de son problème de télévision satellite. Ils viendront probablement nous rejoindre directement à Barbuda.

Mercredi 18 avril

Lever tôt pour rédiger les derniers textes. Visite à la marina pour avoir les dernières nouvelles d’Acadie. Elle va un peu mieux mais elle entrera à la Clinique vétérinaire ce matin pour une hospitalisation de 48 heures question de la remettre sur pattes et lui donner des forces pour combattre.


Notre départ est prévu pour 9h30.

Avitaillement majeur prévu en après-midi. Il n’y a rien (ou très peu) côté bouffe à Falmouth Harbour mais tout ce qu’il faut côté alcool !

À 11h25, nous ancrons à Jolly Harbour. L’eau est très belle mais laiteuse. Nous sommes ancrés dans deux mètres d’eau et nous ne voyons pas le fond. Le vent a brassé le fond et le sable très fin est en suspension dans l’eau.


Comme nous sommes dans la baie à l’entrée de Jolly Harbour, nous allons vers la marina en annexe pour faire des achats chez Budget Marine et par la suite nous faisons une grosse épicerie dans un supermarché qui ressemble plus aux nôtres...1 077 EC !

Au retour de l’épicerie, l’annexe est chargée et nous allons lentement. Au loin, nous apercevons SAS3 qui entre vers la marina ! François avait parié avec l’équipage d’Umialtak que nous reverrions Stéphane et Ann très rapidement si le problème de la télévision ne se réglait pas ce matin. 

Comme SAS3 souhaite faire le plein de diesel, François saute sur le voilier en marche afin de leur donner un coup de main pour l’accostage au quai à essence. Même avec des propulseurs d’étrave, il est toujours stressant d’entrer son embarcation au quai. Nous attendons qu’un bateau termine son plein et nous nous accostons sans problème.

FX vient nous rejoindre en annexe pour, nous aussi, faire le plein de diesel avec nos réservoirs jaunes de 20 litres. C’est plus long mais il y a moins de risque de débordements. Finalement, nous ferons trois aller-retours.

En fin d’après-midi, nous réussissons, grâce à Otter, à avoir accès à Internet. Les nouvelles concernant notre chienne sont plus encourageantes. Elles passera deux jours à la clinique vétérinaire pour l’alimenter et lui donner ses médicaments par intraveineuses. Nous avons hâte qu’elle soit tirée d’affaire et nous pensons beaucoup à elle. C’est dans des moments comme ceux-là que nous regrettons d’être loin et de l’avoir laissée derrière nous. Nous sommes confiants qu’elle reçoit les soins appropriés et que nos parents s’en occupent bien.

Souper BBQ et dodo assez tôt car nous partons pour Barbuda à 6h demain matin.

Jeudi 19 avril

À 6h, nous levons l’ancre avec FX à la barre et François au guindeau. Nous sommes juste derrière Otter II. Le vent est bon.


Comme nous avançons relativement bien, François décide d’éteindre le moteur. Après une heure de voile, nous réalisons que nous dérivons beaucoup. Otter II qui était sur notre bâbord est maintenant sur tribord et pointe au vent beaucoup mieux que nous. Jean et Marjolaine se servent du moteur et des voiles pour contrer la dérive. Nous redémarrons le moteur pour faire de même.

À 11h45, nous arrivons les premiers au mouillage. Otter II arrive quelques minutes après nous et nous nous ancrons près du petit port de pêche de Barbuda, devant la Martello Tower.

En après-midi, nous prenons l’annexe et nous rendons sur la magnifique plage de sable blanc. Nous avions entendu parler du Barbuda Cocktail: le blanc du sable de la plage, le rose des coquillages dans le ressac et le turquoise de l’eau.


Les jeunes s’amusent avec leurs cerf-volants, ils y rêvaient depuis les Iles de la Madeleine. Charlot fait faire des manoeuvres à son cerf-volant acrobatique tandis que FX et François se font remorquer dans l’eau par le cerf-volant de puissance. Nous marchons sur la plage déserte. 


C’est le paradis...jusqu’à ce qu’un catamaran d’excursions arrive sur la plage et y déverse ses touristes !  Ils y passeront trente minutes. Par la suite, coup de klaxon, et tout le monde revient à bord ! Bye bye les touristes ! À nous la plage déserte.


Jean et Marjolaine viennent nous rejoindre sur la plage. Nous apercevons SAS3 qui arrive au loin. En navigation, ils ont connu des ennuis avec la recharge des batteries mais cela s’est réglé tout seul. Tant mieux !

Ann, Stephan, FX et François se rendent en annexe au petit port. Pas grand chose à découvrir ! Nous y déposons les ordures et revenons prendre une douche.

Nous allons tous prendre l’apéro sur Otter II. Une autre belle soirée à discuter. Ann nous mentionne qu’elle a mal à l’estomac depuis deux jours. Nous retournons nous coucher, nous sommes tous fatigués.

La nuit n’est pas reposante: nous ne sommes pas protégés de la houle et les bateaux roulent beaucoup. Josiane croit devenir folle à entendre des petits bruits ! Des conserves qui bougent, des portes qui claquent, des bouteilles qui roulent... Nous nous levons souvent durant la nuit pour faire taire les multiples éléments perturbateurs. 

Compte tenu de cette nuit mouvementée, nous dormons donc un peu plus tard.

Vendredi 20 avril

François se lève le premier vers 7h30. Il regarde par la fenêtre et... n’aperçoit pas SAS3. Il sort dehors et.... SAS3 n’est plus là ! 

Nous devions nous rendre à Cocoa Point ce matin. Jean et François rigolaient en disant à Stéphane que nous partions à 6h ! Stéphane, qui n’est pas un lève-tôt en plus d’avoir un bateau plus rapide que les nôtres, nous souhaitait bonne navigation. 

Stéphane a peut-être voulu nous faire une blague ? François regarde vers Cocoa Point... pas de SAS3. 

Leur ancre s’est peut-être décrochée ? Regards vers l’arrière...que la plage et aucun bateau ! 

François fait un appel sélectif sur la VHF. Aucune réponse ! 

Même avec les jumelles, nous ne voyons rien. François appelle Otter II. Ils viennent, eux-aussi, de s’apercevoir de la disparition de nos amis.

Jean ne voit même pas SAS3 sur son AIS. Nous sommes inquiets. 

Que s’est-il passé ? 

Les problèmes électriques sont-ils revenus durant la nuit et ils ont décidé de quitter vers une marina ? 

Y a t-il eu autres choses ? 

Otter tente un appel sur la voie 16. Nous entendons Stéphane qui répond.

Ils ont quitté le mouillage vers 6h car Ann a été malade pendant la nuit. Assez malade pour décider de partir vers St-Barthélémy afin d’avoir une assistance médicale d’urgence. Comme nous dormions, nos radios VHF n’étaient pas allumées. Personne ne les a entendu partir.

Nous sommes rassurés d’avoir des nouvelles même si elles ne sont inquiétantes. Stéphane nous tiendra au courant de la suite des choses. Ils devraient arriver à St-Barth vers 14h30. Nous pensons à Ann et lui envoyons des ondes positives pour que cela se passe bien. 

À 10h, nous levons l’ancre de ce mouillage très rouleur pour nous diriger vers Cocoa Point. Une heure vingt plus tard, nous sommes ancrés dans cette superbe baie à l’abri de la houle.


FX et François plongent pour voir l’ancre et nagent jusqu’à la plage. L’endroit est digne des plus belles cartes postales. En après-midi, nous retournons à la plage pour ramasser des coquillages. On comprend pourquoi Lady Di aimait venir ici!

Par la suite, nous prenons notre matériel d’apnée, sautons dans l’annexe et allons plonger avec Jean et Marjolaine sur la pointe de Cocoa. Il y a quelques poissons mais le corail est brisé et presque tout mort. Nous apercevons une raie, des lambies et même une langouste !


Souper et soirée calme au bateau. Charlot tente de percer des trous dans les coquillages qu’il a ramassés pour en faire des colliers. Il utilise même la perceuse... Finalement, il n’y aura pas de fabrication en série!


Samedi 21 avril

Nous avons bien dormi malgré les grains forts durant la nuit. À 9h40, nous levons l’ancre pour nous diriger vers Low Bay l’autre coté de Palmetto Point.

Nous naviguons enfin à la voile seulement ! Le paysage et magnifique et nous avons moins de dix miles à faire. Malgré un petit 4 noeuds de vitesse, nous en profitons pour apprécier le silence de la navigation à la voile. Les jeunes font du trapèze sur le côté d’Umialtak ! Ils s’amusent bien au dessus de cette eau limpide. 


Dès notre arrivée, nous recevons un appel sur la voie 16 du VHF. C’est le King du Water Taxi qui nous propose ses services pour traverser le lagon. À 40 US$, nous passerons notre annexe par dessus la dune pour ensuite traverser le lagon jusqu’à la petite ville !  


À 13h30, nous partons pour Codrington avec Otter II. Dès notre arrivée au quai, on tente de nous extirper 10 US$ par annexe pour attacher les annexes au quai des pêcheurs! Josiane négocie bien et nous acceptons de payer 10 EC $ par annexe. Jérome, un local d’une cinquantaine d’années, est sympathique mais nous croyons qu’il tente de nous avoir. De toute façon, il nous dit que nous pourrons le payer au retour de notre visite du village.

Nous marchons dans les rues du village à la recherche de George Jeffrey, un guide recommandé par notre livre de voyage. Il devrait être en mesure de nous amener voir les frégates (oiseaux). 

Nous croisons un homme à vélo et Josiane l’interpelle: 

Mister Jeffrey ?  Are you mister Jeffrey ? 

Nous sommes tous étonnés. FX trouve sa mère Ninja !

Josiane l‘a reconnu grâce à sa photo dans notre guide de voyage ! 

Après discussions, il viendra nous chercher sur la dune près de nos bateaux demain à 14h. Il nous confirme que le King des water taxis à des prix abusifs. Nous pourrons ainsi découvrir la plus grande réserve de frégates au monde. Les gens du village que nous croisons sont sympathiques et nous saluent. 

Nous continuons à découvrir le village et nous arrêtons au guichet automatique. Jean sort du guichet en disant qu’il s’est fait bouffer sa carte par la machine ! 

François n’est pas tenté de retirer de l’argent mais comme nous n’avons plus rien et qu’il faut payer l’excursion de demain, il tente le coup. Nous retirons de l’argent sans problème. Jean devra revenir lundi matin pour tenter de récupérer sa carte MC.

De retour au quai, nos amis de l’arrivée n’y sont plus. Nous ne payerons donc pas de frais de quai. Ça sentait l’arnaque...

Souper et soirée cinéma.

Dimanche 22 avril

En avant-midi, François prépare le repas du soir car nous recevons Marjolaine et Jean pour le souper. Lecture et travaux scolaires. Charlot termine son cahier de géographie. Bravo! Cochez fait la géo (univers social)!

À 13h30, nous nous rendons à terre pour rejoindre notre guide dans son embarcation. Il nous amène à Codrington pour payer les droits d’entrée dans le sanctuaire d’oiseaux.

Nous effectuons un premier arrêt où il nous explique l’histoire de l’ile de Barbuda et l’implication de l’anglais Codrington. La famille Codrington avait l’âme de flibustiers car ils pillaient les navires qui s’échouaient mais organisaient l’évacuation des marins vers les autres îles. Comme Barbuda est très basse, avec son sommet à 125 pieds, et entourée de récifs beaucoup de navires se sont échoués ici (plus de 200 !). 


Nous continuons notre expédition sur le lagon et notre guide remonte une nasse. George nous explique que le lagon est une pouponnière à langoustes. Il y a une vingtaine de langoustes dans la cage. Il prend les cinq plus grosses et les met de côté à l’avant de l’embarcation. Ce sera pour nous ! Quelle chance, nous qui voulions acheter des langoustes pour un souper.

La dernière fois que nous avions acheté des langoustes, nous étions à Canouan. Nous avions payé 100 US$ pour deux langoustes...

Nous continuons à découvrir le lagon et arrivons finalement près de la colonie de  frégates. Il y en a plus de vingt milles dans la réserve ! Nous sommes tout près d’eux et prenons plusieurs photos. Les noirs; ce sont les adultes, les noirs avec la tête blanche; ce sont les jeunes de moins de deux ans et les tout petits qui sont encore dans le nid avec leurs plumes de jeunes bébés. Les mâles adultes ont la gorge rouge pour séduire la femelle lors de la période de la reproduction.


Les frégates sont des oiseaux voleurs, ils harcèlent les autres oiseaux qui pêchent en mer et ils leur volent leur butin. 


L’odeur rappelle un peu l’Ile Bonaventure en Gaspésie. Notre guide est une force tranquille, un pêcheur de métier, calme et serein. Il est très intéressant et nous sommes tous enchantés de notre visite. 

Il nous ramène à notre point de départ et nous remet les langoustes. Josiane lui demande combien nous lui devons pour les cinq. Il nous dit que nous lui devons rien. Nous pouvons lui donner ce que nous voulons. En faisant nos fonds de poche, nous lui remettons 40 EC (15 $). Nous n’avons plus de dollars Caraïbes car c’est le dernier pays où nous en avons besoin. Georges est bien content et nous aussi !

Marjolaine et Jean viennent souper sur Umialtak. Nous aurions bien aimé qu’Ann et Stéphane soient avec nous pour l’expédition et le souper aux langoustes. Ann est à St-Barthélémy et se soigne avec des antibiotiques pour le moment. Le diagnostic sera plus clair mardi ou mercredi.


Encore une fois, nous passons des moments agréables autour d’un bon repas et quelques bouteilles de vin. Après le porto, tout le monde au lit !

Lundi 23 avril

Cette nuit, nous avons testé la technique de Jean pour maintenir le voilier face à la houle. En installant une patte d’oie sur la chaîne et en ramenant le bout sur le taquet arrière, nous dirigeons l’étrave du bateau face à la houle. Ce fut très concluant. Au début, c’est bizarre de voir le bateau de travers au vent mais le roulis du bateau est quasi inexistant (le roulis est lorsque le bateau penche de gauche à droite). C’est magnifique Barbuda mais un peu rouleur.

À 9h, Josiane saute dans l’annexe d’Otter II pour aller faire les formalités avec Marjo et Jean. Jean doit aussi récupérer sa carte MC que le guichet a mangé.

Le vent est fort et il y a du clapot dans le lagon. Ils arrivent à Codrington complètement trempés. Ils se rendent aux bureaux des douanes et de l’immigration après s’être faits diriger à quelques endroits. Tout est réglé, nous pourrons partir demain matin.  


Par la suite, visite à la banque. Ils n’ont pas la carte. Ils disent que c’est impossible que la machine avale la carte. Marjolaine leur explique la situation mais ils ne comprennent rien. Ils font même venir les images des caméras de surveillance pour observer la scène. 

Semble-t-il qu’ils voient Jean récupérer sa carte sur le vidéo. Marjo leur explique qu’il récupère la première carte Visa mais que la machine a bouffé la deuxième carte.

Impossible disent-ils. Jean, Marjolaine et Josiane reviennent donc bredouilles. Jean fera annuler sa carte.

Après quelques minutes, Marjolaine nous appelle sur la radio. 

Umialtak, Umialtak....Jean a trouvé sa carte...il l’avait rangé dans son porte-feuille !

Nous nous rappellerons longtemps de cet épisode de la carte...pas pour nous moquer de Jean, ce grand distrait....mais pour garder le sourire en pensant à lui !

En après-midi, nous partons à la recherche d’un récif de corail plus au nord. Après plusieurs minutes de recherche et une randonnée sportive en annexe, nous revenons près des bateaux pour aller sur le récif tout près.  Il y a peu de poissons, les coraux ne sont pas en bonne santé. Nous y apercevons quelques poissons perroquets et deux barracudas. Une petite plongée agréable.

Nous revenons au bateau pour aller chercher nos pots afin de ramasser de petits coquillages roses. Ils sont très petits et difficiles à ramasser mais ils sont beaux !

Nous aurons la moitié d’un petit pot à deux ramasseurs (Charlot abandonne au bout de quelques minutes). FX est resté au bateau pour faire des études (!). 

Au retour, nous préparons le bateau pour la navigation de demain. Nous quitterons vers 5h car nous avons plus de 60 miles à faire pour atteindre la fameuse ile de St-Barthélémy.

Nous installons même le tangon pour le génois car nous naviguerons au grand largue. Les jeunes veulent même que nous sortions la trinquette (petite voile) pour être plus rapide avec 2 voiles à l’avant...

Souper et soirée calme au bateau. François rédige les textes pour le site et sélectionne les photos. Nous nous coucherons de bonne heure car 4h30, c’est tôt !

Mardi 24 avril

 À 5h, nous levons l'ancre. Le vent est autour de 12 à 16 noeuds. Nous gardons le moteur avec le génois tangonné.

Une belle journée de voile. Nous arrivons à 16h30. Ann et Stéphane viennent à notre rencontre en annexe. Nous jetons l'ancre juste derrière SAS3. Le mouillage est rouleur mais même dans le port ça roule !

Nous discutons un peu sur Umialtak. Ann prend des antibiotiques et ne souffre plus. Elle sera opérée vendredi prochain à St-Martin pour des pierres à la vésicule biliaire. 

À 18h, nous allons prendre un verre à St-Barths au Sélect. L'ambiance est simple et agréable. Nous passons une belle soirée. Nous faisons un peu de lèche-vitrine dans les boutiques de luxe... nous y reviendrons demain.



La suite... St-Barthelémy